Pourquoi visiter le temple Ta Som ?
Une immersion dans l’atmosphère mystique d’Angkor
Ta Som est l’un des temples les plus charmants et intimes du parc archéologique d’Angkor, offrant une expérience de visite authentique qui contraste avec la foule des sites majeurs. Construit à la fin du XIIe siècle par le roi bouddhiste Jayavarman VII, ce petit temple était dédié à son père, le roi Dharanindravarman II, et s’inscrit dans le style architectural du Bayon. Sa taille modeste et son atmosphère paisible en font une halte précieuse pour les voyageurs en quête de sérénité, loin de l’agitation des temples plus célèbres comme Angkor Wat ou Ta Prohm.
Le figuier étrangleur, emblème d’une nature conquérante
L’élément le plus spectaculaire de Ta Som est sans conteste la porte orientale, dont le gopura en grès est littéralement enlacé par les racines d’un immense figuier étrangleur. Ce spectacle, qui évoque l’atmosphère de Ta Prohm sans en avoir la foule, est l’un des clichés les plus emblématiques du parc. La scène est d’autant plus fascinante que le figuier semble fusionner avec la pierre, créant un dialogue saisissant entre l’architecture humaine et la puissance végétale qui incarne le charme des temples khmers oubliés par la jungle. Il est toutefois important de noter que l’arbre a été partiellement coupé par les autorités pour des raisons de conservation, ce qui en a quelque peu modifié l’apparence.
Des sculptures d’une qualité exceptionnelle
Au-delà de cette image iconique, Ta Som recèle des trésors artistiques remarquables. Les murs du temple sont ornés de délicates sculptures représentant des devatas (divinités féminines) et des apsaras, dont la facture est particulièrement fine et expressive pour des œuvres de la fin du XIIe siècle. Les gopuras à quatre visages souriants, caractéristiques du style Bayon, veillent sur les quatre points cardinaux. Les linteaux sculptés, représentant des scènes de la vie du bodhisattva Lokeshvara et des épisodes de la mythologie hindoue, sont également remarquables.
Une étape sereine sur le Grand Circuit
Facilement accessible sur le Grand Circuit, Ta Som est une halte idéale pour une visite d’une trentaine de minutes à une heure . Le temple est ouvert de 7h30 à 17h30 et son entrée est incluse dans le billet d’accès au parc archéologique. Situé à environ 17 kilomètres du centre de Siem Reap et à 15 minutes d’Angkor Wat, il est souvent visité en même temps que les temples voisins de Preah Khan, Neak Pean et Pre Rup. Les visiteurs apprécient particulièrement le calme du lieu, qui permet de s’imprégner de l’atmosphère envoûtante de la jungle, et la possibilité d’observer des détails architecturaux rares qui échappent souvent dans les temples plus fréquentés.
Comment visiter les différents temples d’Angkor ?
Trois circuits pour s’adapter à tous les rythmes
L’immensité du parc d’Angkor (plus de 400 km²) peut être déroutante. Pour la parcourir, tout est pensé autour de deux itinéraires de visite. Le Petit Circuit, le plus classique, concentre les temples les plus célèbres en une boucle d’environ 20 kilomètres : Angkor Wat, le Bayon aux visages de pierre et Ta Prohm enlacé par les racines des fromagers en sont les étapes phares. Pour ceux qui disposent de plus de temps, le Grand Circuit s’éloigne davantage vers le nord-est et mène à des sites plus préservés comme Preah Khan, Neak Pean ou le Pre Rup, célèbre pour son coucher de soleil. Le choix du circuit déterminera l’organisation de votre journée, mais il est tout à fait possible de combiner les deux sur plusieurs jours.
Les horaires d’ouverture précis pour chaque site
Les horaires des temples sont désormais bien établis en 2026 et varient pour s’adapter aux levers et couchers de soleil. Le temple d’Angkor Wat ouvre plus tôt que les autres, à 5h00, pour permettre d’admirer le lever du soleil, et ferme à 18h00 . La majorité des temples du Petit et du Grand Circuit (Bayon, Ta Prohm, etc.) sont accessibles de 6h00 à 18h30. Enfin, quatre sites sont officiellement dédiés à l’observation du coucher (Pre Rup, Phnom Krom, Sras Srang et la porte Tonle Om) ; ils ouvrent à 5h00 et ferment à 19h00. Une règle de grâce de 30 minutes est appliquée partout : si vous êtes déjà à l’intérieur d’un temple à l’heure de fermeture, vous avez une demi-heure supplémentaire pour en sortir tranquillement.
