Pourquoi faire la route qui va du désert de Tatacoa à Bogota ?
L’itinéraire classique par le sud
L’itinéraire le plus direct et le plus pratiqué emprunte l’autoroute Vía Sumapaz, qui relie Bogotá à Neiva. En quittant Bogotá, vous traverserez des montagnes verdoyantes, avec une première halte à la cascade mythique du Salto del Tequendama. La route descend ensuite vers la vallée du río Magdalena et la ville de Girardot, où vous pourrez vous arrêter pour déjeuner. Vous poursuivrez vers le sud à travers une région aride aux couleurs ocres, avant d’atteindre Neiva, la capitale du département de Huila. De là, une route pavée d’une quarantaine de kilomètres vous mènera au village de Villavieja, la dernière halte avant le désert.
L’alternative touristique par le nord
Si vous avez plus de temps, cet itinéraire plus long (environ 400 km) vous mènera à travers les Andes, offrant des panoramas magnifiques et un patrimoine colonial exceptionnel. Commencez par la Cathédrale de Sel de Zipaquirá, creusée à 180 mètres sous terre. Poursuivez vers Villa de Leyva, célèbre pour son centre historique blanc immaculé, sa Plaza Mayor, l’une des plus grandes places pavées d’Amérique du Sud, et son Musée Paléontologique. Pour les plus aventureux, une extension vers le Parc National de Chicamocha vous permettra d’admirer le canyon du même nom via un téléphérique.
Un voyage en bus, simple et économique
Voyager en bus est tout à fait possible et économique. De Bogotá, des bus partent régulièrement du terminal de Salitre pour Neiva. Un trajet direct dure environ 5 heures et coûte environ 60 000 COP (13-15 USD), avec la compagnie Coomotor. Une fois à Neiva, vous pouvez prendre un bus local pour Villavieja, ou un taxi collectif pour environ 10 000 COP. Pour les plus pressés, un vol de Bogotá à Neiva ne dure qu’une heure.
Conseils pratiques
La saison sèche, de décembre à février ou de juin à août, est la meilleure période pour profiter du ciel dégagé. Conduire de jour est impératif, car l’éclairage public est souvent absent et les dangers (nids-de-poule, animaux) sont fréquents la nuit. Faites le plein dès que vous le pouvez, car les stations-service peuvent être rares en zone rurale. Les hébergements sont nombreux et pour tous les budgets à Neiva et Villavieja.
Comment faire la route qui va du désert de Tatacoa à Bogota ?
Excursions organisées :
Depuis Bogotá, des agences proposent des séjours clé en main au désert de Tatacoa, incluant le transport privé et l’hébergement. Pour un trajet depuis le désert vers Bogotá, la solution la plus simple est de négocier avec les prestataires locaux sur place : les possibilités de transport sont variées et les prix s’y négocient. À titre indicatif, un forfait tout compris pour deux jours au départ de Bogotá coûte environ 970 000 COP (environ 220 USD) par personne. Pour le retour, attendez-vous à payer un montant similaire, mais vous profiterez d’un service porte-à-porte et d’un confort maximal. Il est recommandé de réserver ce type de transport à l’avance, surtout en haute saison.
Le bus par Neiva : l’option économique
Le bus reste le moyen le plus économique et le plus authentique. Depuis le désert, rejoignez d’abord la ville de Neiva. Pour cela, depuis le village de Villavieja, vous trouverez des bus locaux pour environ 10 000 COP (environ 2,20 USD). Une alternative plus pittoresque consiste à prendre un ferry depuis le village d’Aipe (environ 60 000 COP depuis Bogotá) pour rejoindre Villavieja, une option qui peut faire gagner du temps. Une fois à Neiva, plusieurs compagnies, telles que Coomotor ou Expreso Bolivariano, assurent la liaison vers Bogotá (Terminal Salitre). Le trajet de Neiva à Bogotá dure entre 6 et 8 heures.
Prix et horaires :
Pour le bus de Neiva à Bogotá, les prix sont très compétitifs. Ils commencent autour de 47 000 COP (environ 11 USD) pour un trajet de nuit, tandis que les options de jour ou plus confortables peuvent atteindre 97 000 COP (environ 22 USD). Les départs sont fréquents tout au long de la journée, avec parfois près de 90 bus quotidiens. Les bus les moins chers partent souvent tard le soir. Les bus de luxe proposent des services haut de gamme, mais leur prix est plus élevé.
Transport combiné (bus + ferry) :
Une option plus originale est de prendre le bus depuis la capitale jusqu’à la ville d’Aipe, puis de traverser le Río Magdalena en ferry jusqu’à Villavieja. Ce trajet fluvial est une expérience en soi. Le ferry pour une personne seule coûte 2 000 COP (environ 0,45 USD), et pour une moto 8 000 COP (environ 1,80 USD). Le ferry circule tous les jours de 6 h à 18 h. Sur le plan de la sécurité, il est impératif de conduire de jour, car l’éclairage est souvent absent et les dangers sont fréquents la nuit.
Adieu Tatacoa, sur la route de Bogota
Dimanche 8 juillet. Levé de bonne heure ce matin. Pas question de quitter le désert de Tatacoa sans dire au revoir à nos amis colombiens, à Diana et sa fille Brenda.
Petit-déjeuner chaleureux pris tous ensemble, partagé entre rires et émotions. Tristesse aussi de devoir se séparer. Mais ce n’est qu’un au revoir, je reviendrai très bientôt vous voir, c’est promis. J’ai la Colombie dans la peau à présent.
Bonne nouvelle. Mon hôtesse me propose de nous ramener directement à Neiva, sans passer par la gare de bus de Villavieja. Une heure de route directe jusqu’à la capitale de l’État pour attraper ensuite un bus direct pour Bogotá. Idéal pour poursuivre notre chemin.
Dans le bus qui nous emmène jusqu’à Bogotá, les paysages du plateau central de la Colombie défilent derrière la vitre en même temps que les visages de mes amis Colombiens que j’ai dû quitter avec regrets. Diana et Brenda. J’espère vraiment que le destin pourra nous permettre de nous revoir très bientôt.
La route de Bogota. Au sud de la capitale de la Colombie se trouvent les régions des « tierras calientes », la plus méridionnale, et plus au nord, en remontant vers Bogota, les “tierras templadas”.
C’est donc d’abord ce paysage de « terres chaudes », situées en dessous de 1.000 mètres d’altitude et où la température moyenne annuelle avoisine les 24 °C, que nous allons traverser.
Paysages de broussailles et de champs, mais également de vergers et d’élevage où les champs sont souvent délimités par les fils de fer barbelés.
Plus au nord, au cœur des terres tempérées, la pluviosité est plus marquée, et les champs se gorgent d’eau. Des rizières apparaissent.
Située entre 1.000 et 2.000 m d’altitude, la région enregistre une température variant entre 17 et 24 °C toute l’année.
Un peu plus loin, ce sont des champs de blé qui apparaissent au détour d’un virage. Douceur de vivre.
Voilà, nous sommes arrivés à Bogotá. Pour fêter ça, j’emmène Léa dîner dans un des meilleurs restaurants de la capitale, La Bruja, réputé pour ses plats de sorcières…