Pourquoi visiter Innsbruck ?
Une expérience entre ville et montagne
Visiter Innsbruck, c’est vivre une expérience que peu de capitales européennes peuvent offrir : celle de l’alpin-urbain. En à peine vingt minutes, on passe des ruelles médiévales du centre historique aux panoramas vertigineux des Alpes, à plus de deux mille mètres d’altitude. La montagne n’est pas un décor lointain mais une partie intégrante du quotidien, ce qui permet de combiner en une seule journée la visite d’un palais impérial et une randonnée en pleine nature. Cette proximité immédiate avec les sommets façonne profondément le mode de vie local et offre une liberté rare.
Un patrimoine historique et culturel
Innsbruck est une ville chargée d’histoire, marquée par la présence des Habsbourg. Le centre historique, dominé par le célèbre Petit Toit d’Or, est le point de départ idéal pour explorer ce passé impérial. Ce balcon gothique, construit en 1500 pour l’empereur Maximilien Ier avec ses 2657 tuiles de cuivre doré, est devenu le symbole de la ville. La Kaiserliche Hofburg et la Hofkirche, qui abrite le tombeau de l’empereur Maximilien Ier, sont des témoins majeurs de cette époque. La vieille ville est un labyrinthe de rues médiévales où les terrasses animées et les cafés historiques côtoient des boutiques de créateurs, dans une atmosphère à la fois authentique et dynamique.
Une effervescence urbaine et culturelle
Avec ses 130.000 habitants, Innsbruck est une ville jeune, cosmopolite et tournée vers l’avenir. Cette vitalité se ressent dans sa scène culturelle riche et variée, avec des festivals, des concerts, et des lieux alternatifs comme le PMK, un centre culturel indépendant installé sous les arches d’un viaduc. La ville est également un haut lieu du sport, que ce soit pour le ski en hiver ou pour le VTT et l’escalade en été, une activité tellement ancrée qu’il n’est pas rare de croiser des vététistes en plein centre-ville. La présence d’une importante communauté étudiante apporte une énergie et une créativité qui font d’Innsbruck une ville en perpétuel mouvement.
Une vie au rythme des saisons
Innsbruck séduit en toutes saisons. L’été, c’est la saison de la Coolcation : on profite des hauteurs pour se rafraîchir grâce aux sept remontées mécaniques en service, qui permettent d’accéder facilement aux nombreux sentiers de randonnée. Les familles apprécient le zoo alpin, le plus haut d’Europe, ou les Mondes de Cristal Swarovski à Wattens, accessibles en navette. L’hiver, la ville olympique se transforme en un paradis pour les skieurs, avec douze domaines skiables à proximité. Mais tout au long de l’année, les Innsbruckois cultivent un art de vivre qui allie tradition tyrolienne et modernité, le tout dans un écrin de montagnes, pour une qualité de vie rare qui fait la fierté de ses habitants.
Pourquoi visiter la cathédrale Saint-Jacques ?
Un joyau baroque
Visiter la cathédrale Saint-Jacques à Innsbruck, c’est découvrir un chef-d’œuvre de l’architecture baroque, dont la construction s’est étendue de 1717 à 1724. L’édifice actuel a été érigé après que de violents séismes eurent endommagé une église plus ancienne, mentionnée dès 1180. Pour apprécier pleinement ce lieu, il faut savoir que Saint-Jacques n’est devenue cathédrale qu’en 1964, lorsque Innsbruck fut érigée en diocèse, après avoir été pendant des siècles la simple église paroissiale de la ville.
Un trésor artistique abrité dans ses murs
La cathédrale abrite un véritable trésor : le célèbre tableau “Mariahilf” de Lucas Cranach l’Ancien, placé dans le maître-autel. Cette représentation de la Vierge, offerte à la ville au XVIIe siècle par l’archiduc Léopold V, est devenue l’une des images mariales les plus populaires de l’espace alpin, copiée d’innombrables fois à travers le monde. Ce n’est pas son seul chef-d’œuvre, puisque le tombeau en bronze de l’archiduc Maximilien III, dans le bas-côté gauche, est une œuvre remarquable de la Renaissance.
Une expérience spirituelle et musicale
Au-delà de l’art, la cathédrale Saint-Jacques est un lieu vivant de spiritualité, comme l’a rappelé l’évêque Hermann Glettler lors de son 300e anniversaire en 2024 : “St. Jakob est un lieu vivant où les gens sont renforcés et transformés intérieurement”. Sa dimension sonore est tout aussi saisissante : le carillon de la paix, qui résonne chaque jour à midi avec ses 48 cloches, est le plus grand d’Autriche. L’orgue, qui compte près de 4000 tuyaux, offre lui aussi des concerts d’exception.
Un lieu accessible et ouvert à tous
La cathédrale est ouverte toute l’année, avec des horaires de visite conçus pour accueillir un large public. Il est important de noter qu’elle a fait l’objet d’une restauration complète, achevée en 2022, qui a permis de redonner tout son éclat à ses fresques et de rendre son accès partiellement accessible aux personnes à mobilité réduite. Lieu de prière mais aussi de tourisme, elle accueille environ 700 000 visiteurs par an, venus admirer ses œuvres d’art et son architecture exceptionnelle qui en font un joyau de l’art baroque alpin.
Innsbruck, autour de la cathédrale Saint-Jacques
Mardi 4 juillet. Direction maintenant la Dom Platz où se dresse l’imposante cathédrale Saint-Jacques. L’église romane originale date du XIIe siècle, mais elle fut reconstruite en style baroque entre 1717 et 1724. Sans conteste, la plus belle de la ville dans ce style.
À l’intérieur, on est tout de suite frappé par cette succession de coupoles recouvertes de stuc et de fresques. Éblouissant.
Au maître-autel, il ne faut pas manquer la Madone du Bon Secours, une œuvre majeure de Cranach l’Ancien. Dans le transept gauche se trouve le tombeau de l’archiduc Maximilien III (1620) qui fut grand maître de l’ordre des chevaliers Teutoniques.
Autour de la cathédrale, s’articulent toutes les autres rues de la vieille ville où les styles Renaissance et baroque s’entremêlent pour le plus grand plaisir des yeux. Pas de temps hélas pour visiter les grands musées de la ville : le Tiroler Volksunstmuseum ou le Tiroler Landesmuseum Ferdinandeum.
Et surtout, gros oubli de ma part (il faut que j’y retourne !) : la Hofkirche, l’une des églises les plus fascinantes d’Autriche qui renferme le tombeau de Maximilien 1er qui renferme onze statues monumentales, ancêtres des Hasbourg.