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Arrivée à Mascale, un vol via Zurich et Dubaï

Pourquoi visiter Oman ?

Un désert de contrastes entre dunes et oasis
 
Le Sultanat d’Oman fascine d’abord par la diversité et la majesté de ses paysages désertiques. L’immense désert de Sharqiya Sands offre le spectacle grandiose de dunes de sable ocre s’étendant à perte de vue, où les voyageurs peuvent passer la nuit sous un ciel étoilé d’une pureté rare. Ce décor aride cache de véritables miracles de la nature : les wadis. Ces oasis verdoyantes, comme le célèbre Wadi Shab ou le Wadi Bani Khalid, serpentent au fond de canyons spectaculaires et abritent des piscines naturelles d’eau turquoise où l’on peut se baigner au milieu des palmiers.
 
Une architecture authentique préservée du tourisme de masse
 
Contrairement à ses voisins du Golfe, Oman a fait le choix délibéré de préserver son authenticité en interdisant la construction de gratte-ciels outranciers. Sa capitale, Mascate, séduit par sa blancheur immaculée, sa Grande Mosquée du Sultan Qaboos en marbre de Carrare et son opéra royal à l’architecture raffinée. Explorer le pays permet également de découvrir un patrimoine fortifié exceptionnel, comptant des centaines de châteaux médiévaux et de forts en pisé, à l’image du fort de Bahla, classé à l’UNESCO, ou de la citadelle historique de Nizwa, célèbre pour son marché aux bestiaux traditionnel.
 
Les montagnes du djebel et les plages de l’océan Indien
 
Oman offre une géographie spectaculaire qui culmine dans le massif d’Al Hajar. Surnommé le « Grand Canyon d’Arabie », le Djebel Shams propose des sentiers de randonnée vertigineux et des températures fraîches bienvenues en été, tandis que le Djebel Akhdar abrite des cultures en terrasses de grenadiers et de roses. Au pied de ces géants de pierre s’étirent des milliers de kilomètres de côtes sauvages. Les plages d’Oman, baignées par la mer d’Arabie, sont de véritables sanctuaires écologiques, notamment la réserve de Ras al Jinz où les tortues vertes viennent pondre chaque année.
 
L’hospitalité légendaire et la culture de l’encens
 
Visiter Oman, c’est faire l’expérience d’une culture de l’accueil profondément ancrée dans les traditions bédouines. Les Omanais partagent spontanément le kahwa (le café traditionnel à la cardamome) accompagné de dattes fraîches avec les voyageurs. Cette douceur de vivre se respire littéralement dans les souks de la ville de Salalah, la capitale du Dhofar. Cette région méridionale, verdoyante pendant la mousson du Khareef, est le berceau historique de la route de l’encens, une résine précieuse récoltée depuis l’Antiquité qui confère au pays son atmosphère mystique et parfumée.
 

Comment visiter Oman ?

Choisir la formule idéale : Autonomie en 4×4 ou voyage guidé
 
La manière la plus immersive et populaire de découvrir Oman est le road trip en autonomie. La location d’un véhicule 4×4 est fortement recommandée, voire indispensable, car les autorités interdisent l’accès à certaines pistes de montagne (comme le Djebel Akhdar) aux voitures classiques, et le tout-terrain reste nécessaire pour s’enfoncer dans les dunes du désert. Le réseau routier asphalté est excellent, moderne et parfaitement signalisé en anglais. Si vous ne souhaitez pas conduire, vous pouvez opter pour les services d’un guide-chauffeur local francophone via une agence, ce qui permet de naviguer sereinement sans se soucier de la logistique des pistes.
 
Planifier les formalités administratives et la période du voyage
 
Pour entrer sur le territoire omanais, les voyageurs de l’Union européenne et de nombreuses autres nationalités bénéficient d’une exemption de visa pour les séjours de moins de 14 jours, à condition d’avoir un passeport valide au moins 6 mois après la date de retour et un billet d’avion de sortie. Sur le plan climatique, la période idéale pour visiter se situe entre octobre et avril, lorsque les températures oscillent entre 25°C et 35°C. Les mois d’été (mai à septembre) sont à éviter en raison d’une chaleur extrême dépassant souvent les 45°C, à l’exception de la région de Salalah au sud, qui reverdit grâce à la mousson du Khareef entre juillet et septembre.
 
Organiser son itinéraire entre culture, désert et wadis
 
Un voyage classique à Oman s’articule généralement sur une durée de 10 à 12 jours sous la forme d’une boucle au départ de Mascate. Consacrez les deux premiers jours à la capitale pour visiter la Grande Mosquée et le souk de Mutrah, puis prenez la route vers le sud en direction des wadis (Wadi Shab et Wadi Bani Khalid) pour des sessions de randonnée et de baignade. Enchaînez par une nuit magique dans un campement bédouin au cœur des dunes de Sharqiya Sands, avant de remonter vers l’ancienne capitale, Nizwa, pour son fort historique et son marché, qui sert de camp de base pour explorer les sommets du Djebel Shams.
 
