Pourquoi visiter le parque Santander ?
Un témoin privilégié de l’histoire de Bogota
Le parc Santander trouve ses origines à l’époque coloniale, lorsqu’il était connu sous le nom de « place des Herbes », avant de devenir la place Saint-François. Aujourd’hui, il a été réaménagé en un jardin public où se dresse la statue équestre du général Francisco de Paula Santander, héros de l’indépendance de la Colombie, qui lui donne son nom actuel. Véritable « témoin silencieux de siècles d’histoire », ce lieu emblématique a évolué avec la ville, conservant les traces profondes de son passé indigène, colonial, républicain et moderne.
Un carrefour culturel et artistique dynamique
Le parc est bien plus qu’un simple espace vert ; il constitue un point de rencontre incontournable pour les habitants et les visiteurs. Lieu de vie bouillonnant, on y trouve un mélange de jeunes et de moins jeunes qui viennent s’asseoir, pique-niquer, jouer, courir ou simplement se reposer au milieu des fontaines. Récemment, le parc a fait l’objet d’une intervention artistique majeure, avec la restauration d’une grande photographie emblématique, transformant l’espace en une galerie d’art à ciel ouvert qui respire la vie et la créativité. Il est désormais un épicentre de l’art urbain, de la mémoire et de l’architecture, attirant les touristes comme un point de passage obligé.
Un havre de détente
Le parc Santander offre un havre de paix au cœur de l’agitation de la capitale. Avec ses grands arbres ombrageant de nombreux bancs, c’est l’endroit parfait pour s’adonner au « people-watching » ou simplement faire une pause reposante. Sa situation centrale, entre le célèbre Musée de l’Or, l’église Saint-François et d’autres sites historiques, en fait un point de départ stratégique pour explorer le centre de Bogotá. L’entrée au parc est libre et gratuite, ce qui vous permet d’y accéder à tout moment et d’y séjourner à votre guise.
Une expérience authentique
Ce parc n’est pas un lieu figé ou uniquement tourné vers les touristes ; il est avant tout le reflet de la vie quotidienne des Bogotans. Autour, des échoppes de nourriture et des marchands ambulants animent les lieux, vous invitant à déguster des spécialités locales. C’est un véritable microcosme où se côtoient toutes les générations, dans une ambiance unique qui vous plonge au cœur de l’âme de la ville, loin des circuits touristiques aseptisés.
Comment visiter le parque Santander ?
Localisation et accès
Le Parque Santander se situe au cœur de Bogotá, à l’intersection de la Carrera Séptima et de la Calle 16, dans le quartier de La Candelaria. Pour vous y rendre en transports en commun, les stations de TransMilenio les plus proches sont “Museo del Oro” et “Las Aguas”. De là, vous pouvez rejoindre le parc à pied en quelques minutes en traversant l’animation du centre-ville. Le parc est un lieu très central et facile à repérer, car il s’étend entre des bâtiments emblématiques comme le Musée de l’Or (Museo del Oro) et l’église San Francisco.
Horaires d’ouverture et tarifs
L’accès au Parque Santander est libre et gratuit. Le parc est un espace public ouvert et accessible en permanence, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Vous pouvez donc vous y promener à toute heure de la journée, sans avoir à vous soucier d’un horaire de fermeture ni d’un billet d’entrée. La durée moyenne suggérée pour une visite est d’environ une heure, le temps de flâner, d’admirer la statue équestre du général Francisco de Paula Santander qui donne son nom au lieu, et de profiter de l’ambiance des lieux.
Activités et points d’intérêt
Ce parc est un excellent point de départ pour explorer le centre historique. Vous pourrez y admirer la fontaine à trois jets ainsi que la végétation composée d’arbres nativess. Situé à proximité immédiate du Musée de l’Or et de l’Église San Francisco, il constitue une étape parfaite pour une pause. Le parc est également un lieu de vie et de rencontres, très fréquenté par les Bogotans. La statue équestre dédiée au héros de l’indépendance est un point de repère incontournable. N’hésitez pas à pousser jusqu’à la très proche Plaza de Bolívar pour compléter votre immersion dans le centre historique de la capitale colombienne.
Conseils pratiques
Le quartier est très actif et touristique, mais il est important de rester vigilant, surtout aux abords du parc qui peut parfois être animé jusqu’à tard le soir. Il est conseillé de ne pas exhiber vos objets de valeur et de garder un œil sur vos affaires. N’oubliez pas que Bogotá se situe à 2 600 mètres d’altitude, il est donc recommandé de ne pas faire d’effort trop brutal, de vous hydrater régulièrement et de porter des vêtements adaptés à la météo, qui peut changer rapidement.
