You are currently viewing Salzbourg, Residenzplatz, la place des princes archevêques

Salzbourg, Residenzplatz, la place des princes archevêques

Pourquoi visiter Salzbourg ?

L’héritage musical et la figure de Mozart
 
Visiter Salzbourg offre une immersion unique dans l’histoire de la musique classique à travers la figure omniprésente de Wolfgang Amadeus Mozart. La ville célèbre son enfant prodige en permettant de visiter sa maison natale sur la Getreidegasse ainsi que sa résidence familiale de la Makartplatz. Cet héritage prestigieux se perpétue aujourd’hui grâce au célèbre Festival de Salzbourg, qui transforme chaque été la vieille ville en une scène lyrique et théâtrale de renommée mondiale.
 
Un chef-d’œuvre d’architecture baroque alpine
 
Le centre historique de Salzbourg, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un exemple exceptionnel de cité-État ecclésiastique. Surnommée la « Rome du Nord », la ville a été façonnée par de puissants princes-archevêques qui y ont fait bâtir la majestueuse cathédrale Saint-Rupert, de somptueuses places italiennes et le splendide château de Mirabell avec ses jardins géométriques. Ces ruelles médiévales, bordées de maisons bourgeoises aux enseignes en fer forgé, se visitent exclusivement et facilement à pied.
 
Une forteresse médiévale dominante et panoramique
 
La silhouette de la ville est marquée par la silhouette de la forteresse de Hohensalzburg, l’un des plus grands châteaux médiévaux préservés d’Europe. Perché au sommet du mont Festungsberg, cet édifice offre un contraste saisissant avec l’élégance baroque de la vallée. On y accède à pied ou via un funiculaire rapide pour découvrir des chambres princières richement décorées et profiter d’un panorama spectaculaire à 360 degrés sur les toits de la ville et les sommets enneigés des Alpes.
 
Une culture de traditions et de douceur de vivre
 
Salzbourg séduit par son art de vivre autrichien, qui mêle convivialité et traditions séculaires. La ville est réputée pour ses cafés historiques, comme le Café Tomaselli, où l’on déguste un strudel aux pommes, ainsi que pour ses brasseries traditionnelles à l’image de celle des moines d’Augustiner Bräu. En décembre, la magie s’accentue avec l’installation de son marché de Noël historique sur la place de la Cathédrale, l’un des plus anciens et pittoresques de toute la région alpine.

 

Pourquoi visiter Residenzplatz ?

Un centre historique et symbolique majeur
 
La Residenzplatz constitue le cœur battant et le centre de gravité historique de la vieille ville de Salzbourg. Cette immense esplanade piétonne fut dessinée à la fin du XVIe siècle par l’architecte italien Vincenzo Scamozzi, sous les ordres du puissant prince-archevêque Wolf Dietrich de Raitenau. Elle incarne la transition monumentale de Salzbourg d’une cité médiévale vers une capitale baroque moderne, reliant visuellement les lieux de pouvoir spirituel et temporel.
 
Le faste de la fontaine Residenzbrunnen
 
Le monument central de la place est la Residenzbrunnen, considérée comme l’une des plus grandes et des plus belles fontaines baroques d’Europe en dehors de l’Italie. Sculptée au XVIIe siècle dans du marbre local d’Untersberg, cette œuvre monumentale s’élève à 15 mètres de hauteur et met en scène des étalons marins jaillissant de la roche, des dauphins et un atlas soutenant une vasque. Elle offre un point de vue photographique exceptionnel avec les façades historiques en arrière-plan.
 
Le carrefour des palais et de la cathédrale
 
La place offre un accès immédiat à certains des monuments les plus importants de Salzbourg, qui la bordent directement. À l’ouest se dresse la Vieille Résidence (Alte Residenz), l’ancien palais des princes-archevêques, tandis qu’à l’est s’élève la Nouvelle Résidence avec son célèbre carillon historique (Glockenspiel). Le côté sud s’ouvre de manière théâtrale sur la façade de la majestueuse cathédrale Saint-Rupert, permettant d’enchaîner les visites sans marcher.
 
Un théâtre d’événements et de cinéma
 
Aujourd’hui, la Residenzplatz est un espace culturel dynamique qui accueille les événements majeurs de la vie salzbourgeoise. En hiver, elle se transforme pour accueillir une partie du célèbre marché de Noël (Christkindlmarkt), tandis qu’en été, elle sert de scène à ciel ouvert ou de lieu de tournage. Les cinéphiles la reconnaissent immédiatement comme l’un des décors emblématiques du film culte La Mélodie du bonheur (The Sound of Music), lors de la scène où Maria traverse la place en chantant.

 

Salzbourg, Residenzplatz, la place des princes archevêques

Lundi 10 juillet. Ce matin, je me réveille dans ma petite chambre de l’hôtel Snooze, à quelques encâblures du centre-ville de Salzbourg. Quinze minutes de marche des hauts faits d’armes du plus grand génie de l’histoire : Wolfgang Amadeus Mozart. Merde alors ! Je suis à Salzbourg ! Je ne marche pas, je vole du coup ! Et après un petit quart d’heure, me voilà au centre de Salzbourg et de la Résidenzplatz, la plus célèbre des places de la ville, la place des princes archevêques. Absolument magnifique.

La Residenzplatz est une des quatre places qui, dans l’esprit des architectes baroques de la ville, devaient rappeler la magnificence de Rome. Rien que ça. Et c’est plutôt réussi, il faut bien le dire. Car Salzbourg est avant tout une ville de culture : son cœur bat au rythme des festivals de musique qui se succèdent toute l’année, et sa programmation culturelle est d’une richesse hors du commun… Au centre de la Residenzplatz se dresse la Residenzbrunnen, une fontaine datant de 1568.

