Pourquoi visiter le temple Banteay Kdei ?
Un temple monastique bouddhiste au style Bayon
Construit à la fin du XIIe siècle sous le règne de Jayavarman VII, Banteay Kdei est un temple bouddhiste de style Bayon, similaire en plan aux célèbres Ta Prohm et Preah Khan, mais de plus petite taille. Dédié à Avalokiteshvara, le bodhisattva de la compassion, ce complexe monastique offre un témoignage précieux de l’architecture religieuse de la fin de l’Empire khmer, et son nom, “Citadelle des Chambres”, traduit parfaitement sa structure labyrinthique.
Une atmosphère de quiétude préservée
Contrairement aux temples plus célèbres du parc archéologique d’Angkor, Banteay Kdei offre une expérience de visite paisible et authentique, loin de l’agitation touristique. Sa moindre popularité permet aux visiteurs de déambuler librement dans ses couloirs et d’explorer ses chambres de pierre sans être pressés par la foule, créant une atmosphère idéale pour s’imprégner de l’histoire du lieu. C’est l’endroit parfait pour les voyageurs en quête de sérénité et d’une immersion plus intime au cœur des ruines khmères.
Un dédale de salles et de galeries à explorer
Le temple est une véritable invitation à la déambulation, avec ses deux enceintes concentriques et ses galeries qui forment un labyrinthe fascinant. Les visiteurs peuvent y admirer de nombreuses sculptures, dont des apsaras en bas-relief et des devatas, témoignant de la richesse ornementale du style Bayon. En 2001, une découverte archéologique majeure y a été faite : un dépôt de 274 fragments de statues bouddhistes en grès, aujourd’hui exposés au musée Preah Norodom Sihanouk d’Angkor, ajoutant une couche d’intrigue historique au site.
Une porte d’entrée accessible et pratique
Facilement accessible depuis le centre de Siem Reap, Banteay Kdei est idéalement situé sur le Petit Circuit, souvent visité en même temps que le temple voisin de Ta Prohm, ou après une promenade près du bassin royal de Srah Srang, situé juste en face. L’entrée ouest, avec son chemin plat et sablonneux, est considérée comme l’une des plus accessibles pour les visiteurs à mobilité réduite parmi les temples populaires. Comptez entre 40 minutes et une heure pour explorer ce site, inclus dans le billet d’entrée du parc archéologique, et où le code vestimentaire exige de couvrir épaules et genoux.
Comment visiter les différents temples d’Angkor ?
Trois circuits pour s’adapter à tous les rythmes
L’immensité du parc d’Angkor (plus de 400 km²) peut être déroutante. Pour la parcourir, tout est pensé autour de deux itinéraires de visite. Le Petit Circuit, le plus classique, concentre les temples les plus célèbres en une boucle d’environ 20 kilomètres : Angkor Wat, le Bayon aux visages de pierre et Ta Prohm enlacé par les racines des fromagers en sont les étapes phares. Pour ceux qui disposent de plus de temps, le Grand Circuit s’éloigne davantage vers le nord-est et mène à des sites plus préservés comme Preah Khan, Neak Pean ou le Pre Rup, célèbre pour son coucher de soleil. Le choix du circuit déterminera l’organisation de votre journée, mais il est tout à fait possible de combiner les deux sur plusieurs jours.
Les horaires d’ouverture précis pour chaque site
Les horaires des temples sont désormais bien établis en 2026 et varient pour s’adapter aux levers et couchers de soleil. Le temple d’Angkor Wat ouvre plus tôt que les autres, à 5h00, pour permettre d’admirer le lever du soleil, et ferme à 18h00 . La majorité des temples du Petit et du Grand Circuit (Bayon, Ta Prohm, etc.) sont accessibles de 6h00 à 18h30. Enfin, quatre sites sont officiellement dédiés à l’observation du coucher (Pre Rup, Phnom Krom, Sras Srang et la porte Tonle Om) ; ils ouvrent à 5h00 et ferment à 19h00. Une règle de grâce de 30 minutes est appliquée partout : si vous êtes déjà à l’intérieur d’un temple à l’heure de fermeture, vous avez une demi-heure supplémentaire pour en sortir tranquillement.
