Pourquoi visiter la réserve naturelle de Gueumbeul ?
Un sanctuaire pour les espèces menacées
Située à 10 kilomètres au sud de Saint-Louis, la réserve spéciale de faune de Guembeul est un centre de préservation et de réintroduction d’espèces sahélo-sahariennes en voie de disparition. Créée en 1983 pour réintroduire au Sénégal des espèces disparues à l’état sauvage, elle abrite des animaux précieux offerts par différentes nations. C’est le cas des gazelles dama offertes par le roi d’Espagne et des oryx d’Arabie offerts par Israël. Considéré comme l’un des derniers sanctuaires de ces antilopes en Afrique, le site permet d’observer dans un espace clos la gazelle dama, la plus grande des gazelles du monde, ainsi que l’étonnant oryx blanc aux longues cornes effilées.
Une biodiversité exceptionnelle
Classée site Ramsar depuis 1986, la réserve s’étend sur 720 hectares dominés par une lagune salée d’environ 200 hectares, alimentée par les pluies et l’estuaire du fleuve Sénégal. Autour de la lagune, la savane arbustive épineuse forme un écrin de verdure où se côtoient baobabs et acacias. Ce lieu abrite plus de 200 espèces d’oiseaux, faisant de Guembeul un paradis pour l’ornithologie. Flamants roses, pélicans gris, barges à queue noire, spatules blanches et avocettes, dont le site est le plus grand site de nidification du Sénégal, animent les rives du lac. Les amateurs de reptiles ne seront pas en reste : la réserve est célèbre pour ses tortues sillonnées, les plus grandes tortues terrestres du continent, qui peuvent vivre plus d’un siècle et peser jusqu’à 80 kilogrammes.
Une expérience immersive : marcher au plus près des animaux
Contrairement à d’autres réserves que l’on traverse en voiture, l’authenticité de Guembeul réside dans sa visite à pied, accompagnée d’un guide obligatoire. Ce format permet une approche silencieuse et respectueuse des animaux, pour les observer dans un décor quasi intact. La balade débute par la rencontre des tortues sillonnées, souvent réfugiées dans leurs terriers. Un poste d’observation perché offre une vue plongeante sur la savane où évoluent phacochères, varans du désert et parfois les rares gazelles. Le parcours mène ensuite aux berges du grand lac, décor rêvé pour guetter le vol des flamants roses. L’itinéraire complet s’effectue en une à deux heures et demie, avec des circuits de 45 ou 90 minutes.
Informations pratiques et accès depuis Saint-Louis
La réserve est ouverte tous les jours de 8h00 à 18h30, idéalement visitée tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la chaleur et observer au mieux les animaux. Le tarif d’entrée pour les touristes est de 5 000 francs CFA, et le guide obligatoire est facturé 5 000 francs CFA. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 10 ans. Pour les automobilistes, un supplément de 10 000 francs CFA permet de circuler en voiture. La réserve se situe à environ 15 kilomètres au sud de Saint-Louis, sur la route menant à Gandiol. Un taxi depuis Saint-Louis coûte entre 5 000 et 7 000 francs CFA l’aller-retour, avec un temps d’attente sur place. Le site dispose d’une petite exposition au musée et propose la possibilité de camper sur place pour ceux qui souhaitent y passer la nuit.
Comment visiter la réserve naturelle de Gueumbeul ?
Un sanctuaire à protéger des espèces menacées
Nichée à une douzaine de kilomètres au sud de Saint-Louis, la réserve spéciale de faune de Guembeul s’étend sur 720 hectares d’un paysage unique mêlant lagune salée, savane arbustive à acacias et collines sableuses. Créée en 1983 et classée site Ramsar, cette réserve protège et réintroduit des espèces sahélo-sahariennes menacées, comme la gazelle dama, l’oryx blanc ou l’addax. On y trouve aussi les célèbres tortues sillonnées, les plus grandes tortues terrestres du continent, qui peuvent vivre plus d’un siècle, ainsi que phacochères, singes patas et plus de 200 espèces d’oiseaux, dont des flamants roses et des avocettes. La visite se fait obligatoirement à pied avec un guide et propose deux parcours balisés, de 45 ou 90 minutes.
Des tarifs clairement fixés par l’État
Les prix sont affichés de manière transparente et réglementés par les autorités sénégalaises. L’entrée est facturée 5 000 francs CFA pour tout visiteur, gratuite pour les enfants de moins de 10 ans. Un guide, indispensable, coûte également 5 000 francs CFA. Pour ceux qui préfèrent explorer en véhicule, un supplément de 10 000 francs CFA est demandé. Des visites sont proposées quotidiennement, en dehors de certains jours fériés, de 8 heures du matin à 18 heures 30. Il est également possible de camper sur place, avec l’accord du conservateur, ce qui permet d’observer les animaux les plus actifs à l’aube.
Un accès facile à une réserve encore confidentielle
Située à environ 12 kilomètres au sud de Saint-Louis, la réserve se rejoint facilement en prenant la route de Dakar, puis une piste à droite après environ 5 kilomètres en direction du village de Gandiol. Aucun transport public ne dessert directement le site, aussi la location d’un taxi depuis Saint-Louis reste la solution la plus pratique. Comptez entre 5 000 et 7 000 francs CFA pour un aller‑retour avec attente, soit une vingtaine de minutes de trajet. Une fois sur place, vous êtes accueilli par le personnel de la réserve, généralement joignable aux coordonnées fournies par les guides locaux.
