Pourquoi visiter Raquira ?
La capitale colombienne de la céramique
Surnommée la « Ville des Potiers », Ráquira tient son nom de la langue chibcha des Muiscas, où il signifie « Ville des Pots », une tradition millénaire qui perdure encore aujourd’hui. Cette bourgade d’environ 10 000 habitants, située à moins de 15 kilomètres de la célèbre Villa de Leyva, a su préserver son héritage précolombien et constitue le centre névralgique de l’artisanat colombien . En arpentant ses rues pavées aux façades colorées, on découvre des centaines de boutiques où poteries, figurines, vaisselles et objets décoratifs rivalisent de créativité, faisant de ce lieu un véritable musée vivant à ciel ouvert.
Un savoir-faire hérité des Muiscas
La tradition de la poterie à Ráquira remonte à plusieurs siècles, avant même l’arrivée des conquistadors espagnols en 1537. Les artisans locaux perpétuent des techniques héritées des Muiscas, utilisant l’argile rouge extraite des collines environnantes, qu’ils façonnent à la main avant de la cuire dans des fours traditionnels à bois. Le résultat est une céramique à la fois utilitaire et artistique, aux couleurs vives (rouges, jaunes, verts) qui capturent l’essence même de la culture boyacense. Aujourd’hui, plus de 75 % de l’économie de la ville repose sur la production et l’exportation de ces objets artisanaux, témoignant de la vitalité de ce patrimoine immatériel .
Un village aux couleurs vives
Flâner dans les rues de Ráquira est une expérience sensorielle unique. Les bâtiments coloniaux aux façades peintes dans des teintes éclatantes abritent une multitude d’ateliers où les artisans travaillent sous les yeux des visiteurs. Les enfants peuvent même s’essayer au tour de potier pour quelques pesos, une activité qui ravira petits et grands. Parmi les attractions insolites, ne manquez pas la « Casa al Revés », une maison entièrement construite à l’envers, le labyrinthe aux couleurs vives, ou encore la plus grande tirelire du monde, une œuvre monumentale en argile qui a nécessité huit mois de travail.
Des trésors à rapporter à prix d’artisan
L’un des grands attraits de Ráquira est l’excellent rapport qualité-prix de ses produits. Pour environ 50 dollars (210 000 pesos colombiens), il est possible de rapporter un ensemble complet de vaisselle traditionnelle, comprenant plusieurs bols, un plat de service et une cruche. À seulement trois heures de route de Bogotá en bus (coût d’environ 40 000 pesos, soit 9 dollars), Ráquira est une excursion à la journée facilement accessible depuis la capitale. Pour les amateurs d’histoire et de nature, la visite peut être combinée avec celle du désert de la Candelaria, situé à proximité, ou du monastère augustin fondé en 1604, le premier du genre sur le continent américain.
Comment visiter Raquira ?
Comment se rendre ?
Ráquira est facilement accessible depuis Bogotá, la capitale colombienne. Le bus est le moyen le plus économique et le plus pratique : vous pouvez prendre un bus direct depuis le Terminal Salitre ou le Terminal Satelite Norte à Bogotá pour environ 45 000 pesos colombiens (environ 10-11 euros), avec un trajet d’environ trois heures. Si vous souhaitez passer par Villa de Leyva, autre joyau colonial de la région, des bus relient Bogotá à Villa de Leyva en deux heures trente environ, puis vous pouvez prendre une correspondance pour Ráquira en quarante minutes pour environ 8 000 pesos. Depuis Villa de Leyva, la navette locale circule régulièrement et le dernier bus de retour quitte Ráquira aux alentours de 17h30. En voiture, le trajet depuis Bogotá prend un peu plus de deux heures pour une distance d’environ 120 kilomètres. Une fois sur place, le village se parcourt entièrement à pied, ses ruelles colorées étant le principal attrait.
Horaires d’ouverture
La plupart des boutiques d’artisanat et des ateliers de poterie ouvrent leurs portes de 9h00 à 18h00 environ. Pour profiter d’une expérience plus tranquille avec moins de monde, il est préférable de visiter Ráquira en semaine, car le week-end, la place principale s’anime considérablement. La majorité des magasins acceptent les paiements en espèces, certains pouvant prendre la carte de crédit, mais il est fortement recommandé d’avoir suffisamment d’argent liquide sur vous, car les distributeurs automatiques sont rares. Les principales attractions modernes, comme La Mano del Artesano (la Main de l’Artisan) et la Casa al Revés (la Maison à l’envers), proposent des tarifs d’entrée compris entre 7 000 et 12 000 pesos par personne.
