Pourquoi visiter la baie d’Halong ?
Un paysage classé au patrimoine mondial par l’UNESCO
La baie d’Ha Long est l’un des joyaux naturels les plus reconnus du Vietnam, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO à trois reprises : en 1994 pour sa beauté exceptionnelle, en 2000 pour sa valeur géologique et géomorphologique, et en 2023 avec l’archipel de Cat Ba pour l’ensemble de son écosystème. Ce site, élu parmi les sept nouvelles merveilles de la nature, s’étend sur plus de 1 500 kilomètres carrés et compte près de 2 000 îles et îlots karstiques qui émergent des eaux émeraude du golfe du Tonkin. Sa reconnaissance internationale en fait une destination incontournable pour tout voyageur au Vietnam.
Une œuvre d’art façonnée par des millions d’années
Ce qui rend la baie d’Ha Long véritablement unique, c’est son paysage de karst marin envahi par la mer, considéré comme le plus vaste et le mieux développé au monde. Les piliers de calcaire, les arches naturelles, les grottes et les lacs intérieurs sont le résultat d’un processus géologique exceptionnel où l’érosion a sculpté la roche pendant des millions d’années. Les formations de “fengcong” (pitons coniques) et de “fenglin” (tourelles isolées) créent une silhouette spectaculaire qui a valu au site d’être comparé à un “échiquier en pierre précieuse sur une mer de jade”. La grotte de la Surprise (Sung Sôt) et la grotte des Merveilles (Thiên Cung) figurent parmi les cavités les plus impressionnantes à explorer.
Un sanctuaire de biodiversité
Au-delà de sa beauté paysagère, la baie d’Ha Long abrite une richesse biologique remarquable. L’archipel de Cat Ba, intégré au site en 2023, possède la plus grande forêt sur mer du Vietnam avec plus de 17 000 hectares. On y recense près de 5 000 espèces végétales et animales, dont le langur de Cat Ba, un primate endémique en danger critique d’extinction. Les eaux abritent environ 1 000 espèces de poissons, tandis que les îlots préservés offrent un refuge à une faune et une flore tropicales uniques. Cette diversité fait de la baie un site d’importance internationale pour la conservation.
Une expérience au cœur de la légende
Le nom “Hạ Long” signifie “descente du dragon”, et la légende raconte qu’une famille de dragons aurait craché des joyaux pour former les îles afin de protéger le Vietnam des envahisseurs. Aujourd’hui, les croisières permettent de découvrir ce paysage mystique, que ce soit en explorant les grottes, en visitant les villages de pêcheurs flottants comme Cua Van ou Vung Vieng, ou en pagayant en kayak dans les criques isolées. Les amateurs de photographie apprécieront particulièrement l’atmosphère brumeuse de l’hiver, tandis que l’été offre des conditions idéales pour la baignade et les sports nautiques. Malgré les défis liés au tourisme de masse, la baie d’Ha Long reste une expérience inoubliable qui continue de fasciner des millions de visiteurs chaque année.
Comment organiser une croisière à la baie d’Halong depuis Hanoï ?
Embarquement et transfert depuis Hanoï
La plupart des croisières de deux jours et une nuit incluent un transfert en minibus ou en limousine depuis les hôtels du Vieux Quartier de Hanoï. Le véhicule vient vous chercher entre 8h00 et 8h30 le matin du premier jour, et le trajet jusqu’au port de la baie d’Ha Long dure environ deux heures trente à trois heures, via la nouvelle autoroute express. Si votre forfait ne comprend pas le transfert, vous pouvez réserver un trajet en limousine pour environ 15 à 25 dollars par personne, ou louer un véhicule privé pour 80 à 120 dollars l’aller. Une fois au port, l’embarquement s’effectue généralement vers 11h30 ou midi, après avoir enregistré vos bagages et reçu les consignes de sécurité à bord.
Programme d’une croisière de deux jours
La première journée à bord est bien remplie. Après un déjeuner de bienvenue alors que le bateau navigue parmi les îles calcaires, la première activité est généralement la visite d’une grotte, comme la célèbre grotte de la Surprise (Sung Sôt), l’une des plus grandes de la baie. L’après-midi est consacré à une activité nautique comme le kayak ou la barque en bambou, et souvent une baignade dans les eaux émeraude. La journée se termine par un coucher de soleil sur le pont, un cours de cuisine pour apprendre à faire des nems, un dîner, et une soirée de pêche au calmar. Le deuxième jour commence tôt par une séance de Taï Chi sur le pont au lever du jour, suivi d’un petit-déjeuner léger avant de poursuivre la navigation. Le check-out des cabines a lieu vers 9h00, puis un brunch est servi avant le débarquement entre 11h00 et midi. Le transfert de retour à Hanoï arrive dans le Vieux Quartier en milieu d’après-midi, vers 15h00-15h30.