Des contacts utiles pour préparer votre visite
Pour toute organisation, vous pouvez contacter directement le conservateur Ibrahima Ndao (77 657 67 54) ou les guides Pape Niang (77 351 99 86) et Ndaga (70 976 64 92). Ces professionnels, experts de la réserve, vous accompagneront lors de votre parcours et partageront leurs connaissances sur les espèces et l’histoire du lieu. Leur enthousiasme contribue grandement à rendre la visite aussi instructive que plaisante. Comptez en tout environ un peu plus de deux heures pour l’aller‑retour, la visite guidée elle‑même et le temps de déplacement, ce qui en fait une excursion idéale à la demi‑journée depuis Saint-Louis.
Réserve de Gueumbeul, tortues, oryx et autres animaux
Mercredi 26 septembre. Après la promenade en pirogue sur le fleuve Sénégal et la Langue de Barbarie, je m’octroie une petite partie de l’après-midi pour me reposer un peu et piquer une tête dans les rouleaux de l’océan Atlantique. Ça n’a pas l’air comme ça, mais je crois que ça fait bien une éternité que je n’ai pas pris le temps de me baigner et de m’exposer tranquillement au soleil. Autour de moi, un vendeur ambulant attendra la fin de ma sieste au soleil pour me proposer ses babioles.
La nuit tombe sur la Langue de Barbarie et l’océan. La plage de mon hôtel, le Diamarek, se couvre d’ombres allongées. Puis bientôt, c’est la nuit. La lune joue les prolongations et il est impossible de faire quelques bonnes photos du ciel étoilé. Trop nuageux. Trop lumineux. Tant pis, ce sera pour une autre fois.
Le lendemain matin, Yérim me conduit à une vingtaine de kilomètres de là, à la réserve naturelle de Guembeul. Une visite sympathique qui va me réserver quelque temps forts.
Alors on pourrait croire que cette réserve est peuplée essentiellement de tortues Sulcata, mais il n’en est rien. Reste que ce parc est en effet un sanctuaire pour cette tortue qui peut vivre jusqu’à 150 ans.
Cette tortue, animal vénéré au Sénégal, symbole de fécondité, de prospérité et de longévité, fut longtemps victime de son succès. Car de nombreux Sénégalais cherchaient absolument à en posséder une afin de protéger leur foyer… Du coup, les tortues avaient du mal à se reproduire en liberté. Jusqu’à ce que la réserve, ouverte en 1983, se propose de venir récupérer chez les locaux les tortues qu’ils possédaient pour les remettre dans la nature.
Nous marchons pendant quelque temps avec mon guide, puis soudain celui-ci m’arrête et me fait signe d’approcher. Au loin, parmi les hautes herbes, se cache un oryx magnifique. Immobile.
Je prends alors mille précautions pour m’approcher au plus près de l’animal qui fait partie de la branche des bovidés. Il s’agit en fait d’un oryx algazelle dont quelques couples offerts par Israël ont été réintroduits dans le parc.
Manifestement, ce mâle a dû faire les frais de la puissance du dominant qui l’a écarté du reste du troupeau. Il lui faudra désormais faire seul son chemin.
En m’approchant un peu plus près, me frayant un passage parmi les hautes herbes de la réserve, je peux admirer son magnifique collier roux, son pelage blanc et sa paire de cornes démesurées.
Un moment inoubliable. D’une grande émotion. Je n’avais jamais vu d’oryx auparavant. Ni même dans le désert du Néguev, en Israël.
Parmi les autres animaux que l’on peut trouver à la réserve de Gueumbel, il y a ces superbes singes rouges qui nous accueillent à l’entrée, puis s’enfuient au loin, parmi les branches des acacias.
Mais il y a aussi ces gazelles Dama Mhorr qui n’existaient plus qu’en captivité en Espagne et qui ont été offertes à la réserve. Car le but de ce parc naturel créé en 1983 est de protéger la cuvette de Guembeul tout en restaurant la faune sahélienne d’origine.
Au milieu des herbes, on trouve également un écosystème très riche, sorte de sanctuaire pour de nombreuses espèces d’insectes comme cette magnifique libellule.
Ou bien ce superbe papillon aux ailes ocre tachetées de noir et de blanc.
Ces gazelles Dama Mhorr sont en quelque sorte l’emblème de ce parc pas comme les autres, sorte de relais écologique entre le parc national de Djoudj et la Langue de Barbarie.
Avec une surface de 720 hectares, la réserve naturelle de Gueumbeul, protégée par une clôture sur 12 km, s’étend également jusqu’aux rives du fleuve Sénégal.
Non seulement, elle protège la faune sahalienne, mais également la flore et les arbres qui bordent les rives du fleuve.
Quelques pêcheurs à pied profitent de la réserve pour tenter leur chance dans les eaux du fleuve. Mais aujourd’hui, ces derniers font chou blanc.
200 espèces d’oiseaux y sont représentées : flamants roses (Phoenicopterus ruber roseu), barges à queue noire (Limosa limosa), spatules d’Europe (Platalea leucorodi), goélands railleurs (Larus genei), bécasseaux minute (Calidris minuta), etc.
La réserve est notamment connue pour être le plus grand site de nidification d’avocettes (Recurvirostra avosetta) du Sénégal. 124 de ces espèces sont protégées par la convention de Berne et celle de Bonn.
Un bon nombre des espèces introduites dans la réserve était en voie d’extinction.
La réserve du Gueumbeul permet également de préserver les lagunes du fleuve Sénégal avec des paysages sauvages de toute beauté.