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Ljubljana, du centre historique à l’ancien château médiéval

Pourquoi visiter Ljubljana ?

La ville où le dragon veille

Ljubljana captive par son identité singulière, tissée autour du dragon mythique qui orne ses ponts et ses armoiries. Cette créature légendaire, vaincue selon la tradition par le héros Jason, est devenue le gardien bienveillant d’une cité qui assume avec fierté ses récits ancestraux. L’architecte Jože Plečnik a magnifié ce patrimoine en dessinant plus de cinquante édifices qui donnent à la capitale slovène son visage si reconnaissable, mêlant le classicisme viennois à une modernité audacieuse. Se promener dans les ruelles de Stari Trg ou sur les berges de la Ljubljanica, c’est marcher dans un livre d’histoires où chaque pierre, chaque statue, chaque pont raconte une page de ce roman urbain.

Une capitale verte

Ce qui frappe le visiteur à Ljubljana, c’est cette présence permanente de la nature au cœur même de la ville, qui lui a valu le titre enviable de Capitale verte de l’Europe. Les forêts couvrent près des trois quarts du territoire communal, offrant aux habitants et aux voyageurs des espaces de respiration exceptionnels, à commencer par le parc Tivoli dont les étendues boisées et les roseraies invitent à l’évasion. Le centre historique, débarrassé de la circulation automobile, se déploie en terrasses de café qui bordent la rivière, créant une atmosphère méditerranéenne où l’on savoure l’art de vivre slovène. Cette harmonie entre l’urbain et le végétal transforme chaque promenade en une expérience sensorielle, où le murmure de l’eau répond au chant des oiseaux.

Le bouillonnement culturel d’une ville étudiante

Avec ses cinquante mille étudiants, Ljubljana pulse d’une énergie créative qui se manifeste dans ses musées, ses galeries et ses lieux alternatifs. La cathédrale Saint-Nicolas, avec sa façade orange et ses coupoles turquoises, dialogue avec la place Prešeren et l’église rose qui en fait le cœur romantique de la cité, tandis que le château perché sur sa colline offre un panorama sur les Alpes kamniques. Mais c’est peut-être dans le quartier de Metelkova que la ville révèle son visage le plus surprenant, cette ancienne caserne réinvestie par des collectifs d’artistes où les fresques murales et les concerts improvisés célèbrent la liberté de création. Cette effervescence culturelle, mêlée au patrimoine classique, fait de chaque saison une occasion de découvrir des événements, des festivals et des expositions qui animent la capitale slovène.

Une destination à taille humaine

Élue meilleure destination européenne par les voyageurs, Ljubljana séduit par sa dimension intime qui permet de tout découvrir à pied, sans lassitude ni précipitation. Le marché central conçu par Plečnik, les quais où les vins slovènes se dégustent au coucher du soleil, les ruelles pavées qui grimpent vers le château forment un ensemble cohérent où l’on se sent immédiatement chez soi. L’accessibilité de la ville, entre funiculaire vers la forteresse et promenades à vélo dans le parc Tivoli, invite à une exploration sereine, loin de l’agitation des grandes capitales européennes. Ljubljana offre ainsi une parenthèse enchantée où l’art, la nature et la légende se conjuguent pour créer une expérience de voyage unique.

Comment visiter Ljubljana ?

Le centre d’informations touristiques

Pour commencer votre séjour en toute sérénité, le Centre d’informations touristiques (TIC) de Ljubljana est la première adresse à retenir. Idéalement situé au pied du Tromostovje, le célèbre Pont des Trois Ponts, il vous accueille tous les jours de l’année avec des horaires qui varient selon la saison : du premier juin au trente septembre, il ouvre chaque jour de huit heures à dix-neuf heures, tandis que du premier octobre au trente et un mai, ses portes sont accessibles de huit heures à dix-huit heures en semaine, les dimanches et jours fériés fermant à dix-sept heures. C’est à ce guichet que vous pourrez retirer la Ljubljana Card, ce précieux sésame qui vous ouvrira les portes des principaux musées et attractions de la ville, tout en vous offrant un accès illimité aux transports en commun durant toute sa période de validité.

