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Rando autour d’Innsbruck, à l’assaut des Dolomites

Rando autour d'Innsbruck, à l'assaut des Dolomites

Mardi 4 juillet. Installé à l’hôtel Tirolis, à Zirl, à dix minutes d’Innsbruck, la vie est belle. Je suis officiellement titulaire de la « Innsbruck card » qui donne accès à de multiples avantages… dont celui de pouvoir bénéficier de randos guidées dans quelques-uns des plus beaux endroits de la région. Et ils sont nombreux au Tyrol.
C’est donc avec entrain qu’après un magnifique petit-déjeuner (ah l’accueil des Autrichiennes !) je file droit jusqu’au village voisin pour grimper à bord du bus qui doit nous emmener au départ de la première rando de la semaine.
Sauf qu’entre-temps, j’ai égaré ma « Innsbruck Card »… Grrrrrr ! Dommage, sans elle je ne peux bénéficier des 50 % de réduction sur les remontées mécaniques. Et ça tombe mal, c’est le seul jour où elle est vraiment nécessaire.
Ok, j’en suis pour mes frais et je dois payer plein pot. Allez zou, je grimpe à bord de la télécabine et me voici engagé dans une superbe rando qui doit emmener notre petit groupe de 15 personnes voir de plus près les Dolomites autrichiennes.

Et ça commence pas mal. Le terminus de la télécabine nous laisse au pied d’un joli lac de montagne aux eaux translucides.

Le chemin de randonnée grimpe dans un premier temps à travers les alpages où bon nombre de troupeaux de vaches paissent en toute liberté en faisant retentir leurs grelots. Charmant comme tout.

Bon, ça grimpe dur sur les 700 premiers mètres. Tout le monde ne marche pas à la même allure. À mi-chemin, on doit attendre les retardataires. Ça tombe plutôt bien. Comme d’habitude, j’ai droit à ma petite crise d’hypo. Du coup, la barre vitaminée est vraiment la bienvenue. Allez zou, je repars du bon pied.

Le temps d’une petite photo-souvenir (merci mes amis Lorrains qui m’accompagneront pendant toute cette belle semaine de marche !) et je repars vers les sommets alpins.

Le paysage commence à être vraiment sympa. Les alpages laissent peu à peu entrevoir de jolies vallées encaissées. Au loin, on peut deviner les sommets enneigés des Dolomites.

En chemin, on croise encore des vaches (ce ne seront pas les dernières !).

Après une petite pause, nous voici de nouveau engagés dans la montée qui doit nous emmener jusqu’au refuge. En chemin, nouvelle rencontre avec les vaches. Je ne m’en lasse pas !

Plus on grimpe, plus le paysage prend de l’ampleur. Cette fois-ci, nous y sommes. Les sommets enneigés des Dolomites, les flancs blancs des montagnes calcaires apparaissent au grand jour.

L’ombre des nuages vient s’accrocher au flanc de la montagne. La vallée vient écarter les sommets. Des forêts de pins dégringolent sur les coteaux.

On arrive enfin au refuge. Finalement, la montée n’aura pas été aussi terrible que prévu. Notre guide est un expert et sait imaginer une ascension en lacets pour nous épargner les trop fortes pentes. Au sommet, nos efforts sont récompensés. La vue sur les Dolomites est magique.

Après un bon petit repas pris au restaurant du refuge agrémenté d’une petite bière bien méritée avec vue directe sur les sommets enneigés des Dolomites, la deuxième partie du trek doit nous emmener jusqu’à un autre refuge où le premier groupe, moins expérimenté, a stoppé son ascension.

Ce chemin de crête est exceptionnel, la vue qu’il offre sur la chaîne des Dolomites est tout simplement magnifique. Le mélange de bleu, de gris et de vert est d’une beauté inouïe.

Plus on avance sur le chemin et plus les paysages verdissent. Une immense forêt de pins dégringole littéralement les flancs de la montagne.

Le contraste entre les flancs crayeux des Dolomites et le vert profond de la forêt est hallucinant.

Ici et là, des arbres morts, pétrifiés par le froid, rehaussent encore la beauté des paysages.

On poursuit notre rouge. Cette rando sur le chemin de crête est sans doute l’une des plus belles que j’ai pu faire. L’Autriche tient bien toutes ses promesses.

Après le chemin de crête, c’est une longue descente en pente douce qui doit nous emmener jusqu’au refuge où le premier groupe nous attend. Le chemin passe encore à proximité de vastes forêts de pins. Au fond, on aperçoit la ville d’Innsbruck posée au cœur de la vallée alpine.

Le spectacle des Dolomites qui se dressent tel un rempart naturel sur l’horizon, avec ses pics et ses arrêtes calcaires et les corolles des nuages blancs qui les entourent, est à couper le souffle.

La végétation change. Des bouquets d’arbrisseaux apparaissent, de petites fleurs des montagnes mouchettent la prairie. Les alpages délivrent tous leurs secrets.

Enfin, nous voici au refuge. Il est grand temps de s’attabler pour reprendre des forces. Simple et populaire, la cuisine autrichienne permet de se refaire allégrement une santé !

Autour du refuge, les alpages s’étendent jusqu’à perte de vue. Des troncs d’arbres sèchent sur la prairie.

Autour du refuge, un corral a été aménagé pour réunir les troupeaux de vaches. Mais ces demoiselles sont de sortie et gambadent à travers les alpages.

Après le repas, il est grand de redescendre dans la vallée où le bus du retour nous attend. Nous ne prendrons pas de télécabine.

La première partie du chemin travers une épaisse forêt de pins et de sapins. Chemin facile et plutôt agréable.

Plus on descend, plus la forêt s’éclaircit pour laisser place à la prairie et aux alpages.

Le chemin trace sa course à flanc de montagne. Cette descente est un vrai régal pour les yeux.

La descente dans la vallée est vraiment très agréable. Encore plus comme aujourd’hui où le temps est magnifique.

Un dernier petit regard vers les contreforts des Dolomites. Au bas de la vallée, le bus du retour nous attend pour nous ramener vers nos hôtels respectifs. Il est encore tôt. Du coup, le temps de déposer mes affaires, et je file vers Innsbruck.

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