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Angkor, l’extraordinaire terrasse du Roi Lépreux

Pourquoi visiter la Terrasse du Roi Lépreux ?

Un chef-d’œuvre de la sculpture khmère

La Terrasse du Roi Lépreux est l’un des sites les plus fascinants et mystérieux d’Angkor Thom, situé juste au nord de la Terrasse des Éléphants. Cette plateforme de sept mètres de haut, qui s’étend sur 25 mètres de long, est célèbre pour ses magnifiques sculptures en bas-relief. Ses murs sont entièrement couverts de plus de 350 figures sculptées, représentant des divinités, des rois, des asuras (démons) et des créatures mythologiques, dont un ensemble de cinq rangs de devatas (divinités féminines) particulièrement remarquables. Ce sont ces sculptures, d’une qualité exceptionnelle, qui en font un lieu incontournable pour les amateurs d’art et d’histoire khmère, où chaque détail raconte une histoire de la mythologie hindoue et de la vie de cour.

Un site unique et mystérieux

La Terrasse du Roi Lépreux doit son nom à la statue qui la surplombe, bien que celle-ci soit une copie réalisée dans les années 1960, l’original étant conservé au musée national de Phnom Penh. La statue représente un roi, mais son identité reste un mystère : pour les uns, il s’agit de Jayavarman VII, pour d’autres d’un souverain légendaire atteint de la lèpre. Il est intéressant de noter que la statue, en apparence masculine, est en réalité habillée comme une femme et repose sur un socle en forme de lotus, renforçant l’énigme qui entoure ce lieu. Cette aura de mystère participe à l’attrait du site, qui attire autant les passionnés de légendes que les curieux.

Un lieu de spectacles et de cérémonies royales

La Terrasse du Roi Lépreux n’était pas seulement un lieu d’observation, c’était aussi un espace de représentation. Située sur la Place Royale, cette plateforme était très probablement utilisée pour des cérémonies et des spectacles de la cour, en lien avec la Terrasse des Éléphants voisine. Elle servait de scène pour des événements importants, d’où le roi pouvait regarder ses troupes, des chasses ou des exécutions. Son rôle dans la vie publique de la capitale khmère en fait un témoin privilégié de la grandeur d’Angkor, où l’on peut imaginer la vie fastueuse de la cour royale.

Une atmosphère mystique

Contrairement à de nombreux autres temples, la Terrasse du Roi Lépreux est un site de plain-pied, dont l’atmosphère est renforcée par la présence de la forêt alentour et le calme relatif qui l’entoure. La lumière qui filtre à travers la canopée, les sons de la jungle et l’absence de hordes de touristes en font un lieu de recueillement unique. C’est un excellent point de vue pour s’imprégner de l’atmosphère d’Angkor Thom et pour la photographie, avec des jeux de lumière changeants qui subliment les sculptures. Plusieurs visiteurs considèrent ce site comme l’un des plus beaux et des plus émouvants du parc, offrant une expérience d’immersion totale dans la culture khmère.

Comment visiter les différents temples d’Angkor ?

Trois circuits pour s’adapter à tous les rythmes

L’immensité du parc d’Angkor (plus de 400 km²) peut être déroutante. Pour la parcourir, tout est pensé autour de deux itinéraires de visite. Le Petit Circuit, le plus classique, concentre les temples les plus célèbres en une boucle d’environ 20 kilomètres : Angkor Wat, le Bayon aux visages de pierre et Ta Prohm enlacé par les racines des fromagers en sont les étapes phares. Pour ceux qui disposent de plus de temps, le Grand Circuit s’éloigne davantage vers le nord-est et mène à des sites plus préservés comme Preah Khan, Neak Pean ou le Pre Rup, célèbre pour son coucher de soleil. Le choix du circuit déterminera l’organisation de votre journée, mais il est tout à fait possible de combiner les deux sur plusieurs jours.

Les horaires d’ouverture précis pour chaque site

Les horaires des temples sont désormais bien établis en 2026 et varient pour s’adapter aux levers et couchers de soleil. Le temple d’Angkor Wat ouvre plus tôt que les autres, à 5h00, pour permettre d’admirer le lever du soleil, et ferme à 18h00 . La majorité des temples du Petit et du Grand Circuit (Bayon, Ta Prohm, etc.) sont accessibles de 6h00 à 18h30. Enfin, quatre sites sont officiellement dédiés à l’observation du coucher (Pre Rup, Phnom Krom, Sras Srang et la porte Tonle Om) ; ils ouvrent à 5h00 et ferment à 19h00. Une règle de grâce de 30 minutes est appliquée partout : si vous êtes déjà à l’intérieur d’un temple à l’heure de fermeture, vous avez une demi-heure supplémentaire pour en sortir tranquillement.