Les solutions de stationnement

Si vous arrivez à Ljubljana en voiture, il est important de connaître les nouvelles règles de stationnement entrées en vigueur le douze janvier deux mille vingt-six. Les tarifs ont été révisés à la hausse : dans la zone la plus centrale, la zone 1, il faut désormais compter 1,70 euro de l’heure, contre 1,00 euro en zone 2 et 0,70 euro en zone 3 . Pour éviter ces coûts et gagner du temps, les parkings relais P+R constituent une alternative bien plus astucieuse : pour seulement 1,50 euro la journée complète, vous pouvez garer votre véhicule en périphérie et recevez deux tickets de bus urbain pour rejoindre le centre-ville en toute simplicité. Cette solution, économique et pratique, vous évite de chercher une place en centre-ville et vous permet de profiter pleinement de la zone piétonne.

Se déplacer en bus avec la carte Urbana

Pour vos déplacements dans la ville, le réseau de bus de Ljubljana fonctionne avec un système électronique simple et efficace : la carte Urbana. Cette carte, au prix de 2,00 euros, est en vente dans les kiosques à journaux, les bureaux de poste, les centres d’information touristique ou les guichets LPP, et peut être rechargée jusqu’à 50 euros. Chaque trajet simple coûte 1,50 euro et vous permet de changer de bus gratuitement dans les quatre-vingt-dix minutes suivant la validation. À la fin de votre séjour, si vous avez acheté votre carte dans un office de tourisme, vous pouvez la rapporter avec le ticket de caisse pour obtenir un remboursement des 2,00 euros. Notez qu’il est également possible de payer directement avec une carte Visa ou Mastercard, mais sans bénéficier des correspondances gratuites.

Le château et le funiculaire, horaires et prix à connaître

La visite du château de Ljubljana, perché sur sa colline, est un moment fort du séjour. L’entrée dans l’enceinte du château est gratuite, mais l’accès à la tour d’observation, au musée de la marionnette, à l’exposition sur l’histoire slovène et au film 4D Virtual Castle est payant, avec un billet combiné à 15 euros pour les adultes. Pour rejoindre la forteresse, le funiculaire est une option rapide et panoramique : le trajet ne dure qu’une minute et les cabines circulent toutes les dix minutes depuis la station de Krekov trg. Ses horaires varient selon la saison : en été, il fonctionne jusqu’à vingt-deux heures, tandis qu’en hiver, ses plages horaires sont plus réduites, de dix heures à dix-huit heures de janvier à mars et novembre. Pour un aller simple, comptez 3,30 euros par adulte, et 6,00 euros pour un aller-retour.

Ljubljana, du centre historique à l'ancien château médiéval

Dimanche 12 juillet. Arrivé trop tardivement la veille au soir, épuisé par de nombreuses heures de route et accueilli par un violent orage, j’ai décidé de reporter ma visite de la capitale slovène à ce début de matinée.

Cela tombe bien, de bon matin, Ljubljana se découvre tranquillement, sans avoir à jouer des coudes entre les hordes de touristes qui s’y pressent dès dix heures du matin.

Du coup, c’est en toute tranquillité que pars découvrir de bon matin, les rues paisibles de la ville. Seul bémol, cette petite couverture nuageuse qui cache encore le soleil matinal.

ça ne fait rien, je suis heureux d’être là. D’autant plus que deux années auparavant, j’avais dû renoncer au dernier moment à un voyage que j’avais organisé dans le pays de Pogacar. Me voilà donc ravi.

Le temps de garer la voiture à un parking public situé à dix minutes à pied du centre historique, de remonter une longue avenue et je m’engage enfin dans le périmètre de la vieille ville de Ljubljana.