Les tarifs des billets et où les acheter
L’accès au parc est réglementé par un pass (Angkor Pass) disponible en trois formules. Le billet d’une journée coûte 37 dollars, le pass de trois jours (valable une semaine) est à 62 dollars et le pass de sept jours (valable un mois) à 72 dollars. Le pass de trois jours est le plus populaire car il offre le meilleur rapport qualité-prix pour une visite complète. L’achat se fait en ligne sur le site officiel d’Angkor Enterprise, ou directement au bureau des billets (Angkor Ticket Office) qui ouvre à 4h30 pour les premiers visiteurs. Une photo d’identité vous sera prise sur place pour imprimer votre ticket, qu’il est indispensable de conserver précieusement.
Comment se déplacer et les précautions à prendre
Pour explorer le parc, le moyen le plus pratique et le plus populaire est le tuk-tuk. Il est facile de louer un chauffeur pour une journée complète (environ 15 à 20 dollars) qui vous emmènera de temple en temple et vous attendra sur place. Pour une expérience plus libre, la location de vélos (environ 2 dollars par jour) ou de scooters est également possible. Le code vestimentaire est strict et doit être respecté : les épaules et les genoux doivent être couverts avec un tissu opaque. Une attention particulière est à porter à la tour centrale d’Angkor Wat (Bakan) : elle est ouverte tous les jours, mais ferme les après-midis des 14 et 28 de chaque mois pour des travaux de conservation.
Angkor, le mystérieux temple de Banteay Kdei
Jeudi 1er février. Pour cette deuxième journée d’excursion à Angkor, je retrouve mon chauffeur-guide et son fidèle tuk-tuk pour me conduire cette fois sur les routes du circuit court. Première étape de notre matinée : le mystérieux temple de Banteay Kdei.
Le Banteay Kdei (littéralement « la citadelle des cellules monastiques ») est un temple d’inspiration bouddhique édifié par Jayavarman VII vers 1185. Il est situé à 2 km à l’est d’Angkor Thom, au sud du baray oriental.
Entourant le bâtiment central, probablement dédié au père mythique du roi Lokeçvara, quatre murs d’enceinte sont encore visibles, entrecoupés de gopuras (portes) ornées de quatre visages d’incarnations du bouddha.
Ces décorations sont dans le style d’Angkor Thom. Il reprend les enceintes concentriques des temples-montagnes mais seule la structure centrale est surélevée sur 4 niveaux de latérite. Très peu de sculptures ou de bas-reliefs, même sur les 5 tours édifiées principalement en briques.
La terrasse cruciforme qui franchit les douves du côté ouest, est protégée par des lions gardiens et ceinturée par des « Nâgas balustrades » à Garudas.
La troisième enceinte est également entourée d’un mur en latérite. Le gopura, à plan cruciforme et piliers intérieurs, est plus ancien. Les deux passages latéraux sont indépendants de la porte centrale.
La « Salle de Danse » était, à l’origine, un bâtiment couvert à toit soutenu par des colonnes ornées d’apsaras, – les danseuses célestes qui divertissent les dieux – et de divinités secondaires les Devatas.
Le gopura principal de la seconde enceinte se trouve à l’ouest. Celui de l’est est d’importance moindre et de simples portes permettent d’accéder au nord et au sud.
La salle de danse, ornée des figures des apsaras, est de toute beauté, baignée qu’elle est par la douce lumière du matin.
Autant le dire tout de suite, le temple Banteay Kdei n’est pas le plus connu des temples d’Angkor, mais il restera dans ma mémoire comme un de mes préférés. D’abord parce que je l’ai visité à la meilleure période de la journée, au petit matin, avec la belle lumière blonde du soleil… Et ça change tout !
