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Panama city, de la vieille ville à la place des Français

Pourquoi visiter le casco viejo à Panama ?

Un voyage dans l’histoire coloniale
C’est un véritable saut dans le passé à la rencontre des racines de la ville. Fondé en 1673 après la destruction de l’ancienne Panama La Vieja par le pirate Henry Morgan, le Casco Viejo a été conçu comme une ville-forteresse sur une presqu’île pour échapper aux pillages. Son tracé en damier et ses remparts témoignent de cette époque stratégique. Aujourd’hui, flâner dans ses ruelles pavées, c’est se plonger dans des siècles d’histoire où se mêlent conquistadors, pirates et la quête d’indépendance, proclamée en 1903 sur la célèbre Plaza de la Independencia.

Une explosion d’architectures et d’églises
C’est un véritable musée à ciel ouvert où se côtoient harmonieusement différents styles architecturaux. Aux façades colorées de l’époque coloniale s’ajoutent des influences néoclassiques, Art déco et afro-coloniales, reflétant le brassage culturel unique du pays. Au détour des rues, vous découvrirez des trésors comme l’église San José, célèbre pour son autel doré baroque superbement ouvragé, et la majestueuse Catedral Metropolitana, qui surplombe la place principale.

Des places emblématiques, des musées et une gastronomie
La visite est ponctuée par des places chargées de symboles et de salles d’exposition captivantes. La Plaza de Francia rend hommage aux bâtisseurs français du canal, tandis que la Plaza Bolívar commémore le libérateur. Le Musée du Canal interocéanique est indispensable pour comprendre l’impact de cette prouesse d’ingénierie mondiale. Après cette immersion historique, le quartier se révèle aussi une destination gastronomique de choix. On y trouve de tout, du marché aux poissons où déguster un ceviche frais aux restaurants fusion haut de gamme offrant une cuisine inventive, sans oublier les cafés servant le célèbre geisha.

Entre rénovation urbaine et vie nocturne branchée
C’est un lieu qui vit pleinement au rythme moderne. Longtemps laissé à l’abandon, le quartier a connu une renaissance spectaculaire, passant d’une zone délabrée à l’un des secteurs les plus branchés de la capitale. Le jour, l’ambiance est décontractée ; la nuit, le Casco Viejo s’anime. Les rooftops des hôtels et les bars à cocktails tendance, comme ceux perchés sur l’hôtel Tantalo, attirent une foule branchée avec une vue imprenable sur la skyline moderne de Panama. Pour une ambiance plus feutrée, le Danilo’s Jazz Club offre une expérience musicale intimiste de classe mondiale.

Comment visiter le casco viejo à Panama ?

Accès et transports pour rejoindre le quartier

Situé sur une presqu’île face à la baie de Panamá, le Casco Viejo est facilement accessible depuis n’importe quel point de la capitale. Depuis l’aéroport international de Tocumen (PTY), comptez entre trente et cinquante minutes de route selon le trafic. Le moyen le plus simple est de prendre un taxi officiel pour environ 30 à 40 dollars, ou bien de commander un VTC comme Uber ou InDriver, plus économique et largement utilisé par les locaux, qui vous déposera directement devant votre hôtel. En centre-ville, le métro panaméen constitue une excellente alternative avec un tarif unique de 35 centimes ; les stations Cinco de Mayo ou Santa Ana sont les plus proches du quartier historique. Vous pouvez aussi rejoindre le Casco Viejo à pied depuis la Cinta Costera, la promenade côtière, ou emprunter les bus du réseau MetroBus (entre 0,25 et 1,50 dollar), mais ces derniers sont moins adaptés aux visiteurs novices. Le stationnement dans le Casco Viejo étant très limité, il est préférable de laisser sa voiture dans un parking payant des alentours ou d’utiliser les taxis.

Horaires d’ouverture et meilleurs moments

Le quartier lui‑même est un espace public ouvert en permanence, ce qui signifie que vous pouvez flâner dans ses ruelles pavées à toute heure de la journée. Les musées et monuments, en revanche, ont des horaires variables. La plupart ouvrent entre 9h00 et 10h00 et ferment entre 17h00 et 18h00, et il est conseillé de vérifier les informations actualisées sur leurs sites officiels avant votre visite. Pour une ambiance tout à fait différente, certains établissements, comme les bars sur les toits et les restaurants, sont ouverts jusque tard dans la soirée, offrant une vue imprenable sur la baie illuminée. La période idéale pour découvrir le quartier se situe entre décembre et avril (saison sèche), mais les températures restent agréables toute l’année.

