Zadar, les charmes de l’ancienne ville antique

Zadar, les charmes de l'ancienne ville antique

Mardi 28 juillet. Dernière étape de mon road trip à travers les Balkans, voici la belle ville de Zadar, sur la côte dalmate, dont la vieille ville, si elle n’avait pas été cruellement bombardée durant la Seconde Guerre mondiale, aurait pu rivaliser avec Dubrovnik.

Construite sur une presqu’île, elle a néanmoins conservé une partie de ses épaisses murailles ainsi que des quartiers et des monuments remarquables.

La pierre blanche et polie des palais et les grosses dalles lustrées par les milliers de visiteurs en été dégagent une lumière un peu irréelle.

Dans son architecture, sa cuisine et ses habitudes, Zadar cultive une nonchalance toute méditerranéenne qui en fait une étape incontournable d’un périple à travers la Croatie.

L’un des grands amoureux de Zadar, le réalisateur Alfred Hitchcock, écrivit dans le livre d’or de son hôtel que la ville offrait un des plus beaux couchers de soleil qu’il eût jamais vus.

Du coup, chaque soir, les habitants et les visiteurs se rassemblent sur le front de mer de l’antique cité pour s’émerveiller de ses rouges, roses et violets profonds, sans équivalent en Croatie ; le mélodieux orgue marin accompagne le spectacle et fait du crépuscule une expérience sensorielle unique en son genre.

Commençons donc la visite qui va me conduire tout doucement vers l’ancien forum et la ville antique. Pour cela, on passe d’abord la porte de la Terre-Ferme. Avec son air d’arc de triomphe, cette œuvre de Sammichelli, architecte italien, est un remarquable exemple de Renaissance dalmate (1543).

La suprématie de Venise est affirmée par le lion de Saint-Marc et les armoiries de la République. On y voit aussi, sous le lion, saint Chrysogone, le patron de la ville, sur son cheval.

Puis on aborde la rue Ante Kuzmanica prolongée par la rue Spire Brusine. À gauche, l’école de la Marine. Et juste après, la Rudera Boskovica mène à la faculté de lettres et de philosophie abritée par un élégant palais de 1906.

Devant s’étend Varös, le quartier étudiant. Pour les fans d’églises primitives, voir à côté du resto Bruschetta, les vestiges de celle de Storomica, à cinq absidioles.

Puis on arrive à Petra Zaranica trg, place dominée par l’imposante tour du capitaine (XVIe siècle). Sur la place d’à côté (Pet Bunara trg), cinq puits couvrent une immense citerne construite au XVIe siècle qui fut longtemps la seule source d’approvisionnement en eau de la ville.

Au nord de la place, l’unique colonne rescapée du temple romain consacré à la triade capitoline (installée sur cette place en 1729) et une minuscule église des VIe et VIIe siècle. Sur la rue Spire Brusine, d’autres palais et cours à colonnes, comme le palais Nassis.

On arrive ensuite à l’église Saint-Siméon, qui date du XIVe siècle, mais qui a été remaniée dans un style baroque au XVIIe siècle. Sa façade en volute typique date de cette période.

D’abord dédiée à saint Etienne, elle changea de nom à l’occasion du transfert des reliques de saint Siméon en 1631. De loin, on admirera dans le choeur, derrière l’autel, le magnifique sarcophage-reliquaire porté par deux anges.

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