La Résidence, l’ancien palais des princes-archevêques, et la Neue Redidenz (destinée à accueillir les hôtes princiers de passage) ferment la place.

Cette vaste place abrite aussi la poste centrale (près du musée) et un panorama à découvrir depuis ce même bâtiment (3 euros tout de même, mais inclus à la Salzbourg Card).

Je ne vous ai pas parlé justement de la Salzburg Card… Il faut absolument la prendre. On peut se la procurer à l’Office de tourisme, sur Mozartplatz, moyennant la somme de 27 euros. Cher ? Pas vraiment, puisqu’elle offre la gratuité à l’ensemble des musées de la ville, aux transports en commun (bus, bateau et au téléphérique de l’Untersberg)… Bref, indispensable pour visiter Salzbourg qui est une immense ville musée.

Bon, voilà, je ne me lasse pas de cette magnifique fontaine qui rappelle ses glorieuses aînées romaines. Pour la petite histoire, c’est sur cette place que fut tournée l’une des plus grandes comédies musicales de l’histoire : la Mélodie du bonheur, tournée en 1965 avec Julie Andrews. Eh oui, il n’y a pas que Mozart dans la vie !

Au premier coup d’œil sur Residenzplatz, on comprend aussitôt qu’il convient de ranger Salzbourg dans le cercle restreint des villes romantiques, au même titre que Venise, Prague ou Cracovie. Salzbourg… La ville de Mozart ! Quelle ironie quand on sait que ce pauvre Mozart fut jeté à la fosse commune et qu’on ne retrouva jamais sa dépouille… Enfin, tant qu’il y a des carrosses pour promener les touristes.

Rien de mieux en effet pour se promener dans la ville et profiter d’une belle journée d’été ensoleillée, le tout au pas cadencé des chevaux et des airs de Mozart qui surgissent ici et là des fenêtres ouvertes… Ah Salzbourg.

Dans le prolongement de Residienzplatz, voici enfin Mozartplatz, bien plus modeste certes, mais tout aussi charmante… Et ô combien symbolique. Il est vrai qu’ici, à Salzbourg, dans chaque ruelle, chaque place, flotte l’esprit de Mozart.

Tout tourne ici autour de Mozart. Son image est exploitée par chaque magasin, chaque pub, chaque vitrine, affiche… Son unique statue trône au-dessus de la place comme pour faire oublier qu’il fut enterré comme un chien, à l’abri des regards et dans une fosse commune.

Pour ce qui est de la place en elle-même, pas grand-chose à en dire… Ce n’est vraiment pas la plus belle place de Salzbourg qui est tout de même inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. À voir tout de même, au n°1 de la place, la Neue Residenz, qui abrite les collections du Salzbourg Muséum. Sans oublier la terrasse du café Glockenspiel.

Allez zou, une dernière pensée pour Mozart, l’unique, le génie de Salzbourg. Il est vrai que peu de villes au monde peuvent se targuer d’avoir donné naissance à l’un des plus grands génies de l’histoire des arts, auquel il faut peut-être ajouter Herbert Von Karajan, l’un des plus grands chefs d’orchestre du XXe siècle.

Retour vers Residenzplatz, à deux pas de là, pour aller visiter la cathédrale de Salzbourg, Dom Sankt Rupert. Pas la plus belle église du monde, tant s’en faut, mais qui offrit l’occasion à Mozart, encore lui, de fourbir ses premières armes.

Passée l’esplanade à colonnes où sont représentés quelques-uns des plus fameux archevêques de Salzbourg, on pénètre dans la cathédrale. Baroque à souhait. Il s’agit d’ailleurs du monument le plus visité de la ville. Sa gratuité sans doute !

Dom Sankt Rupert fut construite par Santino Solari, un architecte italien, à la place de l’ancienne cathédrale romane endommagée par un incendie en 1598. Le prince-archevêque de l’époque souhaita que la nouvelle cathédrale dépasse en longueur Saint-Pierre de Rome. Ni plus ni moins ! Mais il fut opportunément destitué et son successeur soutint un projet un tantinet moins mégalo.

Aujourd’hui toutefois, Dom Sankt Rupert est encore considéré comme le monument italien le plus important du nord des Alpes. Certes ses volumes sont impressionnants, mais ne procurent guère d’émotion. Mis à part peut-être sa superbe coupole octogonale.

La décoration intérieure, baroque à souhait, alterne fresques et peintures sépia et orange. La raideur de la décoration tient aussi du fait que la cathédrale fut en grande partie reconstruite après les bombardements de la dernière guerre.

À gauche de l’entrée, dans la première chapelle, trône de magnifiques fonts baptismaux de 1321 reposant sur des lions. C’est ici que Mozart fut baptisé.

Mozart, toujours Mozart. Impossible d’y échapper à Salzbourg. Devenu organiste de la Cour, c’est pour la cathédrale qu’il composa nombre de ses messes, chants religieux et sonates. À droite de l’autel, l’orgue devant lequel il s’asseyait pour jouer durant les offices.

Après tant de débordements rococo et baroques, il est grand temps de ressortir ! Un dernier petit coucou aux princes-archevêques sculptés sur la façade et je me retrouve dans la cour.

En relevant la tête et en jetant un coup d’œil sur l’édifice, côté cour comme côté jardin, on se dit franchement que les architectes italiens ont avant tout misé sur l’intérieur de la cathédrale. Difficile de croire que cette bâtisse austère, quasi médiévale, abrite Dom Sankt Rupert.

Laisser un commentaire