Et pour cette visite matinale, certes un peu rapide mais assez complète, je vais suivre les conseils aiguisés de mon Lonely Planet et commencer mon périple par le triple pont, véritable porte d’entrée de la vieille ville.

Ce triple pont relie Presernov trg aux rues étroites de la ville historique, vers le sud. Bordant le sud de la place, ce triple pont, oeuvre de Joze Plecnik, très ouvragé et réservé aux piétons, est toujours bondé de visiteurs, sauf le matin de bonne heure !

Ce pont a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2021 et appartient à un ensemble monumental reconnu sous la dénomination “Ljubljana de Plecnik”.

Passé le triple pont me voici donc au centre de la plus belle place de Ljubljana: Presernov trg. Le baroque et l’art nouveau, au-dessus des eaux de la Ljubljananica émaillent cet échiquier architectural.

Maks Fabiani a conçu la place Preseren, comme en témoignent les deux beaux édifices du XXe siècle, Ura et Centromerkur. L’âme de la cité imprègne l’espace de toute sa magie.

Il suffit d’ailleurs d’un regard pour aperçevoir le château de Ljubljana dressé au-dessus de la ville. La place est aujourd’hui le lieu de rencontre de la jeunesse et le passage obligé de la foule des touristes.

Au centre de la place se dresse le monument Preseren dédié au poète du même nom (1800-1849), gloire nationale immortalisée par Ivan Zajec.

Scandale lors de l’inauguration de l’ancienne place de Marie en 1905, la muse dénudée a fait tourner la tête à quelques intellectuels et membres du clergé de l’époque.

Le magnifique bâtiment Ura (ou maison Hauptmann), à l’ouest de la place, survivant du tremblement de terre de 1895, fut notablement remanié par l’architecte Ciril Metod Koch, qui avec Maks Fabiani a introduit la Secession viennoise en Slovénie.

Construite entre 1646 et 1660, l’église de l’Annonciation, autrefois augustine, appartient aux Franciscains.

Entrez par la petite porte à gauche du portail principal pour découvrir son intérieur baroque, aussi spectaculaire que sa magnifique façade rose saumon, couleur symbolique de l’ordre franciscain.

Vous y attendent six autels latéraux, des stalles de choeur imposantes. Le grand autel est de Francesco Robba.

Le monastère qui occupe l’aile ouest est doté d’une bibliothèque contenant 55.000 ouvrages dont un certain nombre d’incunables.

A droite de l’église, Miklosiceva Cesta mène aux gares routière et ferroviaire. Elle est parallèle à Slovenska Cesta, la grande artère de la ville, anciennement Titova Cesta.

L’édifice Centromerkur, à droite de l’église, fut le premier grand magasin de la ville (1903). Le dieu du commerce romain Mercure, dominant le magasin, cohabite ave le poète romantique.

A l’intérieur, deux escaliers remarquables Art nouveau, belle expression de ce courant artistique qui a su puiser son inspiration dans les formes végétales, sont à découvrir.

Au n°5 de la place s’élève le palais néo-Renaissance de la Pharmacie centrale, ou palais Mayer.

Au n°6 de Wolfova Ulica, une rue à l’ouest de la place, la silhouette de Julija Primic sort d’un faux cadre de fenêtre. Le grand amour de Preseren a vécu dans cette maison et leurs regards se croisent désormais pour l’éternité.

Bordant le sud de la place, le triple pont veille à ce que leurs amours ne soient pas trop dérangées.

Pour la poursuite de la visite, je vais encore suivre les conseils du Lonely Planet et entrer dans la vieille ville historique pour immédiatement chercher le chemin escarpé et l’escalier en bois qui mène au château qui surplombe Ljubljana.

Située entre la colline du château et Ljubljananica, l’étroite vieille ville (Staro Mesto) de Ljubljana est le quartier le plus ancien de la capitale, et le plus important sur le plan historique.

