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Bogotá, autour du quartier historique et du palais présidentiel

Pourquoi visiter la plaza Bolivar ?

Un berceau d’histoire

Avant même l’arrivée des Espagnols, le lieu était déjà important pour les Muiscas, qui y voyaient un observatoire solaire. Fondée en 1538, la ville de Bogotá a été officiellement établie ici en 1539, faisant de cette place le point zéro de la capitale. C’est ici qu’a été proclamé le “cri d’indépendance” le 20 juillet 1810, un événement majeur de l’histoire colombienne. La place a depuis été le théâtre de l’histoire nationale, des exécutions lors de la période républicaine aux manifestations et protestations qui animent encore aujourd’hui ce lieu de liberté d’expression.

Un écrin architectural

L’un des attraits majeurs de la place réside dans les bâtiments historiques qui l’entourent, chacun racontant une facette du pays. Côté sud se dresse le Capitole National (Capitolio Nacional), un imposant édifice néoclassique qui abrite le Congrès colombien. À l’est, la majestueuse Cathédrale Primatiale, la plus grande de Colombie, domine la place avec ses lignes néoclassiques. La façade ouest est occupée par le Palais Liévano, l’hôtel de ville de Bogotá, reconnaissable à son architecture de style français. Enfin, côté nord, le Palais de Justice (Palacio de Justicia) rappelle l’histoire troublée du pays, les bâtiments précédents ayant été détruits lors du Bogotazo en 1948 et de la prise du palais par la guérilla en 1985.

Le symbole du Libertador

Au centre de cette vaste esplanade se dresse une statue équestre de Simón Bolívar, le “Libertador” qui a mené de nombreux pays d’Amérique du Sud à l’indépendance. Inaugurée en 1846, il s’agit du premier monument public de la ville. Plus qu’un simple point de repère, la statue est un puissant symbole national et un lieu incontournable pour les visiteurs.

Un lieu de mémoire

Aujourd’hui, la place est un espace public animé, constamment parcouru par les habitants, les touristes, les vendeurs ambulants et, de manière très pittoresque, par de nombreux pigeons que l’on peut nourrir. Elle reste également un lieu de protestation et de rassemblement, ce qui lui confère une atmosphère unique et authentique. Située au cœur du quartier historique de La Candelaria, la place Bolívar est le point de départ idéal pour explorer d’autres trésors de Bogotá, comme le Musée de l’Or ou le Musée Botero, tous accessibles à quelques minutes à pied.

Comment visiter la plaza Bolivar ?

Cœur historique de Bogotá

La plaza Bolívar se trouve au cœur du quartier de La Candelaria, à l’intersection de la carrera 7 et de la calle 11. Pour vous y rendre, le moyen le plus pratique est d’utiliser le système de transport TransMilenio en descendant à la station « Museo del Oro », située à quelques minutes de marche. Vous pouvez également opter pour un taxi ou les applications de VTC comme Uber, très faciles à utiliser dans la capitale. Si vous logez dans le centre, la place est accessible à pied depuis la plupart des hébergements de La Candelaria et des quartiers voisins. Les rues autour de la place sont piétonnes, ce qui rend la promenade très agréable.

Un espace ouvert à toute heure

La plaza Bolívar est un lieu public entièrement libre d’accès, ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, toute l’année. Aucun billet n’est requis pour s’y promener, s’asseoir sur un banc ou admirer les bâtiments qui l’entourent. La place est piétonne et très animée en journée, avec ses vendeurs ambulants, ses cireurs de chaussures et ses nombreux pigeons que les visiteurs aiment nourrir. Le soir, l’ambiance est plus calme, et l’éclairage des monuments environnants offre un cadre agréable pour une promenade.

Les activités à ne pas manquer

Une visite libre de la place ne prend qu’une trentaine de minutes, le temps d’en faire le tour et d’admirer la statue équestre de Simón Bolívar qui la domine. Pour une expérience plus riche, prévoyez une heure afin de vous imprégner de l’atmosphère et de photographier les bâtiments emblématiques qui l’entourent : la cathédrale Primatiale, le Capitole national (siège du Congrès) et le palais de Justice. De nombreux free walking tours (visites guidées gratuites au pourboire) partent de la place et vous permettront de découvrir son histoire fascinante, depuis sa fondation en 1539 jusqu’aux événements marquants de l’histoire colombienne.

Un point de départ pour explorer La Candelaria

La plaza Bolívar constitue le point de départ pour une journée de découverte du quartier historique. Elle est située à quelques minutes à pied d’autres sites incontournables : le musée de l’Or, le musée Botero, la maison de la monnaie et le quartier de la Candelaria avec ses ruelles colorées. Privilégiez les matinées en semaine, moins fréquentées que les week-ends et les après-midi. 