Tarifs et fourchettes de prix en 2026
Les prix d’une croisière de deux jours varient considérablement en fonction de la catégorie du bateau et des prestations. Pour une croisière confortable trois ou quatre étoiles, il faut compter entre 150 et 250 dollars américains par personne pour deux jours et une nuit, transfert depuis Hanoï souvent inclus. Une croisière cinq étoiles de luxe, comme la Scarlet Pearl ou le Grand Pioneers, peut atteindre 300 à plus de 350 dollars par personne. Le prix comprend généralement l’hébergement en cabine privée, tous les repas à bord, les activités (kayak, visite de grotte, cours de cuisine) et les droits d’entrée . Sont souvent exclus les boissons, les pourboires et le supplément pour une cabine privée pour une personne seule, qui peut avoisiner les 50 dollars. Une taxe gouvernementale, d’environ 15 dollars par personne, est également à prévoir.
Conseils pratiques
Pour éviter les mauvaises surprises, quelques recommandations sont utiles. Il est conseillé de vérifier si votre forfait inclut le transfert aller-retour, car un supplément de 25 dollars par personne est parfois demandé. Préparez une petite valise légère, car vous laisserez souvent vos gros bagages à l’hôtel à Hanoï. Il est bon de prévoir des vêtements légers pour le kayak et la baignade. Enfin, les croisières en baie d’Ha Long se font toute l’année, mais la période idéale pour un ciel dégagé et une mer calme s’étend d’octobre à avril.
Vietnam, sur la route de la baie d'Halong
Mardi 23 janvier. Pour mon deuxième jour en terre vietnamienne, je vais réaliser un de mes rêves : partir en croisière sur la baie d’Halong. Je ne me suis toujours pas remis des images d’Indochine ! Du coup, j’ai réservé une croisière depuis la France avec une agence locale, Halong Fantase Cruise. 110 € pour deux jours, une nuit à bord… Je ne vais pas le regretter.
En attendant, un bus vient me récupérer à mon hôtel vers 9 heures du matin. Le temps de dire au revoir à mes hôtes, au Paradise Boutique Hôtel, accueil délicieux, et j’embarque à bord du bus. Direction la baie d’Halong.
En chemin, on fait une pause à mi-chemin pour nous arrêter dans un des nombreux villages de métiers disséminés entre Hanoi et la baie d’Halong. Pas vraiment, un village en fait, mais plutôt une boutique de grossistes qui compilent les différents métiers d’artisanat présents autour de l’ancienne capitale impériale.
Parmi tous les métiers représentés, celui de la broderie est le plus spectaculaire, vu que des brodeuses travaillent à même la boutique. Je ne peux qu’admirer leur travail, long, difficile et méticuleux qui nécessite une attention continue. Allez zou, je visse mon 35 mm à mon plein format et j’essaie de trouver des perspectives…
Pour la petite histoire, la périphérie de Hanoï a pour particularité de compter quelque 600 villages dits « villages de métiers » qui formaient autrefois une sorte d’industrie artisanale à la campagne… Mais aujourd’hui, l’extension de Hanoï est si importante qu’ils ont pour la plupart été absorbés par la mégalopole.
Autrefois, chacun de ses villages possédait sa propre particularité. Des artisans travaillaient ici en famille, vivant dans des propriétés attenantes à l’atelier. Le fruit de leur travail était alors revendu dans le quartier des 36 corporations dans le vieux Hanoï.
Traditionnellement, chaque village était en relation avec une rue du vieux quartier de Hanoï dont les échoppes étaient en quelque sorte les vitrines de chaque village. Une spécificité qui tend aujourd’hui à disparaître… Les villageois préférant comme ici se rassembler sous le toit d’un grossiste pour vendre directement aux touristes amenés par les cars depuis Hanoï… Comme le mien.
Historiquement, on trouvait de tout dans ces villages. Cela va de la broderie bien sûr, au travail de la laque à la soierie, la menuiserie d’art, les objets incrustés de nacre, la bijouterie, le travail du cuivre, du bronze, sans oublier le textile, le tissu, l’alimentation, le papier, la vannerie ou la chapellerie.