Bogotá, l’ambiance autour du Parque Santander
Lundi 9 juillet. Direction à présent le Parque Santander, la place la plus populaire de Bogotá. En chemin, on longe le centre culturel Gabriel Garcia Marquez, l’autre figure littéraire de la Colombie, puis on file le long de la Carrera 6 pour aboutir à la petite Plazoleta de Rosario dominée par la statue de Gonzalo Jimenez de Quesada, le conquistador espagnol fondateur de la cité.
Pas grand-chose à dire sur les maisons sans relief qui encadrent cette place où l’on trouve surtout la meilleure casa de cambio de toute la ville. Pas grand chose à dire… Sauf cette ambiance unique qu’il faut ressentir. Et pour ça, Léa a un flair imparable. « Ils font quoi tous ces vieux rassemblés sur la place, papa ? »
Vieux, je ne sais pas trop, mais en effet, une cinquantaine d’hommes battent inlassablement le pavé en se réunissant par petits groupes de trois ou de quatre. Ça discute pendant des heures… Et puis, en s’approchant un peu plus, en tendant un peu l’oreille, on comprend enfin ce qu’il se passe.
La Plazoleta de Rosario est le lieu de rendez-vous de tous les vendeurs et grossistes de pierres précieuses du pays. Ici, tout s’achète et tout se vend. Surtout les pierres d’émeraude et les rubis précieux. Nul besoin de sécurité en ce lieu.
Tous les hommes se connaissent et aucun voleur digne de ce nom ne pourrait agresser un des vendeurs sans prendre le risque d’être mis à terre immédiatement. Ici, le nombre fait la sécurité pour les vendeurs de pierres précieuses.
En remontant toujours la Carrera 6, on fait du coup beaucoup plus attention aux innombrables bijouteries qui fleurissent le long de la rue et on imagine que les acheteurs de la Plazoleta de Rosario n’ont pas beaucoup de mètres à faire pour mettre en sécurité leur trésor.
Bienvenue sur la place du Parque Santander, la place la plus populaire du centre de Bogotá. On ne le dirait pas avec ces grands immeubles modernes et pour la plupart très laids qui encadrent la place, mais c’est ici que bat le cœur de la ville. Ici que jeunes et plus vieux se côtoient, au milieu de ce parc à ciel ouvert où on peut tour à tour s’asseoir, pique-niquer, jouer, courir, profiter des fontaines ou tout simplement se reposer.
Au centre du parc se dresse la statue de Francisco de Paula Santander, un des héros de l’indépendance de la Colombie.
Le parc Santander est un jardin public. Avant l’avènement de la République il était appelé parc San Francisco en raison de sa proximité avec le couvent et l’église franciscains. Antérieurement il était connu sous le nom de place des Herbes.
Mais s’il est si connu, c’est aussi parce qu’il abrite le plus beau musée de l’or de toute l’Amérique latine. Mais j’y reviendrai. Aujourd’hui, lundi, le museo del oro est fermé.
Un peu excentrée de la place, une magnifique maison coloniale aux teintes très vives a été réhabilitée pour abriter un petit pôle de commerces artisanaux, ainsi qu’une maison du café. Incontournable.
Moment de détente en plein cœur du Parque Santander. Parties d’échecs avec les joueurs de Bogotá. Une poignée de centimes la partie. Léa se frotte d’abord à moi…
À côté de nous, les retraités du quartier s’en donnent à cœur joie. La réflexion et la concentration sont de mise autour des tables.
Léa a beau y faire, je lui donne deux raclées bien méritées. Normal pour une débutante comme elle de se faire avoir. J’ai appris à la bonne école auprès de son parrain. De vieux souvenirs de soirées étudiantes me traversent l’esprit. Mais c’était il y a si longtemps maintenant.
Autour des tables, les joueurs sont de plus en plus nombreux. Et bientôt tous les échiquiers sont remplis. Les joueurs sont indulgents avec moi de me laisser les prendre en photos. Quelle chance, vraiment.
Après ces deux pâtées, Léa se frotte maintenant au gratin des joueurs colombiens. Ce monsieur lui donne une leçon et lui inculque les bases.
Malgré tout, la partie s’achève en quelques coups. Échec et mat, ma fille. Il vaut mieux en rire, en effet.
Pendant ce temps, nos deux voisins n’ont toujours pas terminé leur partie. Pas d’horloge sur les tables. Chacun prend son temps et c’est bien mieux comme ça. Les échecs doivent avant tout rester un plaisir.
Léa reçoit de nouvelles leçons. Quant à moi, j’en profite pour réaliser de nouveaux clichés. Un vrai bonheur pour le photographe amateur que je suis. Capter la vie là où elle se trouve.