Pourquoi visiter le Leichtal ?
Un sanctuaire de nature sauvage et préservée
Visiter le Lechtal, c’est plonger au cœur d’un site naturel protégé où la montagne se révèle dans sa beauté la plus brute et la plus authentique. La vallée du Lech est un écrin de nature sauvage, parcourue par une rivière torrentueuse qui a sculpté des paysages spectaculaires, entre gorges profondes, lits de graviers et prairies humides. Loin des grandes foules et des stations touristiques sur-aménagées, le Parc Naturel du Tyrol Lech offre un sentiment d’exploration indépendante et de quiétude, où les sentiers semblent n’appartenir qu’à ceux qui prennent le temps de les parcourir.
Un paradis pour les randonneurs
La région est un véritable terrain de jeu pour les amoureux de la randonnée, avec un réseau de sentiers variés qui s’adaptent à tous les niveaux. Les familles pourront emprunter des chemins faciles, comme la boucle menant au pont suspendu de Holzgau, le plus haut d’Autriche, ou longer les rives paisibles de la rivière Lech. Les randonneurs plus aguerris trouveront leur bonheur sur le célèbre Lechtaler Höhenweg, un sentier de grande randonnée qui serpente sur plusieurs jours à travers les alpages et les crêtes, offrant des panoramas à couper le souffle sur les Alpes de Lechtal.
Un patrimoine culturel et des trésors authentiques
Au-delà de ses paysages, le Lechtal est riche d’un patrimoine culturel préservé. La vallée abrite des villages pittoresques aux maisons à façades peintes, comme Holzgau, et l’une des plus anciennes églises du Tyrol. C’est aussi le berceau de traditions vivantes, comme la dernière école de sculpture sur bois d’Autriche ou la fromagerie qui perpétue un savoir-faire artisanal. Les amateurs d’histoire et de culture locale pourront également visiter le musée régional de Holzgau pour un aperçu de la vie passée dans la haute vallée.
Une destination accessible
Contrairement à certaines régions alpines plus célèbres, le Lechtal reste une destination abordable et dénuée de faste, avec des hébergements allant des refuges de montagne rustiques aux auberges confortables. L’accès aux sentiers est facilité par des remontées mécaniques comme la Jöchelspitzbahn, et des initiatives comme la “Lechtal Activ Card” offrent des avantages pour les transports en commun. La meilleure période pour s’y rendre s’étend de la fin juin à début septembre, lorsque le temps est stable, les journées longues et les champs se parent de fleurs rares comme le sabot de Vénus.
Pourquoi visiter Steeg ?
Un écrin de nature préservée au cœur du Tyrol
Visiter Steeg, c’est choisir un village authentique niché dans la vallée du Lech, entouré par les impressionnants sommets des Alpes du Lechtal. Cette commune tyrolienne, située à plus de mille mètres d’altitude, est un point de départ idéal pour explorer l’un des derniers paysages fluviaux sauvages d’Europe. Son nom même, qui signifie “pont” en vieil allemand, rappelle le “Kaiserstög”, ce passage franchissant la rivière Lech qui a donné son identité au village dès le quinzième siècle.
Un paradis pour les amoureux de la randonnée et de la nature
La région offre un réseau de sentiers variés qui séduit autant les familles que les randonneurs aguerris. Les promeneurs apprécieront le sentier didactique qui longe la rivière Lech, un parcours ludique pour découvrir la faune et la flore locales. Les plus expérimentés pourront s’attaquer au sommet du Pimig, culminant à plus de deux mille quatre cents mètres, ou emprunter des itinéraires de haute montagne vers des refuges réputés comme la Rappenseehütte. La cascade Simms, qui dévale ses marches avec fracas, et la vue sur le Muttekopf sont des moments forts qui ponctuent les excursions.
Des activités pour tous, été comme hiver
Steeg ne se limite pas à la randonnée estivale. Le village est le point de départ de la célèbre piste cyclable du Lechtal, qui s’étend sur plus de cent kilomètres le long des eaux cristallines de la rivière, offrant des itinéraires pour les cyclistes de tous niveaux, des promenades tranquilles aux parcours VTT exigeants. En hiver, le village se transforme en un havre pour les amateurs de sports de neige : les pistes de ski de fond sont parfaitement préparées, un service de bus permet de rejoindre facilement le domaine skiable de l’Arlberg, et les amateurs de calme opteront pour une raquette à neige ou une randonnée aux flambeaux.
Un patrimoine vivant entre traditions et savoir-faire
Au-delà de ses attraits naturels, Steeg cultive avec fierté ses traditions. Le village, avec ses hameaux comme Hägerau qui abrite une église baroque du dix-huitième siècle, est un lieu où l’artisanat local est mis à l’honneur. Les produits régionaux, fromages, pains et préparations à base de plantes, sont à l’honneur dans les auberges et les fermes-auberges (Jausenstation) qui jalonnent les sentiers. Pour les curieux, des ateliers et des visites guidées permettent de percer les secrets des herbes médicinales, perpétuant ainsi un savoir ancestral au cœur des Alpes.
Steeg, le long de la rivière et à travers les prairies
Lundi 3 juillet. Après cette petite excursion infructueuse sur les hauteurs du village, je redescends dans la vallée pour suivre un petit chemin de randonnée le long de la rivière. Chouette ! Le temps se met vraiment au beau.
Ici, on est bien loin du tourisme de masse des autres stations de sports d’hiver de la vallée. La nature sauvage s’exprime pleinement.
Les rives du cours d’eau sont laissées à l’état sauvage, parsemées de bois morts, d’arbres et de plantes laissées dans leur état naturel. J’aime ça.
Je remonte le cours de la rivière pendant un bon kilomètre avant d’atteindre les prairies et les alpages.
À gauche se dressent les contours d’une petite ferme d’élevage, avec son abri planté au milieu de la prairie et ses vieilles barrières. Pittoresque.
En suivant le chemin, j’arrive enfin aux alpages proprement dits où paissent les vaches du troupeau. Il y aura encore du bon lait cet été. C’est un vrai paradis pour les bêtes par ici.
J’observe le troupeau pendant un bon moment profitant du plaisir simple de la nature.
Par contre, difficile d’aller plus loin. Le chemin est rempli de boue et de bouses de vaches qui forment une mare infranchissable. Euhhhhh… Comment dire… Pas très envie de saloper ma voiture au retour et de vivre avec l’odeur des bouses !
Bon, du coup, je dois faire machine arrière et je me retrouve encore au milieu de la prairie surplombée par les flancs des montagnes environnantes.
Je ne me lasse pas de la vision enchanteresse de cette ferme au milieu de la prairie. Quel bonheur ce doit être de vivre ici, perdu au milieu de la nature.
De retour le long du chemin qui longe la rivière. L’eau y est d’un bleu turquoise profond, chargé du ravinement de la montagne qu’elle grignote pendant toute sa course.
Enfin, au bout du chemin, apparaît le petit clocheton baroque de l’église du village, katholische Filialkirche.
Son clocher à bulbe rappelle que l’orient n’est pas si loin depuis l’Autriche.
Quel moment sympa. Du coup, je profite du passage d’autres randonneurs pour solliciter une petite photo-souvenir.
Puis je me poste sur le pont qui enjambe la rivière pour m’essayer à quelques pauses longues. Sous l’effet de mon filtre nd400, la surface de la rivière prend des allures de patinoire. Pas trop mal.