Pourquoi visiter Hanoï ?
Le cœur battant de l’histoire et de la culture vietnamienne
Hanoï, capitale millénaire du Vietnam, offre une plongée fascinante dans l’histoire du pays. Fondée en 1010 sous le nom de Thăng Long, la ville a conservé des vestiges de son passé glorieux, notamment dans le quartier de la Citadelle impériale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Vieux Quartier, avec ses 36 rues marchandes traditionnelles, perpétue l’organisation urbaine du XIIIe siècle et constitue un musée vivant où chaque rue était autrefois dédiée à un métier spécifique, comme la rue du Coton, la rue du Bambou ou la rue du Papier. Ce dédale de ruelles étroites témoigne encore aujourd’hui de la richesse artisanale et commerciale de l’ancienne capitale.
Une explosion de saveurs authentiques et de street food légendaire
Hanoï est une destination de choix pour les amateurs de gastronomie. La ville est réputée pour sa cuisine de rue, avec des spécialités emblématiques comme le phở, une soupe de nouilles servie dès le petit-déjeuner, le bún chả, des nouilles accompagnées de porc grillé, ou encore le chả cá, un poisson cuit à la poêle avec des herbes fraîches et des cacahuètes. Les marchés nocturnes, notamment celui du Vieux Quartier qui s’étend sur la rue Hàng Đào, offrent une expérience sensorielle unique où l’on peut déguster des brochettes de viande, des nems croustillants et des beignets de patate douce, le tout dans une atmosphère animée et chaleureuse, typique de la vie hanoïenne.
Des lacs paisibles et des parcs au cœur de l’agitation urbaine
Malgré son effervescence, Hanoï possède des havres de paix qui offrent un répit bienvenu. Le lac Hoàn Kiếm, situé en plein centre, est le poumon vert de la ville. Autour de ses eaux émeraude, les Hanoïens viennent faire leur jogging matinal, pratiquer le tai-chi ou simplement se promener. La célèbre pagode Ngoc Son, perchée sur une île, ajoute une touche spirituelle au paysage. Le vaste parc de Thong Nhat (Parc de la Réunification), ancien jardin botanique, offre de vastes pelouses, des plans d’eau et des espaces de jeux pour enfants, tandis que le lac Tây (lac de l’Ouest), le plus grand de Hanoï, est le lieu de détente privilégié des habitants, avec ses pagodes, ses restaurants flottants et ses cafés en bordure d’eau.
Un carrefour culturel entre traditions et modernité
Capitale culturelle du Vietnam, Hanoï abrite de nombreux musées de premier ordre qui permettent de comprendre l’histoire et la diversité du pays. Le Musée d’ethnographie, particulièrement réputé, présente les traditions des 54 groupes ethniques vietnamiens à travers des reconstitutions de maisons traditionnelles et des collections d’objets rituels. Le Musée national d’histoire, installé dans un bâtiment colonial, retrace l’histoire du Vietnam depuis la préhistoire jusqu’à nos jours. Parallèlement, la ville contemporaine se découvre à travers ses théâtres de marionnettes sur l’eau, art traditionnel vietnamien, ses galeries d’art modernes et ses espaces de création émergents, où l’on peut admirer des œuvres d’artistes locaux et internationaux. Ce mélange unique entre traditions séculaires et effervescence créative fait de Hanoï une destination inoubliable
Comment se rendre à Hanoï depuis Paris ?
Les vols directs depuis Paris, l’option la plus rapide
Pour se rendre à Hanoï depuis Paris, l’avion est le seul moyen de transport viable. La compagnie nationale Vietnam Airlines propose des vols directs quotidiens depuis l’aéroport Paris-Charles de Gaulle (terminal 2C) vers l’aéroport de Hanoï (terminal 2), avec une durée de vol de onze heures et cinq minutes à onze heures et quarante minutes. Le décollage est programmé entre treize heures dix et quatorze heures. Les vols aller-retour directs commencent aux alentours de mille trois cent soixante dollars américains. Air France opère également des vols directs sur cette liaison, avec des tarifs débutant à environ mille deux cent cinq euros.
Les vols avec escale, une alternative plus économique
Pour les voyageurs souhaitant réduire leur budget, les vols avec une ou plusieurs escales constituent une excellente alternative. De nombreuses compagnies internationales, comme Etihad Airways, Qatar Airways ou China Eastern Airlines, desservent Hanoï depuis Paris avec une correspondance au Moyen-Orient ou en Asie. Les prix des billets aller-retour avec escale peuvent descendre en dessous de cinq cents euros, Etihad Airways proposant par exemple des tarifs aux alentours de quatre cent quatre-vingt-dix euros. Les temps de trajet varient alors de quinze heures à plus de trente heures selon la durée de l’escale.
Horaires et durée du voyage
Les horaires des vols sont relativement stables tout au long de l’année. Les départs de Paris s’effectuent principalement en début d’après-midi, permettant une arrivée à Hanoï le lendemain matin, vers six heures quarante, heure locale. Le décalage horaire entre la France et le Vietnam est de cinq heures en été et de six heures en hiver, le pays étant à UTC+7 toute l’année sans changement d’heure. Pour un vol sans escale, le temps de trajet total est d’un peu moins de douze heures. Pour les vols avec escale, il faut prévoir une à deux heures supplémentaires par correspondance, selon l’aéroport de transit.