Tarifs des sites et options de visite

Les musées et les églises accessibles au public demandent généralement un petit droit d’entrée, de l’ordre de quelques dollars. Par exemple, le Musée du Canal Interocéanique, installé dans un magnifique bâtiment néoclassique, permet de retracer l’épopée de la construction du canal pour environ 10 dollars. D’autres musées, tels que le Musée d’Art Contemporain, appliquent des tarifs similaires, tandis que l’entrée à l’église San José pour admirer son fameux autel doré est souvent libre ou à prix modique

Conseils pratiques

Le quartier est généralement sûr, mais comme dans tout grand centre touristique, restez vigilant vis‑à‑vis de vos affaires personnelles, surtout la nuit. N’hésitez pas à flâner sans itinéraire trop strict : le charme du Casco Viejo réside dans ses détails – fresques colorées, balcons en fer forgé, cours intérieures cachées. Pour une expérience plus approfondie, des visites guidées à pied sont proposées par plusieurs agences locales, avec des départs généralement le matin ou en début d’après‑midi

Panama city, de la vieille ville à la place des Français

Mercredi 10 juillet. À deux pas de la place des Français, un peu avant la pointe du Casco Viejo, il faut s’enfoncer dans une petite ruelle pour découvrir la seule plage du quartier historique de Panama City.

Une minuscule petite crique que peu de touristes connaissent car ils n’osent que très rarement s’aventurer en terrain inconnu. Dommage, car l’endroit est vraiment magnifique.

Avec ce ciel chargé, prêt à gronder et à s’ouvrir pour délivrer sa pluie, des reflets métalliques apparaissent à la surface de l’océan.

Cette couleur électrique donne des reflets étonnants et finalement très esthétiques, plus jolis en tout cas qu’un simple ciel bleu sans nuage.

Quant à la baignade, je ne la recommande pas vraiment, voire pas du tout. La plage n’a pas l’air vraiment propre. Et le sable noirci par la pollution des eaux ne présente pas toutes les garanties. Pour se baigner, il existe quelques plages renommées en dehors de la ville. Pour s’y rendre, il suffit de prendre un taxi ou de commander un Uber.

Pour ma part, je me contenterais de cette vision très esthétique de cette plage, de ce ciel tourmenté et des couleurs métalliques des vaguelettes qui déferlent sur la plage.

Retour sur la terre ferme pour faire un nouveau petit tour dans la vieille ville. Plus que les bâtiments coloniaux qui flaient bon les restaurations bétonnées, je préfère là encore la silhouette fragile des ruines des églises saccagées il y a trois siècles par les pirates de Morgan.

Malgré tout, quelques bâtisses semblent avoir encore échappé aux promoteurs et présentent des façades coloniales encore très authentiques.

Enfin, me voilà à l’entrée de la place des Français où un vendeur de glaces se repose tranquillement sous un arbre trois fois centenaire.

En remontant vers la place des Français, sur la droite de la rampe d’accès, on a encore une très jolie vue sur la crique où je me trouvais tout à l’heure.

De là, on a une vue plongeante sur une grande partie de la vieille ville, ses petites maisons basses entassées tout le long du front de mer, et quelques hôtels qui offrent la vue sur la baie.

Plus bas, les marées freinées par les digues et les piliers du pont qui relie le Casco Viejo à la nouvelle ville finissent par envaser la baie. De quoi donner un peu de relief à mes photos.

À gauche, voici la place des Français et son obélisque surmonté du coq national. Depuis plus de cent ans, il n’a pas bougé de son promontoire.

Au centre de la place trône bien sûr un buste de celui qui a eu l’idée de relancer l’idée de percer le canal de Panama : Ferdinand de Lesseps. Autour de lui trônent d’autres Français qui ont participé à cette aventure industrielle qui a tout de même coûté la vie à des milliers d’ouvriers panaméens.

Étrange tout de même que les Panaméens vouent un tel culte à un homme dont l’entêtement à vouloir percer un canal à l’identique de celui qu’il avait percé en Égypte fit tant de morts… À vouloir creuser un canal au niveau de la mer, à vouloir s’enfoncer bille en tête dans la jungle épaisse du Panama, des milliers d’hommes y ont perdu la vie, ravagés par la malaria et les autres maladies tropicales.

C’est donc avec une certaine retenue que j’admire cette jolie place des Français. La plupart des touristes ignorent cette partie-là de l’histoire.

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