Hué, les secrets des tombeaux impériaux
Dimanche 28 janvier. Après notre petite escapade matinale près du village de Thanh Toan, direction la route des tombeaux impériaux, dans la proche région de Hué. Certes, on y va aujourd’hui en voiture (visite privée ! Je suis le seul touriste de mon excursion !), mais on peut aussi y accéder par la rivière aux Parfums, après la visite de la pagode Thien Mu. Bref, me voici donc devant la vaste esplanade du tombeau Minh Mang, le deuxième roi de la dynastie Nguyen qui régna sur le pays entre 1820 et 1840.
Sur l’esplanade amenant au portique d’entrée à trois portes, impossible de passer à côté des multiples statues dressées devant le tombeau. Il s’agit des traditionnelles statues des mandarins civils et militaires, éléphants et chevaux, qui ornent l’entrée de tous les tombeaux royaux. Mais ceux-là, il faut bien le reconnaître, sont d’une beauté incontestable.
Minh Mang, quatrième fils de Gia Long, dessina lui-même les plans de son tombeau… Mais il ne le vit jamais achevé ! Et pour cause, le souverain mourut avant le début des travaux (1840-1843). C’est ainsi le seul des tombeaux royaux à avoir été édifié après la mort du souverain.
Pour la petite histoire, Minh Mang eut une trentaine de femmes, 300 concubines et quelque 142 enfants… De quoi peut-être fatiguer le souverain ?
Construit sur un axe de 700 mètres de long, l’ensemble des constructions n’occupe pas moins de 28 ha, délimités par une ellipse de 1750 m. Le tombeau de Minh Mang, sans doute le plus beau de tous, est considéré comme un exemple d’harmonie avec la nature avec ses pièces d’eau, ses fontaines et ses jardins attenants.
Une fois le portique d’entrée passé, on se retrouve en plein milieu d’une vaste cour qui amène tout droit vers le pavillon de la Stèle. Des rampes ornées de dragons courent le long des escaliers.
Quant à la stèle, gravée sur marbre noir en chinois, elle fut composée par le philosophe Thiêu Tri.
Passé le pavillon de la stèle, on accède à l’édifice suivant. Trois autres niveaux sont nécessaires. Marches très hautes pour permettre aux visiteurs du roi de réfléchir à ce qu’ils comptaient lui dire !
À l’intérieur, la magnificence des boiseries rivalise de beauté avec l’orfèvrerie des autels. Une aubaine pour mon 35 mm…
Après le pavillon de la stèle, me voici devant la Porte de la Vertu éclairée, superbe, en bois peint de rouge et de jaune. Elle est surmontée d’un belvédère afin que le roi puisse admirer le paysage.
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