Les conseils pour bien réserver
Pour obtenir les meilleurs tarifs, il est recommandé de réserver ses billets plusieurs mois à l’avance et d’être flexible sur les dates de voyage, le mois d’août étant statistiquement le moins cher. Les compagnies low-cost ne desservent pas directement cette liaison, mais les transporteurs traditionnels comme Vietnam Airlines, Air France, Etihad Airways ou Qatar Airways proposent régulièrement des promotions. Il est également possible d’envisager un vol « open-jaw » (arrivée à Hanoï et départ d’Hô Chi Minh-Ville) pour les voyageurs souhaitant traverser le pays sans revenir sur leurs pas, une formule souvent avantageuse. Une fois arrivé à l’aéroport de Hanoï, celui-ci se trouve à une trentaine de kilomètres du centre-ville, accessible en taxi, en bus ou via les applications de VTC comme Grab.
Arrivée à Hanoi, l'effervescence de l'Asie du Sud-Est
Dimanche 21 et lundi 22 janvier 2018. Cap à l’est en ce début d’année ! L’Asie du sud-est toute ! Direction le Vietnam, le nord et le centre qui recèlent les plus beaux trésors du pays. Depuis six mois, le pays s’est ouvert un peu plus au tourisme. Il teste pendant une année l’ouverture de ses frontières aux Européens sans visa, à condition qu’ils ne restent pas plus de 15 jours. Ça tombe bien, c’est justement le temps que je comptais passer.
Pas sûr qu’une aussi bonne occasion se reproduira de sitôt. Du coup, le temps de prendre un billet et je m’envole vers le Vietnam avec Qatar airways. Ma compagnie aérienne préférée. Merci Fabrice pour m’avoir emmené jusqu’à Roissy à quatre heures du matin ! Bref, six ou sept heures d’escale à Doha, mais parfait pour passer la nuit dans une des chaises longues de l’aire de repos.
Du coup, je débarque à l’aéroport de Hanoï au petit matin. Coup de tampon sur mon passeport, change effectué à la va-vite au guichet du hall des arrivées et je prends un taxi pour m’emmener jusqu’à l’ancien quartier colonial où se trouve mon hôtel. Malgré mon arrivée matinale, à peine neuf heures, je suis accueilli avec un grand sourire et une tasse de thé. La classe. Il faut une petite heure pour préparer ma chambre.
Ok, je laisse mes affaires et je pars à l’assaut de la vieille ville d’Hanoï, direction le lac Hoan Kiem autour duquel s’articule la vie culturelle de l’ancienne capitale indochinoise. Dès ma sortie de l’hôtel, je comprends dans quelle ambiance je suis plongée. À peine le pied sur le trottoir que je manque me faire renverser par une voiture. Ici, les piétons n’ont aucun droit, juste celui de se frayer un passage à travers la cohue de la circulation. Ok, je dois redoubler de vigilance.
C’est l’occasion de poser mon regard sur la vie qui agite les trottoirs de Hanoï où subsistent encore une multitude de petits métiers depuis longtemps disparus dans nos contrées occidentales. Un problème de clé ? Nul besoin de se rendre dans un supermarché. Un petit artisan propose ses services à même le trottoir.
Du papier à recycler ? Rien de plus simple, on peut les porter en équilibre au bout d’une perche appuyée à son épaule. On se croirait dans un album de Tintin !
Une petite faim ? Et pourquoi pas ne pas acheter son bout de viande à même le trottoir ! Bonjour les conditions d’hygiène ! Mais bon, ici, ça ne choque personne. Bien au contraire.
Des couteaux à aiguiser ? Le trottoir encore !
En relevant la tête, on peut même apercevoir des enseignes vantant le « made in Vietnam », si, les mêmes slogans qu’on voie souvent afficher au dos de nos produits importés.
Besoin de pommes de terre ou de légumes ? Encore une fois, nul besoin de se rendre au supermarché du coin. Des femmes trimballent les légumes sur des plateaux fixés à leur vélo.
Plus on s’approche du lac, le cœur du quartier colonial, plus le caractère asiatique des lieux s’affirme. Un guerrier viet très coloré décore la façade d’un temple. Peu endommagé pendant la guerre du Vietnam, le quartier des 36 corporations formé au XVe siècle est un ensemble de ruelles, de maisons basses et de petits immeubles très étroits et hauts (des maisons-tubes !). Pourquoi 36 corporations ? Parce qu’autrefois chaque rue était dédiée à un métier : la rue de la soie, de la chaussure, de la mercerie, du vermicelle, des objets votifs, des herbes ou des graines…
Plus loin, ce sont des lampions rouges qui se vendent sur les pas-de-porte.
Puis au détour d’une rue, on passe la voie ferrée qui coupe en deux le vieux quartier d’Hanoï. La gare se trouve à quelques encâblures d’ici, plus à l’ouest. J’adore cette photo, je ne sais pas pourquoi.
À l’approche du grand carrefour qui donne sur le lac, il faut redoubler plus encore de vigilance. La circulation des motos et des cyclomoteurs est d’une densité que je n’ai connue qu’en Indonésie. Sauf qu’ici, c’est l’anarchie complète, et traverser une rue relève carrément de l’exploit !