Bogotá, autour du quartier historique et du palais présidentiel

Vendredi 13 juillet. Après cette incroyable visite du museo del Oro, on file racheter quelques souvenirs à la boutique d’à côté, puis on court pour échapper à la pluie et trouver un café où prendre un verre. Ce sera au café du centre culturel Garcia-Marquez, du nom du grand écrivain colombien. Puis retour à l’hôtel pour se reposer un peu.

Après quoi, on retourne à la casa du hamburger où les plats sont tout simplement délicieux.

Le lendemain matin, le soleil perce les nuages au-dessus de l’immeuble qui abrite notre hôtel. Mais ça ne va pas durer. Direction la Plaza de Bolivar.

Le ciel se referme derrière nous. Signe du destin sans doute. Aujourd’hui est le dernier jour que nous passons en Amérique du Sud. Ce soir, nous nous envolons pour une petite escale au Canada, via Toronto et Montréal, avant de reprendre un vol pour la France…

À défaut de touristes, ce n’est pas encore la pleine saison, et les touristes européens hésitent encore à poser leur valise dans un pays qui fut longtemps ravagé par la guerre civile et les narcotrafiquants. Par contre, la place est envahie par les pigeons.

Puis ce sont des écoliers en costumes de classe qui traversent la place. Contrairement à la France, et très étrangement, la violence est quasi inexistante dans les écoles, collèges et lycées de l’Amérique du Sud. Une tradition qui perdure.

En passant devant moi, les élèves me saluent et m’adressent des sourires. Plus les jours passent et plus j’apprends à aimer ce pays qui souffre depuis trop longtemps de mauvais clichés.

La pluie a fait son apparition. À bien y réfléchir, malgré parfois un temps maussade en Équateur, ce sont là nos premières gouttes de pluie. Ou plutôt de bruine. Suffisante pour masquer un peu la silhouette néoclassique du Capitolio Nacional.

Ce bâtiment abrite le siège du congrès de la République de la Colombie, l’instance suprême du pouvoir législatif, à savoir le Sénat et la Chambre des Représentants. Cet imposant monument a été bâti en pierres de taille entre 1848 et 1926, sur les plans d’un architecte danois. Du coup, ce monument évoque certains bâtiments du Berlin du XIXe siècle.

Nous remontons toute l’avenue. Carrera 7. La garde présidentielle encadre l’entrée d’un autre bâtiment assez imposant. Il s’agit tout simplement de la Casa de Nariño, autrement dit le palais présidentiel.

Un peu plus loin, de l’autre côté de la rue, un tout autre quartier surgit du béton. On est loin des quartiers huppés qui entourent le palais de l’Élysée en France. Ici, le quartier ne paye vraiment pas de mine. Des œuvres de street art recouvrent les palissades de bois qui cachent les terrains en friche.

L’art colombien toujours. L’art de rue. L’art vivant. Trouver ces vastes fresques où se côtoient toutes les ethnies du pays, l’amour de l’art et de la culture, l’amour des livres aussi, est symbolique de tous les contrastes que la Colombie a à offrir aux visiteurs. Un pays attachant, débordant de générosité, mais aussi un pays miné par la violence, par les disparités sociales, par le mépris des classes dirigeantes pour les autres couches sociales.

Sur ces fresques, les paysans ne sont pas oubliés. Les Indiens. Les métisses. Tous ceux qui ont fait la véritable richesse de ce pays hors normes.
Du coup, je ne peux résister à l’envie de faire poser Léa devant des fresques d’un tel réalisme. Étonnant quand on pense qu’on est à moins de 100 mètres de l’entrée du palais présidentiel.

On s’en retourne en arrière en descendant la Carrera 8. Sur notre droite, on longe les grilles du palais présidentiel. Interdiction formelle de marcher sur ce morceau de trottoir ou de prendre la moindre photo de ce côté-ci de la rue. Je fais semblant de ne pas comprendre l’espagnol pour voler quelques clichés.

La Casa de Nariño tient son nom d’Antonio Nariño (1765-1823), un des pionniers de l’Indépendance de la Colombie. Le Palaco présidentiel, de style néoclassique, est construit dans le prolongement du Capitole.

Je vole encore quelques photos avant de me faire rappeler à l’ordre par un des gardes présidentiels. « No fotos ! » Ok, je repasse de l’autre côté de rue et remonte l’avenue en direction de la lza de Bolivar.

À mesure qu’on redescend la rue, on croise de magnifiques demeures datant de la domination espagnole. Balcons et fer forgé. Boiseries encadrant les fenêtres.

Ah ! J’allais oublier ! Pour notre dernier repas pris en Colombie ensemble, on se permet une petite folie, et on s’en va Léa et moi, déjeuner dans le restaurant, ou plutôt la cantine des députés du congrès colombien, situé à deux pas du palais présidentiel.

Un déjeuner présidentiel qui vaut bien une petite photo souvenir. Tout simplement délicieux. Dommage que je n’ai pas noté le nom du restaurant…

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