Pourquoi visiter le temple Phimeanakas ?
Le temple du palais royal, un sanctuaire privé au cœur du pouvoir
Ce qui rend Phimeanakas unique, c’est sa situation privilégiée au sein même de l’enceinte du palais royal d’Angkor Thom, une configuration rare dans le parc archéologique. Construit à la fin du Xe siècle sous le règne de Rajendravarman puis achevé par Suryavarman Ier, ce temple était la résidence spirituelle du roi, un lieu de culte privé où le souverain venait vénérer les dieux. Cette proximité avec le pouvoir royal confère à Phimeanakas une atmosphère d’intimité et de mystère, très différente des grands temples publics comme Angkor Wat.
Une pyramide à trois étages surmontée d’une tour dorée
Phimeanakas se présente comme une impressionnante pyramide à trois étages, construite en latérite et en grès, qui s’élève en une structure pyramidale symbolisant le mont Meru, la demeure sacrée des dieux hindous. Sa plateforme supérieure, accessible par des escaliers particulièrement raides, offrait autrefois une vue dégagée sur les environs et la jungle alentour. La tour qui coiffait l’édifice était, selon les récits du diplomate chinois Zhou Daguan, couronnée d’un pinacle doré, ce qui lui valut le surnom de “Tour d’Or”.
La légende du serpent Nāga, gardien du royaume khmer
Phimeanakas est indissociable d’une légende fascinante qui a traversé les siècles. On raconte qu’un serpent à neuf têtes, le Nāga, habitait la tour dorée et prenait l’apparence d’une femme chaque nuit. Le roi était tenu de passer la première veille de chaque nuit avec cette créature mystique, sous peine de voir la prospérité du royaume menacée et sa propre vie écourtée. Ce récit légendaire, qui évoque un mariage symbolique entre le souverain et la terre du Cambodge, confère au temple une aura mystérieuse qui captive l’imagination des visiteurs.
Un havre de paix au cœur d’Angkor Thom
Contrairement aux temples plus célèbres et bondés du parc, Phimeanakas offre une expérience plus sereine et intimiste. Son emplacement dans un espace boisé, à l’écart des grands circuits touristiques, en fait un lieu de quiétude où l’on peut apprécier l’atmosphère paisible de la jungle et la beauté des jeux de lumière sur les pierres. Les visiteurs apprécient particulièrement la tranquillité du site, qui permet une immersion plus profonde dans l’histoire et la spiritualité de l’ancienne capitale khmère. Pour ceux qui recherchent une expérience plus calme et authentique au sein du parc archéologique d’Angkor, Phimeanakas constitue une halte précieuse et méconnue.
Comment visiter les différents temples d’Angkor ?
Trois circuits pour s’adapter à tous les rythmes
L’immensité du parc d’Angkor (plus de 400 km²) peut être déroutante. Pour la parcourir, tout est pensé autour de deux itinéraires de visite. Le Petit Circuit, le plus classique, concentre les temples les plus célèbres en une boucle d’environ 20 kilomètres : Angkor Wat, le Bayon aux visages de pierre et Ta Prohm enlacé par les racines des fromagers en sont les étapes phares. Pour ceux qui disposent de plus de temps, le Grand Circuit s’éloigne davantage vers le nord-est et mène à des sites plus préservés comme Preah Khan, Neak Pean ou le Pre Rup, célèbre pour son coucher de soleil. Le choix du circuit déterminera l’organisation de votre journée, mais il est tout à fait possible de combiner les deux sur plusieurs jours.
Les horaires d’ouverture précis pour chaque site
Les horaires des temples sont désormais bien établis en 2026 et varient pour s’adapter aux levers et couchers de soleil. Le temple d’Angkor Wat ouvre plus tôt que les autres, à 5h00, pour permettre d’admirer le lever du soleil, et ferme à 18h00 . La majorité des temples du Petit et du Grand Circuit (Bayon, Ta Prohm, etc.) sont accessibles de 6h00 à 18h30. Enfin, quatre sites sont officiellement dédiés à l’observation du coucher (Pre Rup, Phnom Krom, Sras Srang et la porte Tonle Om) ; ils ouvrent à 5h00 et ferment à 19h00. Une règle de grâce de 30 minutes est appliquée partout : si vous êtes déjà à l’intérieur d’un temple à l’heure de fermeture, vous avez une demi-heure supplémentaire pour en sortir tranquillement.
Les tarifs des billets et où les acheter
L’accès au parc est réglementé par un pass (Angkor Pass) disponible en trois formules. Le billet d’une journée coûte 37 dollars, le pass de trois jours (valable une semaine) est à 62 dollars et le pass de sept jours (valable un mois) à 72 dollars. Le pass de trois jours est le plus populaire car il offre le meilleur rapport qualité-prix pour une visite complète. L’achat se fait en ligne sur le site officiel d’Angkor Enterprise, ou directement au bureau des billets (Angkor Ticket Office) qui ouvre à 4h30 pour les premiers visiteurs. Une photo d’identité vous sera prise sur place pour imprimer votre ticket, qu’il est indispensable de conserver précieusement.
Comment se déplacer et les précautions à prendre
Pour explorer le parc, le moyen le plus pratique et le plus populaire est le tuk-tuk. Il est facile de louer un chauffeur pour une journée complète (environ 15 à 20 dollars) qui vous emmènera de temple en temple et vous attendra sur place. Pour une expérience plus libre, la location de vélos (environ 2 dollars par jour) ou de scooters est également possible. Le code vestimentaire est strict et doit être respecté : les épaules et les genoux doivent être couverts avec un tissu opaque. Une attention particulière est à porter à la tour centrale d’Angkor Wat (Bakan) : elle est ouverte tous les jours, mais ferme les après-midis des 14 et 28 de chaque mois pour des travaux de conservation.
Angkor, Phimeanakas temple, vestige du Palais Royal
Mercredi 31 janvier. Étrange destinée que celle du Palais Royal d’Angkor qui vit se succéder des dizaines de souverains à partir du Xe siècle… Car du Palais, il ne reste que peu de chose… Et pour cause, la plupart des habitations étaient en bois et n’ont pas pu traverser le temps.
De la magnificence du palais, il ne reste donc pas grand-chose, si ce n’est les lions des escaliers qui sont toujours en place.
Et bien sûr, le petit temple de Phimeanakas (autrement dit « le palais céleste »). Autrefois, sont toit était entièrement recouvert d’or. Les pilleurs sont depuis passés par là…
Ce temple pyramidal a beaucoup souffert des outrages du temps et de l’invasion de la jungle… Et pourtant, ses lignes sont toujours aussi harmonieuses.
Il a été bâti sous le règne de Rājendravarman II (entre 941-968). Lors de l’édification de son palais royal (vers 1040) Sūryavarman Ier le reconstruit sous la forme d’une pyramide qui lui servait probablement de temple particulier.
De ce temple d’environ 35 m sur 28 m à la base restent les trois premiers étages massifs, construits en bloc de latérite, sobrement décorés de lions et d’éléphants à chaque coin. Des escaliers extrêmement raides mènent à une terrasse supérieure de 30 m par 23 m d’où la vue est superbe sur le Baphûon voisin. Hélas, on ne peut pas y monter aujourd’hui…
Le temple était la demeure du roi où, dit-on, il s’unissait avec une déesse protectrice qui abandonnait la nuit son corps de serpent pour celui d’une belle jeune femme.
Il fait chaud et je suis épuisé. Avant d’attaquer la dernière partie de la visite, je vais me restaurer dans une des nombreuses gargotes tenues par des locaux. Cela tombe bien, la sœur de mon chauffeur travaille dans l’une d’elles.