Elle se compose de trois longues places en enfilade, donnant l’impression de former une seule et même rue et allant vers le sud : Mestni trg (place de la vieille ville), Stari trg (place vieille) et Gornji trg (place haute).

La vieille ville possède une belle richesse architecturale ; les édifices de Stari trg et de Gornji trg ont en grande partie gardé leurs caractéristiques médiévales.

La vieille ville reste une zone vitale pour Ljubljana. C’est ici que se trouve l’hôtel de ville, qui a conservé ses fonctions depuis sa construction à la fin du XVe siècle.

En entrant dans l’hôtel de ville, on découvre une cour intérieure surmontée par trois niveaux d’arcades, où avaient lieu, autrefois, des représentations théâtrales.

Au-dessus du portail sud menant à une deuxième cour figure une carte en relief de Ljubljana, montrant la ville telle qu’elle était dans la seconde moitié du XVIIe siècle (avec les contours de l’ancienne implantation romaine d’Emona).

Passé l’hôtel de ville, je bifurque aussitôt à gauche, laissant le centre historique derrière moi, pour emprunter un petit chemin escarpé et verdoyant qui conduit au sommet de la colline qui surplombe Ljubljana, où se dresse l’ancien château médiéval.

L’ascension n’est pas très compliquée et dure une dizaine de minutes, s’achevant par les marches d’un bel escalier en bois.

Au sortir du chemin se dresse l’imposante silhouette de l’ancien château médiéval. Hélas, il est encore trop tôt pour le visiter, mais je sus là avant tout pour le découvrir et admirer la vieille ville depuis le sommet de la colline.

Si l’on peut se balader gratuitement dans les jardins du château, il faut en revanche payer pour pénétrer dans les espaces historiques dont font partie la tour de guet et la chapelle Saint-Georges.

C’est également à l’intérieur du château que l’on peut voir le Virtual Castle, l’exposition sur l’histoire de la Slovénie et le musée de la Marionnette.

Justement, parlons donc de l’histoire de ce fameux château de Ljubljana. Perché sur sa colline surplombant la capitale slovène, le château de Ljubljana puise ses origines dans la nuit des temps.

La colline est habitée depuis l’âge du bronze, aux alentours de 1200 avant Jésus-Christ, et les Romains y ont construit une fortification à l’époque où Ljubljana s’appelait Emona.

Mais c’est au Moyen Âge que le château prend véritablement forme. La première mention écrite du château remonte à l’an 1144, lorsqu’il appartient aux ducs de Carinthie de la maison de Spanheim.

Il passe ensuite à la maison de Habsbourg en 1335, marquant le début d’une longue ère impériale.

C’est sous l’empereur Frédéric III que le château est presque entièrement reconstruit, et la chapelle gothique dédiée à Saint-Georges est consacrée en 1489.

Après avoir rempli sa fonction défensive contre les incursions ottomanes, le château connaît un long déclin.

Au début du XIXe siècle, il est transformé en prison, une fonction qu’il conserve jusqu’en 1905, puis qu’il reprend brièvement pendant la Seconde Guerre mondiale.

Parmi ses prisonniers les plus célèbres, on trouve le révolutionnaire italien Silvio Pellico, incarcéré en 1820, et l’écrivain slovène Ivan Cankar, emprisonné en 1914.

En 1905, la municipalité de Ljubljana, sous l’impulsion de son maire Ivan Hribar, rachète le château dans l’espoir d’en faire un musée.

Le projet n’aboutit pas, et le bâtiment est alors transformé en logements pour des familles pauvres, qui l’occupent jusqu’en 1964.

La véritable renaissance du château commence à la fin des années soixante. En 1969, les architectes Edo Ravnikar Jr., Majda Kregar et Miha Kerin remportent un concours pour sa rénovation et se lancent dans un chantier qui durera plusieurs décennies.

L’architecte Jože Plecnik, figure majeure de l’architecture slovène, réaménage les anciennes fortifications en une promenade appelée Šance.