Les tarifs des billets et où les acheter

L’accès au parc est réglementé par un pass (Angkor Pass) disponible en trois formules. Le billet d’une journée coûte 37 dollars, le pass de trois jours (valable une semaine) est à 62 dollars et le pass de sept jours (valable un mois) à 72 dollars. Le pass de trois jours est le plus populaire car il offre le meilleur rapport qualité-prix pour une visite complète. L’achat se fait en ligne sur le site officiel d’Angkor Enterprise, ou directement au bureau des billets (Angkor Ticket Office) qui ouvre à 4h30 pour les premiers visiteurs. Une photo d’identité vous sera prise sur place pour imprimer votre ticket, qu’il est indispensable de conserver précieusement.

Comment se déplacer et les précautions à prendre

Pour explorer le parc, le moyen le plus pratique et le plus populaire est le tuk-tuk. Il est facile de louer un chauffeur pour une journée complète (environ 15 à 20 dollars) qui vous emmènera de temple en temple et vous attendra sur place. Pour une expérience plus libre, la location de vélos (environ 2 dollars par jour) ou de scooters est également possible. Le code vestimentaire est strict et doit être respecté : les épaules et les genoux doivent être couverts avec un tissu opaque. Une attention particulière est à porter à la tour centrale d’Angkor Wat (Bakan) : elle est ouverte tous les jours, mais ferme les après-midis des 14 et 28 de chaque mois pour des travaux de conservation.

Angkor, l'extraordinaire terrasse du Roi Lépreux

Mercredi 31 janvier. La Terrasse du Roi Lépreux, comme la terrasse des Éléphants a été créée à la fin du XIIe siècle par Jayaverman VII et borde à l’est l’ancien Palais royal permettant de dominer la grande place centrale d’Angkor Thom.

Autant le dire tout de suite, elle recèle de quelques-uns des plus beaux bas-reliefs de tout Angkor. Un véritable chef-d’œuvre absolument bien conservé.

Bien moins longue et large que sa voisine, mais tout de même haute de 6 mètres, cette terrasse doit son nom à la petite statue retrouvée à son sommet, censée représenter le roi Jayavarman VII. Celui-ci serait mort de la lèpre…

Selon une légende khmère, le roi Jayavarman VII se serait associé au prince indien Preah Thong, gendre du roi des Nagas, qui fonda Angkor. Il s’agirait selon des spécialistes d’une représentation de Yama, le roi des Enfers. Toujours est-il que la terrasse aurait servi de lieu de crémation.

Plus que la statue, ce sont les bas-reliefs qui retiennent toute mon attention. Véritables merveilles, ils font partie des plus belles représentations de l’art khmer.

Les moines bouddhistes qui font la visite près de moi en sont apparemment tout aussi convaincus !

On y reconnaît une pléthore de divinités hindoues, des nagas géants, des apsaras, des génies armés et monstres divers.

Les reliefs sont encore mieux conservés dans la galerie, derrière le mur. Il faut alors cheminer dans cet étroit corridor et s’attarder un moment pour admirer tant de beauté.

Chose étrange, les concubines semblent plus abîmées que les autres personnages. Certains osent avancer que leurs représentations ne se seraient pas usées par les effets du temps, mais qu’elles seraient ainsi pour marquer l’atteinte de la lèpre sur leur visage… Contaminées par le roi !

La beauté, la sensualité, l’expressivité, la délicatesse et le soin apporté à ces bas-reliefs me laissent sans voix. Toute la puissance évocatrice d’Angkor, le mythe, la légende du site se trouvent résumés sur cet étroit corridor.

Sa façade de grès d’environ 25 m de côté et 6 m de haut formant grossièrement un « U » est entièrement ornée de bas-reliefs très ouvragés représentant le panthéon hindouiste dont les omniprésents nagas, garudas et kumbhandás.

Chaque rangée représente un monde. Ainsi la rangée inférieure évoque le monde marin.

On y trouve entre autres une originalité, un cheval à cinq têtes. La raison de cette juxtaposition reste mystérieuse ; peut-être une symbolique liée au Mont Meru ?

Sur le côté de la terrasse, une tranchée étroite et longue et une quantité de sculptures superbes et bien conservées, représentant des Apsaras, des génies et des monstres, quantité de divinités, d’une surprenante fraîcheur et beauté.

Ce couloir très long, a été entièrement restauré, chaque sculpture démontée et replacée sur les nouveaux murs.

La paroi intérieure est une version antérieure de la paroi extérieure. La paroi interne a été fouillée par les archéologues français à la fin des années 1990.

Un des angles de la série de bas-reliefs… D’une beauté sans nom.

Une vue d’ensemble permet de mieux comprendre l’agencement de la série de bas-reliefs, sa richesse et sa diversité.

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