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Bogotá, de la Candelaria à la cathédrale Primada

Pourquoi visiter l’église de la la Candelaria et la cathédrale Primada à Bogota ?

L’église de La Candelaria :

Construite entre 1686 et 1703 sous la direction de l’architecte Diego Sánchez de Montemayor, l’église de Nuestra Señora de la Candelaria est un édifice de style colonial . Cet imposant bâtiment à trois nefs et deux tours de façade faisait autrefois partie du couvent de San Nicolás de los Agustinos Recoletos. Si son histoire débute en 1636 avec la fondation d’un hospice, la construction de l’église actuelle n’a débuté qu’en 1686, jouant un rôle si important dans le développement de la ville qu’elle a donné son nom au célèbre quartier de La Candelaria.

La cathédrale Primada :

Située sur la place Bolívar, la cathédrale Primada est la plus grande église de Colombie. L’édifice actuel de style néoclassique est la quatrième construction érigée sur ce même site sacré. La première église, en terre et chaume, fut construite en 1553, avant d’être démolie puis de disparaître dans un incendie. Après la création de l’archidiocèse, une nouvelle église fut bâtie en 1572 sous la direction de Juan de Vergara, avant d’être elle aussi démolie. C’est finalement le frère capucin Domingo de Petrés qui réalisa les plans du bâtiment actuel, construit entre 1807 et 1823.

Trésors artistiques des deux édifices

L’intérieur de l’église de La Candelaria recèle un riche patrimoine artistique. On y trouve notamment un retable majeur finement sculpté, des œuvres du célèbre peintre colonial Gregorio Vásquez de Arce y Ceballos, ainsi que des sculptures de Pedro de Lugo Albarracín. La cathédrale Primada abrite de son côté des œuvres d’une grande valeur historique. On peut y voir le plus grand orgue à tuyaux du pays, datant de 1890. L’une de ses chapelles, construite en 1590, est dédiée à saint Joseph, tandis qu’une autre abrite le tombeau du fondateur de la ville, Gonzalo Jiménez de Quesada.

Informations pratiques :

La cathédrale Primada et l’église de La Candelaria sont toutes deux situées dans le quartier historique de La Candelaria, à quelques pas l’une de l’autre. La cathédrale est ouverte du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 16h, et le samedi de 10h à 12h. Les messes y sont célébrées du lundi au samedi à 12h, le dimanche à 10h30 et 12h. Vous pourrez y assister librement, l’entrée étant gratuite. Les horaires de l’église de La Candelaria sont plus limités ; elle ouvre généralement à partir du milieu de l’après-midi. Vous pourrez également visiter la chapelle du Tabernacle, indépendante de la cathédrale, qui abrite le Saint-Sacrement. Il est toujours prudent de consulter les horaires exacts avant votre visite, surtout pendant les offices religieux.

Comment visiter l’église de la la Candelaria et la cathédrale Primada à Bogota ?

Localisation et accès

Située sur la célèbre place Bolívar, la Catedral Primada est le bâtiment religieux le plus important de la capitale colombienne. À seulement quelques minutes à pied, l’église de La Candelaria se trouve au croisement de la Calle 11 et de la Carrera 4, un point central du quartier historique. Pour vous y rendre, vous pouvez utiliser le système de transport rapide TransMilenio en descendant aux stations “Museo del Oro” (la plus proche) ou “Las Aguas”, ou emprunter les nombreux bus qui sillonnent l’avenue Carrera 7 et la Calle 11. Le quartier est également très accessible à pied depuis d’autres points d’intérêt comme le Musée Botero. La proximité des deux églises permet de les visiter facilement lors d’une même promenade.

Horaires de visite et messes

Les horaires d’ouverture au public et des offices varient pour chaque lieu. La Catedral Primada accueille les visiteurs du lundi au vendredi de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 16h00, ainsi que le week-end avec des horaires étendus. Les messes y sont célébrées à 7h00, 12h00 et 17h00 du lundi au samedi, et à 10h00, 12h00 et 17h00 le dimanche. L’église de La Candelaria, quant à elle, ouvre ses portes du lundi au samedi de 7h00 à 18h00, et le dimanche de 9h00 à 11h00 puis de nouveau à 18h00. Il est toujours prudent d’arriver un peu en avance, car ces horaires peuvent être modifiés pour des célébrations spéciales.

Tarifs et accès gratuit

Une excellente nouvelle pour les voyageurs : l’entrée de la Catedral Primada est totalement gratuite. Les visiteurs peuvent ainsi admirer librement ses impressionnantes nefs et son architecture historique. Il en va de même pour l’église de La Candelaria, où l’entrée est également libre. Aucun billet n’est donc nécessaire pour visiter ces sanctuaires. Si vous souhaitez approfondir votre visite, vous pouvez opter pour un circuit guidé du centre historique, qui inclut souvent ces deux édifices, auprès des agences locales du secteur.

