Angkor, de Victory Gate à la terrasse des éléphants
Mercredi 31 janvier. Au bout de la chaussée, après la visite du Chau Say Tevoda et du temple Thommanon, se dresse une porte monumentale surmontée de statues à double face, et à droite, d’une statue à quatre faces de Jayavarman VII. Il s’agit de la porte de la Victoire, Victory Gate.
C’est sous cette porte monumentale que les rois Khmers victorieux revenaient à Angkor pour célébrer leurs exploits guerriers… en ramenant de nouveaux esclaves pour continuer la construction de la capitale.
Le temps de faire quelques photos et je remonte à bord de mon Tuk-tuk. Direction les grands temples d’Angkor.
On contourne le grand réservoir oriental, on file droit devant en direction du temple Baphuon, et on arrive juste en face de la célèbre terrasse des éléphants (à gauche), et la terrasse du Roi lépreux (à droite).
Je vais donc commencer par l’exploration de la plus longue des deux, la terrasse des éléphants. Au début du XIIIe siècle, le roi Jayavarman VII fit aménager cette terrasse en bordure du Palais royal, sur 350 m de long. Il pouvait ainsi assister avec ses courtisans aux spectacles donnés sur la grande place. Et parmi eux, le défilé grandiose de ses armées victorieuses.
C’était probablement une terrasse d’apparat décorée de structures en bois disparues depuis. Elle est bordée d’une balustrade en forme de nâga.
Ce sont ces éléphants en hauts-reliefs très découpés décorant les escaliers secondaires qui ont donné à cette vaste terrasse son nom actuel. De nombreux éléphants harnachés et montés, en bas-reliefs en décorent une grande longueur formant des scènes de chasse.
La section du milieu du mur de soutènement est décorée avec des garudas grandeur nature et des lions. Les sections externes sont célèbres pour le défilé des éléphants complets avec leurs cornacs khmers.
En poursuivant le long de la terrasse, on accède directement au grand temple du Bayon. Mais il n’est pas encore temps.
La terrasse des éléphants est comme un livre d’histoire qui renferme l’histoire d’Angkor Thom. C’est l’ancienne terrasse royale du roi Jayavarman VII.
Il faut s’imaginer se mettre à la place du roi, à l’endroit même où il regardait fièrement défiler son armée victorieuse de retour de la guerre contre les Chams. Les sculptures les plus impressionnantes sont ces trois têtes d’éléphants qui tiennent dans leurs trompes des bouquets de lotus.
Sur les murs de grès qui la soutiennent ou sur les escaliers, les façades sont également ornées de sculptures ou de bas-reliefs aux motifs d’éléphants. On peut y admirer un défilé d’éléphants de guerre harnachés et montés par des cornacs.
Outre les sculptures d’éléphants, cet endroit affiche des sculptures de soldats au bras armé et dressé.
À l’extrémité de la terrasse, face à celle du Roi Lépreux, les sculptures et bas-reliefs du mur de soutènement sont impressionnants.
On y trouve aussi des sculptures de lions atlantes et des Garuda, un être mystique de la mythologie hindouiste et bouddhiste.
Sur le bas de la terrasse, on a sculpté des gravures de génies, un cheval à cinq têtes suivi par des guerriers ou par des danseurs khmers.