Hébergement et restauration
Pour ceux qui souhaitent passer la nuit et profiter de l’atmosphère paisible du village après le départ des excursionnistes, Ráquira propose plusieurs options d’hébergement. L’Hotel La Candelaria, situé en centre-ville, propose des chambres avec balcon offrant une vue sur les rues colorées, pour environ 150 000 à 200 000 pesos la nuit. La Casona 1865, un établissement historique, offre un cadre plus paisible avec jardin pour environ 180 000 à 250 000 pesos. Côté restauration, ne manquez pas de goûter aux spécialités boyacenses comme l’ajiaco (une soupe traditionnelle), les arepas boyacenses (galettes de maïs sucrées au fromage) ou le cocido boyacense (un ragoût copieux). Le restaurant El Fogón de Leo, situé face au supermarché D1, est ouvert du lundi au samedi de 8h00 à 20h00 et le dimanche jusqu’à 17h00. Le Restaurante la Cucharita, sur la Calle 4, propose des plats dans une fourchette de 30 000 à 40 000 pesos par personne.
Ateliers de poterie
L’expérience incontournable à Ráquira est la visite des ateliers de poterie, où vous pourrez observer les artisans au travail et même participer à un atelier de modelage. Une session de une à deux heures coûte généralement entre 30 000 et 50 000 pesos par personne. Pour une expérience authentique, vous pouvez contacter Alex, un artisan local qui propose des visites de son atelier et une initiation à la poterie pour environ 30 000 pesos (contact via WhatsApp au +57 321 308 2699, espagnol uniquement).
Raquira, una ciudad colorée et animée autour de la Plaza Mayor
Mercredi 11 juillet. Après notre petite excursion au monastère de la Candelaria, notre chauffeur de taxi nous emmène jusqu’à Raquira à une dizaine de kilomètres de là, et nous dépose sur la place où se dresse cette jolie petite église.
Contrairement à Villa de Lleyva et ses maisons blanches et noires, Raquira se distingue par ses riches habitations colorées. Des tons pastel aux tons plus vifs, il y en a pour tous les goûts. Un vrai régal pour les yeux !
Cette petite ville pittoresque est également considérée comme la capitale de l’artisanat colombien. Et ce, bien avant encore la conquête espagnole. Ici, on fabriquait déjà des conteneurs en argile. D’ailleurs, dans la langue muisca, Raquira signifie ville de pots.
Fondée en 1580, Raquira porte bien son nom car une grande partie de la population vit des revenus de la poterie en terre cuite… C’est d’ailleurs dans une de ses nombreuses boutiques que j’achèterai mes tasses colombiennes.
L’argile utilisée pour cette activité artisanale est prélevée dans des carrières locales. Elle a la propriété de se travailler en plusieurs couleurs, et même en noir, en raison de la présence de charbon dans la terre.
Autour de la place principale du village (13.000 habitants), de nombreuses boutiques de souvenirs permettent d’acheter des poteries… et des hamacs. Devant l’une de ces boutiques, une belle américaine aux tons verts fait l’admiration de tous.
Outre les poteries, on peut aussi acheter des hamacs colorés, des bols en terre cuite, des sacs à dos, des tissus et des robes.
Au centre du village, la plaza mayor de Raquira est de toute beauté. Des statues représentant l’artisanat de la ville bordent l’allée principale.
Tous les métiers liés au travail et au commerce de la poterie sont représentés, créant ainsi une unité architecturale très réussie.
Du simple artisan au marchand, en passant par les vendeuses, et même les ânes chargés de transporter les poteries, tous les différents aspects du métier sont représentés.
Le long de la rue principale du village, c’est un festival de couleurs. Tissus, hamacs, broderies, il y en a pour tous les goûts.
Les maisons ne sont pas en reste. Les couleurs vives repeignent les façades. Le bleu cobalt, le jaune poussin, le rouge vif, le violet… Tout est permis. Pour le plus grand plaisir des yeux.
Du coup, nous resterons un peu plus longtemps que prévu dans la ville, le temps d’acheter des souvenirs et de prendre un verre en terrasse.