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Angkor, de Victory Gate à la terrasse des éléphants

Pourquoi visiter Victory Gate ?

Un accès royal au cœur du pouvoir khmer

La Porte de la Victoire n’est pas une simple entrée, c’est le chemin emprunté par les souverains khmers pour rejoindre leur palais. Située sur le côté est d’Angkor Thom, elle est directement alignée sur la place royale, la terrasse des Éléphants et le Palais Royal. Son nom évoque l’image des armées victorieuses du roi Jayavarman VII défilant par cette porte triomphale. Aujourd’hui encore, elle offre une perspective unique sur l’organisation spatiale de l’ancienne capitale, bien plus intime que l’entrée sud.

Un chef-d’œuvre architectural aux visages énigmatiques

Haut de vingt-trois mètres, le portail est surmonté de tours ornées de quatre visages monumentaux, représentant le bodhisattva Avalokiteshvara et symbolisant l’autorité royale dans les quatre directions. La porte est richement décorée de sculptures, dont des représentations du dieu Indra et des nymphes célestes. Elle est également flanquée d’éléphants à trois têtes, une iconographie propre à la Porte de la Victoire. C’est une démonstration de la puissance et de l’art de l’Empire khmer.

Une voie triomphale bordée de mythes

L’approche de la porte est tout aussi spectaculaire. Une chaussée bordée de géants et de déités tenant un naga mène à l’entrée, illustrant le mythe hindou du Barattage de la mer de lait. Bien que de nombreuses statues soient aujourd’hui décapitées, la voie royale rappelle la grandeur passée de la cité. C’est un des sites les plus impressionnants du parc.

Un itinéraire vers l’histoire et les communautés

L’autorité nationale d’APSARA souhaite en faire la nouvelle porte d’entrée principale, afin de décongestionner l’entrée sud et d’offrir des circuits plus variés. Les visiteurs pourront suivre le parcours historique du roi Norodom Sihanouk et découvrir les communautés locales. La Porte de la Victoire est une halte incontournable, surtout le matin pour une lumière idéale, souvent négligée par les circuits classiques.

Comment visiter les différents temples d’Angkor ?

Trois circuits pour s’adapter à tous les rythmes

L’immensité du parc d’Angkor (plus de 400 km²) peut être déroutante. Pour la parcourir, tout est pensé autour de deux itinéraires de visite. Le Petit Circuit, le plus classique, concentre les temples les plus célèbres en une boucle d’environ 20 kilomètres : Angkor Wat, le Bayon aux visages de pierre et Ta Prohm enlacé par les racines des fromagers en sont les étapes phares. Pour ceux qui disposent de plus de temps, le Grand Circuit s’éloigne davantage vers le nord-est et mène à des sites plus préservés comme Preah Khan, Neak Pean ou le Pre Rup, célèbre pour son coucher de soleil. Le choix du circuit déterminera l’organisation de votre journée, mais il est tout à fait possible de combiner les deux sur plusieurs jours.

Les horaires d’ouverture précis pour chaque site

Les horaires des temples sont désormais bien établis en 2026 et varient pour s’adapter aux levers et couchers de soleil. Le temple d’Angkor Wat ouvre plus tôt que les autres, à 5h00, pour permettre d’admirer le lever du soleil, et ferme à 18h00 . La majorité des temples du Petit et du Grand Circuit (Bayon, Ta Prohm, etc.) sont accessibles de 6h00 à 18h30. Enfin, quatre sites sont officiellement dédiés à l’observation du coucher (Pre Rup, Phnom Krom, Sras Srang et la porte Tonle Om) ; ils ouvrent à 5h00 et ferment à 19h00. Une règle de grâce de 30 minutes est appliquée partout : si vous êtes déjà à l’intérieur d’un temple à l’heure de fermeture, vous avez une demi-heure supplémentaire pour en sortir tranquillement.

Les tarifs des billets et où les acheter

L’accès au parc est réglementé par un pass (Angkor Pass) disponible en trois formules. Le billet d’une journée coûte 37 dollars, le pass de trois jours (valable une semaine) est à 62 dollars et le pass de sept jours (valable un mois) à 72 dollars. Le pass de trois jours est le plus populaire car il offre le meilleur rapport qualité-prix pour une visite complète. L’achat se fait en ligne sur le site officiel d’Angkor Enterprise, ou directement au bureau des billets (Angkor Ticket Office) qui ouvre à 4h30 pour les premiers visiteurs. Une photo d’identité vous sera prise sur place pour imprimer votre ticket, qu’il est indispensable de conserver précieusement.