À l’intérieur des églises

La Catedral Primada, construite au style néoclassique, est la plus grande église de Colombie. Elle renferme les sépultures de personnages historiques majeurs, comme le fondateur de la ville, Gonzalo Jiménez de Quesada. Juste à côté, l’église de La Candelaria est un superbe exemple d’architecture coloniale datant des XVIIe et XVIIIe siècles. À l’intérieur, vous pourrez admirer des œuvres d’art religieux d’une grande valeur, notamment des tableaux du célèbre peintre Gregorio Vásquez de Arce y Ceballos. Les deux monuments offrent un témoignage précieux de la foi et de l’art colombien à travers les siècles.

Bogotá, de la Candelaria à la cathédrale Primada

Lundi 9 juillet. Bogotá ! La capitale de la Colombie. Je dois me pincer pour y croire. Hier soir, j’ai dû indiquer la route au taxi qui nous a pris au sortir de la gare d’autobus. Un comble. Sans Google Map et son Gps, nous y serions encore ! Un taxi qui ne connaît pas le quartier de la Candelaria, le plus célèbre de la ville, il n’y a qu’en Colombie qu’on voit ça !

Direction le café du coin. Café con leche, pan et mermelada para mi. Pour Léa qui s’est inventé une passion pour le salé, ce sera une pizza… Bref, du grand n’importe quoi. Mais bon, il faut bien que jeunesse se passe comme on dit…

Après ce petit-déjeuner pris sur le pouce, direction la iglesia de la Candelaria, qui a donné son nom à tout le centre historique de Bogotá. C’est le quartier colonial le mieux conservé de la ville, qui fut pendant des siècles le cœur de Bogotá ; qui se vida ensuite quand l’insécurité minait le pays, et qui aujourd’hui renaît peu à peu de ses cendres.

L’église de la Candelaria faisait partie de l’ancien couvent du même nom. Le bâtiment est composé de trois nefs, la principale et deux latérales, et possède deux tours sur la façade avant. Sa construction a commencé en 1686 et a été achevée en 1703. Elle a été complètement restaurée entre 2003 et 2005.

Les plafonds de la nef centrale abritent des peintures de scènes religieuses, œuvres du peintre Pedro Alcántara Quijano.

Dans le chœur se dresse le retable principal du XVIIIe siècle, en bois sculpté et doré. Il se compose de 3 étages et de 5 niches, toutes délimitées par des doubles colonnes.

Au centre du retable, l’image de Notre-Dame de la Candelaria ; à sa droite, San Joaquín, San Juan de Sahagún, à gauche Santa Ana et Santo Tomás de Villanueva. Sur le côté droit du présentoir, les images de San Agustín et de Santa Juliana de Cornelión. Les images de San José et de San Nicolás de Tolentino se trouvent à gauche du retable.

Dans les nefs latérales se détachent des retables datant des XVIIIe, XIXe et XXe siècles ; faits en bois sculpté, doré, polychrome et avec des appliques.

Direction le centre de Bogotá et la plaza Bolivar. Le cœur historique de la capitale colombienne. Place gigantesque entièrement réservée aux piétons et bordée de monuments historiques, de bâtiments administratifs et de la cathédrale Primada.

Au milieu de la place se dresse la statue de Simon Bolivar, le libérateur de l’Amérique du Sud face à l’occupation espagnole. C’est d’ailleurs autour de cette statue que la plupart des manifestations populaires se rassemblent symboliquement.

En temps normal, la place est occupée par les habitants, les badauds, les curieux… et les touristes comme Léa et moi. Sans oublier les milliers de pigeons qui envahissent quotidiennement la place.

Derrière les pigeons et ces jeunes filles se dresse le fameux Palacio de Justicia, le siège de la cour suprême. Un édifice historique qui a subi tous les assauts, y compris ceux des troupes du commando de guérilleros financé en sous-main par Pablo Escobar qui l’attaquèrent le 6 novembre 1985. 40 ans plus tôt, en 1948, ce même palais fut incendié après les émeutes sanglantes du Bogotazo.

Mais comment ne pas évoquer la lourde histoire de Bogotá plantée à 2.640 mètres d’altitude sur un plateau verdoyant au pied de la Cordillère orientale ? Un peu plus de 11 millions d’habitants aujourd’hui, quand en 1538 elle ne comptait qu’une poignée d’indiens Muiscas dirigée par un chef prénommé “Bacata”. Aujourd’hui, ce même Bacata ne reconnaîtrait rien de son village, hormis la grande forêt à la végétation impénétrable qui recouvre les flancs du Cerro Monserrate.

