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La réserve naturelle de La Somone, au milieu des oiseaux

Pourquoi visiter la réserve naturelle de la Somone ?

Un sanctuaire de biodiversité

Constituée en réserve naturelle d’intérêt communautaire dès 1999, puis érigée en Aire Marine Protégée en 2020, la lagune de la Somone est un modèle de préservation participative. Cette lagune saumâtre protégée de l’océan par un cordon dunaire abrite un écosystème de mangrove unique. Elle offre un refuge à plus de 175 espèces d’oiseaux migrateurs et résidents, ce qui en fait un site ornithologique majeur de la Petite Côte. La balade en pirogue permet de s’approcher en silence des oiseaux pour une immersion totale au cœur de ce sanctuaire naturel.

Un site qui repose sur une gestion locale et durable

La réserve a été créée sous l’impulsion des femmes des villages voisins pour régénérer l’écosystème et préserver leurs ressources. Sa gestion est assurée conjointement par un comité local d’écogardes qui délivrent les permis de visite, sensibilisent les populations et régulent les activités. En visitant la réserve, vous contribuez directement à un modèle économique vertueux qui bénéficie aux communautés locales, tout en participant à un écotourisme responsable.

De nombreuses activités

Ce sanctuaire de verdure se visite de multiples façons, offrant des expériences adaptées à tous les profils. Pour les voyageurs pressés, une promenade en pirogue permet de parcourir les bras de mangrove. Les plus sportifs pourront explorer les méandres de la lagune en kayak ou en paddle, tandis que l’observation des oiseaux se pratique aussi à pied sur le sentier écologique. Ce parcours de 1,2 km accessible à tous permet d’observer la faune depuis un mirador et de découvrir une pépinière de palétuviers, initiant ainsi les visiteurs à la naissance de la mangrove.

Une invitation à la sérénité

Après le tumulte des grandes stations, la Somone se distingue par son atmosphère paisible et ses plages de sable blanc épargnées par l’afflux massif de touristes. L’austérité des plages cède du terrain à une nature foisonnante de vie, où pêcheurs, oiseaux et mangroves cohabitent en harmonie. La lagune est également toute proche de la réserve de Bandia, un safari en semi-liberté, pour une journée complète mêlant faune terrestre et aviaire au cœur de l’écotourisme sénégalais.

Comment visiter la réserve naturelle de la Somone ?

Accès et transport : comment rejoindre ce havre de paix

La réserve naturelle de la Somone se niche à environ 70 à 80 kilomètres au sud de Dakar, sur la Petite Côte sénégalaise, à une petite demi-heure de l’aéroport international Blaise-Diagne et à seulement un quart d’heure de la station voisine de Saly. L’accès se fait facilement par l’autoroute A1 (sortie 8 en direction de Mbour), pour un trajet d’environ 1h15 depuis la capitale. Le village ne dispose pas de transports en commun internes, mais on peut s’y rendre en taxi : comptez environ 20 000 à 30 000 francs CFA depuis Dakar, et seulement 2 000 francs CFA depuis Saly. L’idéal est de se déplacer à pied, le site se visitant aisément par ses propres moyens.

Tarifs et activités : combien coûte la découverte

La réserve se découvre par ses deux activités phares que sont la balade en pirogue et le sentier écologique. La balade en pirogue, d’une durée d’environ une heure, vous emmène au cœur de la mangrove à la rencontre d’oiseaux migrateurs (flamants roses, pélicans, hérons, cormorans) et du célèbre baobab sacré. Le prix pour un adulte est de 6 500 francs CFA, pour un enfant de moins de 10 ans de 4 500 francs CFA, ce qui inclut les taxes d’entrée dans la réserve et l’accompagnement par un guide expérimenté. Une prestation en solo est possible au tarif de 10 000 francs CFA. Pour les excursions combinées (par exemple pirogue + quad + déjeuner), les prix varient de 25 euros par personne pour une demi‑journée à 40 euros en groupe de 4 pour une formule avec transport privé.

Horaires et meilleur moment pour la visite

Le site est accessible tous les jours de 8h30 à 19h00, mais pour profiter au mieux de la tranquillité et des lumières, les départs sont recommandés le matin ou en fin d’après‑midi, lorsque les oiseaux sont les plus actifs et la chaleur plus clémente. Les visites se concentrent sur la journée, du lever du soleil jusqu’au coucher. Le calme et la discrétion sont de rigueur pour ne pas perturber la faune, et l’utilisation de jumelles est fortement conseillée pour l’observation.

Localisation et conseils pratiques

La réserve se situe dans le village même de la Somone, entre océan et lagune. L’entrée principale se fait par le bord de la lagune, à côté des parcs à huîtres, où des écogardes locaux délivrent les permis de visite et peuvent renseigner les visiteurs. Le site est protégé, et toute activité est encadrée pour préserver cet écosystème unique de la mangrove.