En 2006, l’installation d’un funiculaire facilite l’accès du public et marque une nouvelle étape dans l’ouverture du château.

Pour visiter la colline du château, je vais suivre le chemin de randonnée indiqué par le Lonely Planet le tracé passe par le monument de la Révolte paysanne.

Cette statue un peu étrange rend hommage aux milliers de paysans tués lors de lrévolte de 1573.

Un peu plus haut se trouve Sance, une autre oeuvre de l’incontournable Plecnik, mais si je suis monté si haut de bon matin, ce n’est pas pour un de ses nombreux monuments disséminés aux quatre coins de la capitale slovène, mais bien pour admirer la ville depuis Sunset Overlook.

Car c’est de ce point de vue si prisé des touristes lorsque la nuit tombe pour admirer le coucher de soleil qui tombe sur la ville qu’on a la plus belle vue sur Ljubljana.

Et il est vrai que la vue vaut véritablement le détour. Dommage qu’hier soir la pluie et l’orage se soient invités à la soirée, m’empêchant de grimper sur la colline au moment le plus opportun. Ce sera pour une autre fois.

Je publie donc toute une série de photos prises depuis ce point de vue et je profite de ce moment pour vous raconter une partie de l’histoire de Ljubljana quand celle-ci s’appelait encore Emona.

Cette cité, nommée Emona, a vu le jour il y a deux millénaires. Sa fondation est étroitement liée à la mythologie et à l’histoire de la conquête romaine.

La tradition locale, renforcée par des récits d’historiens anciens, associe sa fondation à la légende des Argonautes, ce qui a profondément marqué l’imaginaire de la ville, au point que le dragon de cette légende est devenu le symbole de Ljubljana.

C’est en l’an 14 de notre ère que la colonie romaine nommée Colonia Iulia Aemona est officiellement établie sur le site de l’actuel centre-ville.

Cette fondation s’inscrit dans le projet d’expansion et de pacification de la région mené par l’empereur Auguste, succédant à un camp militaire romain installé une cinquantaine d’années plus tôt.

Sa position, à la croisée des routes menant de l’Italie vers le Danube et le long de la route de l’ambre, en faisait un point stratégique majeur pour le commerce et la défense de l’Empire.

La ville comptait alors environ cinq mille habitants, principalement des colons venus du nord de l’Italie, des agriculteurs, des commerçants et des artisans.

La ville, construite sur le modèle urbain romain, était organisée autour d’un forum, sa place centrale, situé près de l’actuelle intersection des rues Slovenska et Rimska.

Ce n’était pas une cité endormie : des fouilles archéologiques récentes, comme celles menées en 2023 et 2024, ont mis au jour des vestiges exceptionnellement bien préservés, dont des mosaïques datant du IVe siècle.

Les archéologues ont également découvert les traces d’une vie raffinée, comme un système de chauffage par hypocauste dans une maison urbaine, qui témoigne du confort dont jouissaient les citoyens les plus aisés.

L’un des artefacts les plus célèbres issus de cette époque est la statue en bronze doré d’un citoyen d’Emona, datant du début du IIe siècle, un monument funéraire unique dans tout l’Empire romain.

Pendant près de cinq siècles, Emona a prospéré, avant d’être détruite par les Huns en l’an 452. Cependant, son héritage est resté vivant.

Aujourd’hui, de nombreux vestiges sont encore visibles en plein cœur de Ljubljana, comme les remparts de Mirje, restaurés par l’architecte Jože Plecnik dans les années 1930.

Un parc archéologique urbain, l’Archéopark Emona, permet de découvrir plusieurs de ces sites, dont une maison romaine avec son système de chauffage préservé et un centre paléochrétien avec un baptistère.

La ville a d’ailleurs célébré le deux millième anniversaire d’Emona en 2014 et 2015, prouvant que la mémoire de cette cité antique est toujours bien ancrée dans l’identité de la capitale slovène.

