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Salzbourg, la forteresse de Hohensalsburg et son château

Salzbourg, la forteresse de Hohensalsburg et son château

Lundi 10 juillet. Enfin, voici le clou de la journée. Un moment que je n’oublierai, je l’espère, jamais. La montée vers la forteresse Hohensalsbourg. Autrement dit vers le château qui surplombe la ville et qui offre une unique sur la ville. Jugez plutôt.

Accéder à ce panorama se mérite. Il y a deux solutions possibles : soit monter à pied par le chemin qui grimpe derrière le Festspielhaus, soit prendre le funiculaire (11, 50 € mais gratuit avec la Salzbourg Card). Du coup, je n’hésite pas une seconde et je grimpe la colline du château dans la cabine du funiculaire.

Me voici donc au sommet. Mais pour admirer le panorama sur la ville, il faut encore emprunter le chemin de ronde, ou bien monter directement à la tour supérieure qui domine toute la ville d’un côté, et la vallée et la montagne de l’autre.

La tour, ce sera pour plus tard. Je ne peux pas résister à l’envie de basculer mon regard vers la ville qui s’offre tout entière à ma vue. Face à moi, l’architecture massive de la cathédrale et dans le prolongement, la résidenz et sa chapelle. Magique.

Le meilleur moment de la journée pour admirer la ville reste, paraît-il, le coucher du soleil. Mais hélas, je n’aurai pas le courage de grimper une deuxième fois la colline. Qu’importe, il ne me reste plus qu’à imaginer les clochers rougeoyant dans le crépuscule.

Je me console (je ne sais pas si c’est vraiment le mot approprié quand même !) avec la ville qui s’étale face à moi en épousant les contours de la rivière Salzach qui sinue au milieu des édifices de Salzbourg.

Au-delà, comme un écrin majestueux, les montagnes alpines enserrent la ville dans un vaste déroulé de verdure. Les monts surgissent, massifs et imposants, tandis qu’au loin, on devine les cimes enneigées des sommets alpins.

En route pour la forteresse. Une fois la colline grimpée et la vue sur la ville appréciée, je m’attaque à ce monstre de pierre datant de 1077, forteresse qui fut ensuite agrandie par les princes-archevêques.

L’aspect actuel de la forteresse date du XVIe siècle, ce qui en fait l’une des rares forteresses d’Europe à demeurer dans son état original. Elle consiste en une accumulation d’édifices défensifs, d’arsenaux, de tours et de bastions ajoutés dans tous les sens.

Pour la petite histoire, la forteresse de Salzbourg demeura imprenable. Une fois le passage derrière moi, j’accède à une cour intérieure dont la terrasse offre encore un panorama exceptionnel sur la ville.

On peut également accéder à la tour supérieure qui domine toute la ville, et de l’autre, la montagne et la vallée. Mais pour ça, il faut d’abord commencer la visite et pénétrer à l’intérieur du château.

Au milieu de la place principale du château se dressent la chapelle Saint-Georges et son magnifique plafond à nervures.

Un petit coucou à l’un des nombreux princes-archevêques qui présidèrent aux destinées de la ville.

Interdiction de prendre des photos à l’intérieur des salles du château. Tant pis pour les salles gothiques du XIe siècle, les grands salons, les salles de concert, les colonnes torsadées de marbre rouge, la salle des blasons, les plafonds chargés de boutons d’or, la salle dorée, les scènes bibliques, et tant d’autres petites merveilles.
Bon bref, n’épilogons pas. Je ne comprendrais jamais je crois, ce genre d’interdiction. Qu’on interdise les flashes, je veux bien l’admettre, mais sans flash, où est le problème ? Les cartes postales peut-être ? Du coup, je me rabats vers le musée de la guerre. Pas vraiment mon truc ce genre de musée, mais celui-ci a au moins le mérite d’évoquer concrètement les souffrances des soldats en mettant en scène leurs lieux de vie… et de mort.

Et à l’étage, ne surtout pas manquer, cette fabuleuse exposition militaire qui tient plus du jeu de marionnettes que de véritables soldats. Magique.

De marionnettes justement, parlons-en. Car la forteresse abrite certainement l’un des plus beaux musées du genre, dédié exclusivement aux marionnettes de Salzbourg. C’est même l’occasion de voir quelques extraits de spectacle… en miniature !

Après cette jolie visite, il est grand temps de redescendre en ville… J’ai une faim de loup. Pas question pour autant de reprendre le funiculaire. Pour descendre, j’emprunterai l’ancien chemin de ronde et le sentier qui passe derrière le Festspielhaus.

Ce sentier offre encore une fois une magnifique vue sur la ville. Plus rapprochée bien sûr, mais tout aussi spectaculaire.

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