La réserve naturelle de La Somone, au milieu des oiseaux

Samedi 29 septembre. Pour ma dernière journée au Sénégal, Yérim m’a réservé une visite de choix : la réserve animalière de Bandia, qui abrite de nombreux grands animaux, girafes, rhinocéros et autres buffles… Mais pas de fauves. C’est donc avec joie, et avec une certaine impatience que nous nous présentons de bon matin devant l’entrée de la réserve…
Mais quelle déception. Les fortes pluies de la veille ont contraint les gardiens du parc d’en fermer l’accès. Pas de visites aujourd’hui, il faudra revenir demain, nous fait comprendre un des rangers du parc. Oui, sauf que demain, je serai rentré en France… Ok, malgré l’insistance de Yérim et d’autres groupes de touristes, nous devons faire demi-tour. Yérim me propose alors d’aller visiter la réserve naturelle de la Somone, qui se trouve à quelques kilomètres de là. Encore un parc ornithologique. Il me faut toutefois faire contre mauvaise fortune bon cœur. Va pour La Somone, donc.

La Réserve Naturelle d’Intérêt Communautaire de la Somone (RNICS) a été créée en 1999. La création de ce parc poursuivait alors deux buts : la préservation de l’intégrité écologique de la lagune et la promotion d’un développement local durable.

C’est donc une agréable surprise qui m’attend. Car c’est ici que je verrai de près de nombreux échassiers, parmi lesquels ces magnifiques hérons cendrés.

La Réserve Naturelle de la Somone peut être divisée en quatre unités écologiques principales : le plan d’eau permanent (lagune, lit et chenaux constamment couverts d’eau) ; la zone de mangrove à dominante Rhizophora mangle (couverte par les hautes marées) ; l’estran sableux ; la vasière et les tannes (tanne nue et tanne à arbustes).

On peut y voir de très nombreuses espèces, donc quelques rapaces comme ce magnifique balbuzard pêcheur, qui, quand il ne chasse pas, guette ses proies que les plus hautes branches des palétuviers.

Les espèces d’oiseaux qui ont été observées dans l’espace de l’estuaire sont nombreuses. Une liste du recensement de 2001 indique 172 espèces. Parmi elles, figure le Falcon peregrinus considéré comme menacé au Sénégal.

La direction de la réserve a recensé environ 60 espèces inféodées à l’eau au cours des comptages mensuels. Parmi lesquelles nous avons : la sterne caspienne, le goéland railleur, les cormorans, les aigrettes, les mouettes rieuses, le héron cendré, le Balbuzard pêcheur, le héron garde-bœuf, le vanneau à tête noire, le pélican gris, le chevalier aboyeur, etc.

Le delta de la rivière Somone est un environnement d’exception qui s’épanouit au gré des marais sur plus de 7.000 ha, entre forêts de mangrove et bancs de sable.

Je n’y verrai guère de flamants roses, mais les hérons et autres échassiers y sont nombreux à avoir trouvé refuge dans cette zone naturelle protégée.

Et comment ne pas être attendri devant ces magnifiques familles d’aigrettes dont les petits portent encore leur duvet blanc.

Avec notre embarcation, nous nous approchons au plus près des nombreux bancs de sable qui jaillissent au milieu du cours d’eau. De nombreux pélicans blancs se sont rassemblés là. Tout près d’eux, une colonie de cormorans guette les eaux de la rivière en quête de poissons.

Sur une petite île parsemée de coquillages, des échassiers sont aussi rassemblés. Les aigrettes côtoient d’autres échassiers dans la bonne entente.

Non loin de là, un faucon guette une éventuelle proie du haut des branches des palétuviers. Son regard perçant est aux aguets.

Du mouvement à la surface de l’eau l’intrigue.

Et soudain, le rapace s’envole et fonce sur sa proie. En un éclair, il fond sur elle et s’en empare en le retenant fermement dans ses serres. Magique.

Un peu plus loin, d’autres pélicans blancs se sont rassemblés, dans un coin du cours d’eau où le lit est moins profond.

Nous nous approchons, mais notre présence effraie le groupe, qui, comme un seul homme, s’envole immédiatement.

Sur les bancs de sable, les autres échassiers observent la scène sans vraiment s’en préoccuper.

La foule des pélicans blancs et des cormorans est impressionnante.

Au milieu des palétuviers, les hérons cendrés sont nombreux à se cacher parmi les branchages, à guetter les proies à la surface de la rivière.

Dès qu’un poisson est en vue, le héron cendré déploie ses ailes, les rétracte et s’élance en direction de sa proie.

Plus loin, sur les bancs de sable, les pélicans blancs et les cormorans sont également nombreux à occuper les lieux.

Sur les bancs de sable, la paix semble régner. Le sentiment d’être en communion totale avec la nature ne cesse de croître à mesure que nous remontons le cours de la Somone.

La vue de ces milliers d’oiseaux rassemblés tous ensemble est absolument magique et nous rappelle qu’il faut absolument préserver la nature et notre planète Terre.

Puis nous remontons le cours du fleuve. Au-dessus de notre canot, des pélicans prennent leur vol.

Sur les rives du cours d’eau, des bateaux côtoient de près des vaches laissées en liberté.

Sur les bancs de sable, les pélicans blancs sont toujours aussi nombreux.

Vers midi, nous faisons une halte chez Rasta pour déjeuner sur la terrasse. Vue imprenable sur la nature.

Après quoi, nous retournons au petit port de La Somone, qui, contrairement au Saly touristique, est majoritairement fréquentée par des Sénégalais plutôt aisés.

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