Après avoir passé un bon moment au sommet de la colline du château, je me résous enfin à descendre en empruntant un autre chemin piétonnier qui longe pendant quelques minutes les toits de la ville et me ramène en plein coeur du centre historique.

Bonne nouvelle, l’afflux des touristes n’a pas encore commencé et je peux profiter à plein des belles vues sur les façades des maisons de la vieille ville.

Si je ne peux ici énumérer tous les bâtiments que l’on peut admirer dans ce centre-ville historique, je peux du moins évoquer rapidement les trois plus belles places de la vieille ville.

A commencer bien sûr par la belle place municipale, piétonne, pavée et commerçante, dominée par la belle façade baroque de l’hôtel de ville.

Juste devant on peut admirer la fontaine des rivières de Carniole (1751) de Francesco Robba, inspirée de la fontaine du Bernin, à Rome, sur la piazza Navona, avec la Save, la Krka et la Ljublanica sous forme de figures allégoriques.

De la période classique subsistent en face du n°24, la maison Souvan et la maison Rakovec au n°17 où France Preseren a vécu quelques années.

A voir aussi la place Vodnic où sa statue, dressée au millieu, tourne le dos au marché de fruits et légumes qui s’y tient régulièrement ici. Autrefois, cette statue faisait face au lycée, un ancien monastère démoli après le tremblement de terre de 1895.

Au nord de la palce Pogacar, le long de la Ljublanica, les arcades et colonnades du marché couvert construites par Plecnik vont du triple pont au pont du Dragon.

Le pont du Dragon justement, l’emblème de Ljubljana, représenté sur tous les souvenirs de la ville, fut l’un des premiers du continent à être construit entièrement en béton.

Les dragons ont été créés par Jurij Zaninovic, un élève de l’architecte viennois Otto Wagner, le maître de Plecnik. La symbolique des dragons est progressivement passée de monstre à protecteurs de la ville, incarnant le pouvoir, le courage et la sagesse.

A voir aussi le palais épiscopal datant de 1512 qui possède la plus belle cour à arcades de la ville. Il a servi de rsidence à Napoléon, aux gouverneurs des provinces illyriennes, ainsi qu’au tsar Alexandre 1er, pendant le congrès de la Sainte-Alliance (1821)

Le séminaire des prêtres borde l’est de la Pogacarjev trg. De part et d’autre du portail municipal se trouvent deux géants, sculptés par Angelo Pozzo, un maître du baroque.

Sa bibliothèque est un pur chef-d’oeuvre. Les fresques (1721) sont de Giulio Quaglio. On peut les visiter sur rendez-vous uniquement.

La cathédrale Saint-Nicolas a pris le relai d’une église romane bâtie au XIIe siècle par les bateliers et pêcheurs de Ljubljana. En 1461, l’église est devenue le siège du diocèse.

Elle a été démolie au début du XVIIIe siècle laissant place à la créativité d’Andrea Pozzo, architecte, peintre et jésuite.

L’église est repérable à son dôme aux nuances de vert ainsi qu’à ses deux tours symétriques. Parmi les merveilles découvrir, on peut citer les anges et l’autel du transept du maître Francesco Robba.

On peut aussi visiter l’église Saint-Jacques (1615) sur Levstikov trg et sa chapelle octogonale dédiée à saint François-Xavier attenante à l’église (1660).

La première université de la ville (théologie, philosophie, médecine, musique) se tenait dans le monastère jésuite, à côté de l’église.

Enfin, il ne faudra pas manquer le célèbre parc du Tivoli, le plus grand de la ville, imaginé en 1813, par l’ingénieur français Jean Blanchard.

Aujourd’hui, il s’étend sur près de 5 km² et est divisée en trois parties par de grandes allées de marronniers.

Des sentiers géométriques, des carrés de fleurs, des arbres magnifiques, de nombreuses statues, des fontaines, agrémentent cet endroit idéal pour se détendre à quelques centaines de mètres du centre.

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