Les tarifs des billets et où les acheter
L’accès au parc est réglementé par un pass (Angkor Pass) disponible en trois formules. Le billet d’une journée coûte 37 dollars, le pass de trois jours (valable une semaine) est à 62 dollars et le pass de sept jours (valable un mois) à 72 dollars. Le pass de trois jours est le plus populaire car il offre le meilleur rapport qualité-prix pour une visite complète. L’achat se fait en ligne sur le site officiel d’Angkor Enterprise, ou directement au bureau des billets (Angkor Ticket Office) qui ouvre à 4h30 pour les premiers visiteurs. Une photo d’identité vous sera prise sur place pour imprimer votre ticket, qu’il est indispensable de conserver précieusement.
Comment se déplacer et les précautions à prendre
Pour explorer le parc, le moyen le plus pratique et le plus populaire est le tuk-tuk. Il est facile de louer un chauffeur pour une journée complète (environ 15 à 20 dollars) qui vous emmènera de temple en temple et vous attendra sur place. Pour une expérience plus libre, la location de vélos (environ 2 dollars par jour) ou de scooters est également possible. Le code vestimentaire est strict et doit être respecté : les épaules et les genoux doivent être couverts avec un tissu opaque. Une attention particulière est à porter à la tour centrale d’Angkor Wat (Bakan) : elle est ouverte tous les jours, mais ferme les après-midis des 14 et 28 de chaque mois pour des travaux de conservation.
Angkor, le temple abandonné du Ta Som
Jeudi 1er février. Après le Mébon oriental, direction le Ta Som qui se trouve à quelques centaines de mètres de là. Il s’agit d’un petit temple du même style que le Ta Prohm, et édifié à la même époque.
Situé à l’extrémité Est du baray nord-oriental (Jayatatāka), au nord du baray oriental, cet ensemble de dimension modeste a été érigé par Jayavarman VII vers la fin du XIIe siècle.
À cette heure de la journée, je commence à profiter pleinement de la belle lumière du soleil qui vient blondir les façades sculptées du temple.
Le Ta Som comprend deux enceintes entourant le temple lui-même : l’enceinte extérieure, simple mur en latérite, est dotée uniquement de deux gopuras est et ouest surmontées de tours à quatre visages. Au Nord et au Sud se trouvent deux fausses portes simplement décorées. Ce mur délimite un espace rectangulaire d’environ 200 m sur 240 m, dans lequel seuls subsistent deux bassins, de part et d’autre de l’allée Est.
L’enceinte intérieure, précédée d’une douve et à laquelle on accède par deux terrasses cruciformes ornées de nāgas, est une galerie en latérite et grès.
Le temple lui-même possède une enceinte de 20 m par 30 m entourant la tour-sanctuaire centrale, un prasat de plan cruciforme à faux étages, et deux petites « bibliothèques » à l’Est.
Une des tours du temple est dévorée lentement par un immense ficus géant. Toutefois, la majeure partie de la riche décoration a été préservée.
Voilà pour le plan d’ensemble du temple… À moi maintenant de découvrir les magnifiques sculptures qui ornent les façades du temple et de ses gorupas.
Au-delà du temple lui-même, le véritable intérêt du Ta Som réside dans ses belles décorations qui viennent enrichir les façades des salles, les linteaux et les encadrements des fenêtres.
Il faut en effet ne pas hésiter à grimper sur les murs pour aller voir au plus près le riche inventaire sculptural que recèle ce temple, comme cette déesse à l’aspect véritablement humain, entourée de prêtres et de serviteurs.
Plus loin, ce sont les magnifiques apsaras et devatas qui viennent encore enrichir les façades du temple. Il faut se pencher au plus près pour saisir toute la délicatesse des traits, la multitude de détails dont fourmillent les vêtements, les drapés, mais également les coiffes et les bijoux portés par ces danseuses divines.
Les visages sont encore d’une infinie beauté, les corps d’une extrême sensualité.
Des travaux de conservation du temple ont commencé en 1998. Au cours de la dernière décennie, le travail sur le site a permis de former des travailleurs khmers. Quatre tours ont ainsi été stabilisés et les débris ont été enlevés.
Les devatas sculptées dans la pierre présentent toute une particularité qui leur est propre. Aucune ne ressemble à sa voisine. Toutes sont uniques par leur beauté et leur grâce.
La lumière blonde et douce du soleil hivernal vient patiner les sculptures sans jamais les écraser. Chaque détail en est ainsi révélé, rehaussé.