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Erevan, une soirée de déambulation à travers les rues

Erevan, une soirée de déambulation à travers les rues

Dimanche 6 octobre. Après cette belle journée de découverte, nous allons nous promener en centre-ville, un peu au hasard de nos pas et au gré de nos envies.

Il n’y a pas si longtemps, le centre-ville d’Erevan comptait encore bon nombre de beaux bâtiments du XIXe siècle et les quartiers alentour se caractérisaient par leurs jolies maisons en bois.

Hélas, la plupart ont été rasés pour faire place à d’affreux immeubles modernes qui appartiennent à des oligarques.

Depuis la révolution de velours de 2018, les autorités locales ont réussi à freiner les destructions, mais les dégâts étaient faits et il ne reste plus grand-chose aujourd’hui du passé présoviétique de la ville.

Kond, au sud-ouest de la ville, est l’un des derniers quartiers du XIXe siècle à être resté relativement intact.

Ses constructions en bois sont presque identiques à ce qu’elles étaient un siècle plus tôt.

Parlons maintenant gastronomie. Car il est grand temps pour nous d’aller nous restaurer dans un des nombreux restaurants de la rue piétonne qui traverse Erevan de part en part.

La gastronomie arménienne est l’une des plus anciennes d’Europe et du Proche-Orient, caractérisée par une alliance subtile de traditions montagnardes ancestrales et d’influences méditerranéennes et caucasiennes.

Au cœur de cette cuisine se trouve le lavash, un pain plat traditionnel inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, qui accompagne presque tous les repas et sert parfois d’assiette ou d’ustensile.

La table arménienne privilégie la fraîcheur et la qualité des ingrédients : les viandes, principalement l’agneau, le porc et le bœuf, sont sublimées à travers les khorovats (brochettes grillées au barbecue) ou le khash, un bouillon de pieds de bœuf longuement mijoté, consommé traditionnellement en hiver au petit matin.

Les herbes aromatiques fraîches comme l’estragon, la coriandre, le persil et le basilic pourpre sont consommées en bouquets entiers à chaque repas, tandis que les légumes comme les aubergines, les poivrons et les tomates sont farcis pour composer les dolmas, enveloppés dans des feuilles de vigne ou de chou.

Cette cuisine se distingue également par sa maîtrise des fermentations, ses textures variées et l’importance accordée aux fruits locaux qui apportent une note sucrée-salée unique.

L’abricot, symbole national de l’Arménie, ainsi que la grenade, les figues et les noix sont omniprésents, que ce soit sous forme de fruits frais, de sauces acidulées, de confitures ou de fruits séchés.

Les produits laitiers occupent une place prépondérante, notamment le matsoun (un yaourt fermenté traditionnel très polyvalent), les fromages en saumure comme le chanakh, et les soupes réconfortantes telles que le spas, préparée à base de yaourt et de blé. Les céréales comme le boulghour et le blé concassé forment la base de nombreux pilafs savoureux.

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