Contrairement à Mexico, Quito ou Cuzco, Bogota n’a jamais été le siège d’un puissant empire. Même les Incas ne s’étaient pas encore aventurés jusqu’ici, sur ce haut plateau, et s’étaient arrêtés au rio Guaitara, au sud de Pasto. À l’arrivée des Espagnols, les Conquistadors ne trouvèrent donc qu’une poignée de tribus isolées vivant dans une jungle épaisse mais sur des sols fertiles, possédant chacun leurs coutumes, leur langue et leurs activités agricoles et artisanales.

Mais une légende va rapidement gagner les conquistadors espagnols. Certains d’entre eux, au contact des Muiscas, s’enflamment à l’idée de dérober le trésor d’un puissant chef indien appelé El Dorado, à la tête d’un royaume débordant d’or. On raconte alors que ce roi se baigne dans les eaux d’un lac en se couvrant à chaque fois de pailles d’or. Ainsi commença la recherche de l’El Dorado, quand une poignée de Conquistadors se mirent à la recherche du graal en pénétrant profondément dans la jungle colombienne, loin de l’Équateur, du Pacifique ou de la côte caraïbes où ils venaient de fonder Santa Marta (1526) et Cartagena (1532)… Sans succès.

En 1536, les Conquistadors mettent le paquet et rassemblent 700 hommes sous le commandement de Gonzalo Jimenez de Quesada pour trouver El Dorado et son vaste trésor. C’est ainsi que les Espagnols atteignent le plateau de Cundinamarca où vivent les Muiscas dirigés par Bacata. Quesada ne trouve pas l’or escompté, mais fonde la ville de Bogota à l’emplacement du village de Bacata. La région qui l’entoure prend le nom de Nouvelle-Grenade en hommage à la région natale de Quesada.

Un an plus tard, en 1539, deux autres conquistadors arrivent à Bogotá, assoiffés par l’or : Sebastian de Belalcazar, qui vient de conquérir Quito et Atahualpa, le général Inca, et Nikolaus Federmann, un conquistador allemand venu tout droit du Venezuela voisin qui avait été donné par Charles Quint aux banquiers d’Ausbourg afin de rembourser ses dettes… La rencontre eut lieu, le temps pour les trois hommes de comprendre que l’El Dorado ne s’était pas réfugié là, et de repartir chacun de leur côté… Ainsi, naquit la ville de Bogotá.

Pendant plusieurs décennies, Bogotá se limite à quelques cabanes d’Indiens placée sous le contrôle de l’île d’Hispaniola (la République dominicaine aujourd’hui), puis en 1550, la ville est placée sous le commandement du vice-roi du Pérou, à Lima, 3.000 km plus au sud. La population indigène, touchée par les maladies apportées par les Espagnols, tombe comme des mouches… Les esclaves africains vont rapidement prendre le relais.

Au fil des XVIe et XVIIe siècle, la ville grandit autour du quartier de la Candelaria. Les esclaves venus d’Afrique viennent travailler dans les mines d’or. Et en 1717, la ville se détache de Lima pour devenir la capitale du vice-royaume de la Nouvelle-Grenade. Un immense territoire comprenant la Colombie, le Venezuela, l’Équateur et le Panama qui formeront au XIXe siècle la Grande Colombie.

Mais ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle que Bogotá, nouveau centre politique d’Amérique du Sud, prend véritablement son essor. Églises, palais, demeures bourgeoises poussent comme des champignons.

Monument le plus emblématique de la Plaza Bolivar, la cathédrale Primada occupe l’emplacement de la première église de la ville construite ici entre 1556 et 1565. Mais celle-ci s’effondra et fut remplacée par une autre, détruite à son tour lors du séisme de 1785.

Ce n’est donc qu’en 1807 que commença la construction de la nouvelle cathédrale de Bogotá. Construite dans un style néoclassique, elle fut inaugurée en 1823.

La façade de la cathédrale est dépouillée au possible. Pas de grands portails monumentaux, pas de fioritures… Il s’agissait sans doute de reconstruire vite et solidement pour ses concepteurs.

À l’intérieur, là encore, c’est le dépouillement qui prime. Malgré la légende de l’El Dorado, l’or n’est pas présent comme il peut l’être à Quito ou Cuenca, en Équateur.

Une des chapelles abrite le tombeau de Grégorio Vasquez de Arce y Ceballos, mort en 1711, l’un des plus grands peintres colombiens de l’ère coloniale. Quant au tombeau du fondateur de la ville, Jimenez de Quesada, il se trouve paraît-il lui aussi enterré quelque part dans l’église… Mais où, nul ne le sait !

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