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Angkor Wat, les bas-reliefs des galeries ouest et sud

Angkor Wat, les bas-reliefs des galeries ouest et sud

Mercredi 31 janvier. Les bas-reliefs de la galerie ouest sont tout à fait exceptionnels.

Dans la partie nord de cette galerie ouest, on peut ainsi y admirer une scène du fameux Ramayana (guerre entre Râma et Râvana, qui lui a volé son épouse, Sitâ). Les roues du char de Ravâna possèdent 16 rayons, nombre qu’on retrouve également dans la loi bouddhique.

Si on observe bien, on peut distinguer l’armée de singes emmenée par Hanuman, et alliés de Râma.

Dans la partie sud de cette même galerie ouest, les bas-reliefs racontent le Mahâbrârata, qui n’est autre qu’une histoire de crime et de jalousie amoureuse… Une fois encore !

À gauche de la scène, on distingue l’armée de Kaurava, et à droite, celle de Pandava, qui finira par l’emporter sur la première.

Les bas-reliefs sont sculptés dans le grès sur une hauteur de 2 m et l’ensemble des panneaux représente une surface d’environ 1 km². On remarque que certaines parties des bas-reliefs paraissent polis. Cet aspect luisant est dû au frottement des mains des pèlerins cambodgiens, venus honorer le Temple pendant des siècles.

La Bataille de Kuruksetra est représentée galerie ouest, aile sud. Le panneau de ce bas-relief se déroule sur une longueur de 48 m. Sa composition procède de deux grands mouvements convergents, qui viennent se mêler au centre du panneau pour en constituer le motif principal.

Il s’agit ici de raconter en images la bataille de Kuruksetra qui est un des épisodes de la lutte du clan des Kaurava contre celui des Pandava. Cet affrontement fait partie de la grande épopée indienne du Mahabharata.

L’art khmer prend ici toute sa dimension. Les scènes de bataille sont d’une beauté inouïes.

Autre thème abordé dans cette galerie ouest : La bataille de Lanka.

Sur plus de 50 m, on va suivre le déroulement d’un épisode de la bataille de Lanka qui fait partie du Ramayana, une des légendes du dieu Vishnou : par ses mauvaises actions, le géant Ravana, aux têtes multiples, démon qui règne sur l’île de Lanka (Sri Lanka), a indisposé les dieux.

Les dieux demandent à Vishnou d’intervenir. En s’incarnant en Rama, et en s’alliant au roi des singes, Vishnou-Rama va affronter Ravana qui lui a ravi son épouse et la tient prisonnière dans son île.

Je continue l’exploration des bas-reliefs d’Angkor Wat, en passant dans la galerie sud, sans doute la plus extraordinaire des quatre que compte le temple dédié à Vishnou.

La première partie de la galerie sud est appelée la galerie historique. Elle mesure 90 mètres de long. Elle illustre l’audience que Suryavarman II, le maître des lieux, seulement âgé de 20 ans, donne en 1124.

On le voit sur la montagne sacrée, entouré de ses ministres, de brahmanes et d’une armée d’éléphants, protégé par ses inséparables parasols.

Sur le côté gauche, au début du panneau présenté sur deux registres, on assiste, sur celui du bas, à un défilé de gens de cour, tandis que, sur celui du haut, une troupe armée, accroupie, en position d’attente, protège le roi qui, au faîte d’une montagne, est assis sur un trône, entouré de savants et de hauts dignitaires.

Puis, la troupe descend du sommet pour former avec les personnages du défilé, un nouveau cortège où se mêlent fantassins, cavaliers et éléphants de guerre, montés par les chefs de cohorte.

Au-delà du récit ou de la légende, voire de la mythologie, c’est l’exceptionnelle qualité artistique et sa densité qui font de ces bas-reliefs quelques-unes des plus belles œuvres de l’histoire de l’humanité.

Les scènes montrant ainsi Suryavarman II ouvrir le défilé militaire, civil et religieux en chevauchant son éléphant de guerre sont ainsi tout à fait saisissantes.

Le détail apporté aux chevaux et aux cavaliers est inouï.

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