Respecter les coutumes locales et pratiquer le camping sauvage
 
Oman est l’un des pays les plus sûrs et accueillants au monde, mais la découverte du sultanat exige le respect strict des traditions islamiques. Une tenue décente est de mise en public : les épaules et les genoux doivent être couverts pour les hommes comme pour les femmes, et ces dernières doivent se couvrir les cheveux avec un foulard lors de la visite des mosquées. Pour l’hébergement, outre les hôtels de charme et les resorts de luxe, Oman a la particularité de tolérer le camping sauvage partout dans le pays. Installer sa tente au sommet d’un canyon ou sur une plage déserte est une expérience gratuite et inoubliable, à condition de ne laisser aucune trace derrière soi.
 

Arrivée à Mascale, un vol via Zurich et Dubaï

Jeudi 9 février. Aujourd’hui, nous mettons le cap vers la péninsule arabique. Pour ce voyage, je pars cette fois-ci avec mon frère, qui, comme moi, n’a jamais mis les pieds auparavant dans cette partie du monde.

Et pour ce voyage, nous avons choisi la compagnie turque low-cost Pegasus airlines que j’ai déjà utilisée auparavant. Jusqu’ici, tout va bien. Sauf que vous pouvez constater sur cette image qu’à la place du croissant rouge du drapeau turc, se trouve la croix blanche sur fond rouge de la confédération suisse… Je vais vous raconter nos péripéties.

Rembobinons le fil. Nous sommes mercredi 8 février, soit un jour avant notre départ pour Oman, via une escale à l’aéroport d’Istanbul (notez bien ce petit détail…), je suis tranquillement au bureau quand mon frère m’envoie un petit SMS sur mon téléphone portable : « Au fait, tu es au courant qu’ils viennent d’annuler notre vol ? » Arghhh ! Mais qu’est-ce que c’est qu’ce bim’s ! « Non, pas du tout ! Je ne suis au courant de rien du tout ! »

Panique à bord. J’ai beau vérifier et revérifié encore sur ma boîte mail et sur Internet, je ne vois aucune notification de l’annulation de notre vol, qui part normalement demain matin, depuis Orly (notez aussi ce petit détail…). « Dis-donc Domi, tu me fais une blague, là ? »
« Pas du tout, j’ai bien reçu une notification de la part de Pegasus Airlines. Notre vol est annulé car il neige sur Istanbul. » Non, mais c’est quoi ces histoires, et depuis quand il neige sur Istanbul ? Ok, je finis mon taf et je rentre à la maison.

Branlement de combat, on doit une nouvelle fois tout vérifier, et c’est en allant sur le site d’Orly que nous avons la confirmation que notre vol est bien annulé. La tuile. Nous avons tout organisé pour arriver le jeudi dans la nuit, à Oman, et tous les hôtels sont réservés pour tout le voyage. Le grain de sable (ou plutôt le flocon de neige !) vient gripper la machine. Ok, il faut improviser !

Pas le temps de manger, on verra ça plus tard. Il nous faut trouver dare-dare un autre vol qui ne passe pas par Istanbul pour nous déposer le surlendemain sur le tarmac de l’aéroport de Mascate, capitale d’Oman. Oui, mais comment ? On a beau chercher et rechercher sur tous les sites de réservation de vol, les places s’arrachent à prix d’or. C’est bien simple, il y a tellement de demandes en lignes que les compagnies en profitent pour multiplier par dix le prix des vols. « Euh, Domi… Je crois qu’une place à plus de 3.000 euros, ça ne va pas le faire du tout ! » Ok, on cherche encore.

Après plus de trois heures de recherche active (tant pis pour le dîner !), on finit par dégoter un vol à 500 euros pour Mascate, via Zurich et Dubaï, qui arrive plus ou moins à a même heure que prévue. Bon, ok, ça fait 200 euros de plus que ce que nous avons payés initialement, mais là, on n’a véritablement pas le choix ! Du coup, on saute sur l’occasion (un peu chère l’occasion…) et on réserve !

Petit détail qui a aussi son importance : non seulement le vol ne décolle pas d’Orly mais de Roissy, mais en plus il part à 7 heures du matin et nous oblige à partir vers 4 heures de la maison. Re-arghhhhhhhhh ! En catastrophe, je téléphone à mon ami William et lui demande (supplie ?) s’il peut nous déposer à Roissy dans la nuit…
Il accepte (oui, je sais, j’ai des amis formidables) et nous pouvons enfin souffler. Il est 23 heures, je n’ai toujours pas mangé ni fait ma valise et je pars dans moins de cinq heures à l’autre bout du monde. Je pose ma main sur mon cœur, il bat vite et fort, mais il bat encore ! Oman, nous voilà !

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