Comment se déplacer et les précautions à prendre

Pour explorer le parc, le moyen le plus pratique et le plus populaire est le tuk-tuk. Il est facile de louer un chauffeur pour une journée complète (environ 15 à 20 dollars) qui vous emmènera de temple en temple et vous attendra sur place. Pour une expérience plus libre, la location de vélos (environ 2 dollars par jour) ou de scooters est également possible. Le code vestimentaire est strict et doit être respecté : les épaules et les genoux doivent être couverts avec un tissu opaque. Une attention particulière est à porter à la tour centrale d’Angkor Wat (Bakan) : elle est ouverte tous les jours, mais ferme les après-midis des 14 et 28 de chaque mois pour des travaux de conservation.

Angkor, de Victory Gate à la terrasse des éléphants

Mercredi 31 janvier. Au bout de la chaussée, après la visite du Chau Say Tevoda et du temple Thommanon, se dresse une porte monumentale surmontée de statues à double face, et à droite, d’une statue à quatre faces de Jayavarman VII. Il s’agit de la porte de la Victoire, Victory Gate.

C’est sous cette porte monumentale que les rois Khmers victorieux revenaient à Angkor pour célébrer leurs exploits guerriers… en ramenant de nouveaux esclaves pour continuer la construction de la capitale.

Le temps de faire quelques photos et je remonte à bord de mon Tuk-tuk. Direction les grands temples d’Angkor.

On contourne le grand réservoir oriental, on file droit devant en direction du temple Baphuon, et on arrive juste en face de la célèbre terrasse des éléphants (à gauche), et la terrasse du Roi lépreux (à droite).

Je vais donc commencer par l’exploration de la plus longue des deux, la terrasse des éléphants. Au début du XIIIe siècle, le roi Jayavarman VII fit aménager cette terrasse en bordure du Palais royal, sur 350 m de long. Il pouvait ainsi assister avec ses courtisans aux spectacles donnés sur la grande place. Et parmi eux, le défilé grandiose de ses armées victorieuses.

C’était probablement une terrasse d’apparat décorée de structures en bois disparues depuis. Elle est bordée d’une balustrade en forme de nâga.

Ce sont ces éléphants en hauts-reliefs très découpés décorant les escaliers secondaires qui ont donné à cette vaste terrasse son nom actuel. De nombreux éléphants harnachés et montés, en bas-reliefs en décorent une grande longueur formant des scènes de chasse.

La section du milieu du mur de soutènement est décorée avec des garudas grandeur nature et des lions. Les sections externes sont célèbres pour le défilé des éléphants complets avec leurs cornacs khmers.

En poursuivant le long de la terrasse, on accède directement au grand temple du Bayon. Mais il n’est pas encore temps.

La terrasse des éléphants est comme un livre d’histoire qui renferme l’histoire d’Angkor Thom. C’est l’ancienne terrasse royale du roi Jayavarman VII.

Il faut s’imaginer se mettre à la place du roi, à l’endroit même où il regardait fièrement défiler son armée victorieuse de retour de la guerre contre les Chams. Les sculptures les plus impressionnantes sont ces trois têtes d’éléphants qui tiennent dans leurs trompes des bouquets de lotus.

Sur les murs de grès qui la soutiennent ou sur les escaliers, les façades sont également ornées de sculptures ou de bas-reliefs aux motifs d’éléphants. On peut y admirer un défilé d’éléphants de guerre harnachés et montés par des cornacs.

Outre les sculptures d’éléphants, cet endroit affiche des sculptures de soldats au bras armé et dressé.

À l’extrémité de la terrasse, face à celle du Roi Lépreux, les sculptures et bas-reliefs du mur de soutènement sont impressionnants.

On y trouve aussi des sculptures de lions atlantes et des Garuda, un être mystique de la mythologie hindouiste et bouddhiste.

Sur le bas de la terrasse, on a sculpté des gravures de génies, un cheval à cinq têtes suivi par des guerriers ou par des danseurs khmers.

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