Une fois au milieu de la salle de danse, entouré d’apsaras et de devatas sculptées sur les piliers du temple, on se sent comme envoûté.
Le jeu des colonnettes verticales cannelées qui soutiennent les linteaux, rehaussées par la présence des magnifiques statuettes sculptées dans leur niche est étourdissant.
L’autre raison de mon envoûtement est sans nul doute la présence des immenses fromagers qui sont venus chambouler et grignoter les ruines du temple. Comme au Ta Prohm, les restaurateurs ont eu la bonne idée de laisser la nature prendre ses droits… tout en la contenant.
Envahi par la végétation, le temple, malgré les travaux de dégagement, est encore occupé par de gigantesques fromagers dont les racines minent l’édifice à plusieurs endroits.
J’ai beau aller et venir à travers les couloirs et les salles du temple qui offrent toutes les mêmes caractéristiques, j’en reviens toujours à l’arrière du temple pour admirer les ruines en prise avec la nature sauvage de la jungle cambodgienne.
La présence de ces quelques fromagers donne au temple une aura quasi mystique, comme le Ta Prohm, cette sensation d’être en prise directe avec la nature qui l’entoure. Magique.
Ma visite du temple Banteay Kdei se poursuit par l’attention portée sur les multiples apsaras et devanas sculptées sur les piliers et les portes des diverses salles de l’édifice. Encore une fois, de toute beauté.
Je reste fasciné par la délicatesse des traits, des vêtements, l’élégance et la sensualité des postures, le tout aménagé au cœur d’un décor vertigineux.
Construit sur les restes d’un temple ancien du roi Jayavarman II, Banteay Kdei fut édifié, en 1185, par Jayavarman VII. Comme tous les autres temples bâtis sous le règne de ce roi, celui-ci fut également consacré à Bodhisattva Avalokitesvara, la divinité principale de son royaume.
Après la mort de Jayavarman VII, la plupart de ces temples y compris Banteay Kdei, furent pillés et vandalisés par la révolution shivaïte. Suite à cela, les temples furent négligés et envahis par la végétation sauvage.
Le temple Banteay Kdei est l’un des plus anciens temples d’Angkor. Construit avec du grès doux, ce site dispose de deux espaces clos et de deux murs d’enceinte entrecoupés sur chaque côté par des parois. L’enceinte entre les murs comprend des galeries, d’une tour centrale et de plusieurs galeries dont certaines sont effondrées aujourd’hui.
Banteay Kdei reprend les architectures des temples-montagnes khmers. Il s’agit d’une version moins compliquée et plus petite. Il présente ainsi des enceintes concentriques avec des gopuras qui se rapprochent fortement de ceux du Ta Prohm.
Dans l’enceinte du mur intérieur, la structure centrale reste l’unique construction du temple surélevée sur 4 niveaux. À l’intérieur, elle est marquée par des images d’apsaras et trônée par une statue de Bouddha dans une position assise. Vandalisée lors de la révolution shivaïte, cette statue est encore aujourd’hui défigurée.
Banteay Kdei essaie de se démarquer à travers les décorations mythologiques complexes et exquises. On peut y trouver des sculptures des créatures mystiques qui se positionnent comme les gardiens du temple. On y trouve également des statues de lions reliées par des balustrades.
Les gopuras de Banteay Kdei sont construits comme une galerie. Surmontés par une tour, ils disposent d’un mur extérieur et d’une double rangée de piliers. Chacun d’entre eux est également décoré par une image du visage Lokesvara, une incarnation de la divinité bouddhiste, Avalokitesvara.
La Salle des Danseuses apparaît comme le trophée de Banteay Kdei. Située à l’est du temple central, la salle possède un toit soutenu par des colonnes décorées par des sculptures d’apsaras représentant des danseuses célestes, d’où l’origine du nom de la salle. Les danseuses célestes étaient autrefois connues pour divertir les dieux et les divinités secondaires, les Devatas.