Sur les rives du lac de Zaovine, adieu au parc de Tara et à la Serbie
Vendredi 17 juillet. Je profite de ces derniers instants sur les rives du lac de Zaovine pour admirer le paysage, qui est un des plus beaux du parc national de Tara.
Pendant les mois de juillet et d’août, la température de l’eau permet la baignade sur de petites plages de galets sauvages et non surveillées.
Le lac est réputé parmi les pêcheurs pour ses populations de truites, de truites arc-en-ciel et de chevesnes qui prospèrent dans ses eaux propres.
Un réseau de sentiers de randonnée pédestre et de pistes de VTT fait le tour des crêtes environnantes, reliant les petits hameaux aux maisons traditionnelles en bois.
Voilà pour le parc de Tara, une visite exceptionnelle qui peut aussi être complétée par de nombreuses randonnées et par la visite de la petite maison sur la Drina.
Cette petite cabane en bois est construite directement au sommet d’un rocher isolé au milieu du fleuve Drina, près de la ville de Bajina Bašta.
Elle marque la frontière naturelle entre la Serbie et la Bosnie-Herzégovine, à la lisière du parc national de Tara. Sa position singulière au milieu des eaux vives en a fait un symbole mondial du tourisme de nature dans les Balkans.
L’histoire de la cabane débute durant l’été 1968 à l’initiative d’un groupe de jeunes nageurs locaux mené par Milija Mandic. Les adolescents utilisaient ce rocher rocheux comme plateforme pour se reposer et se protéger du soleil pendant leurs baignades dans le fleuve.
Face à l’inconfort de la pierre nue, ils décident de transporter des planches de bois récupérées d’une vieille grange abandonnée à l’aide de barques et de canoës. Ils assemblent la première structure rudimentaire l’année suivante, en 1969, pour en faire un refuge estival.
La maison a dû faire face aux caprices et à la violence des courants de la Drina, un fleuve réputé pour ses crues subites et dévastatrices.
Au cours de son histoire, la cabane a été entièrement emportée ou gravement détruite par les eaux à sept reprises. À chaque destruction, la communauté locale et les passionnés ont reconstruit bénévolement la structure en améliorant ses fondations.
La version actuelle est solidement ancrée au rocher et conçue avec des parois mobiles qui s’ouvrent pour laisser passer le flux lors des grandes montées d’eau.