Pourquoi faire l’ascension du FaltgartenKogele ?
Un sommet aux panoramas grandioses
L’ascension du Faltegartenkögele vous récompense par un spectacle naturel d’une rare intensité, avec une vue spectaculaire sur la vallée de l’Inn, qui s’étend quatorze cents mètres plus bas. Par temps clair, le regard peut embrasser un vaste océan de sommets, allant jusqu’à la Zugspitze, le plus haut sommet d’Allemagne. Ce point de vue, accessible sans être un alpiniste chevronné, fait de cette ascension un moment privilégié où le paysage tyrolien se déploie dans toute sa majesté.
Un itinéraire modulable
Le Faltegartenkögele est une montagne aux multiples visages, qui se prête aussi bien aux randonnées estivales qu’aux sorties hivernales en raquettes ou à ski de randonnée. En été, le sentier serpente à travers une forêt de sapins, puis s’ouvre sur des alpages fleuris, tandis qu’en hiver, c’est un classique pour les débutants en ski de randonnée, réputé pour son faible risque d’avalanche et ses pentes douces. Une pause à la Feldringalm, une cabane rustique et chaleureuse située sur le parcours, est vivement recommandée, que ce soit pour se réchauffer ou pour déguster des spécialités locales.
Une ascension accessible depuis le col du Sattele
La clé de cette randonnée réside dans son point de départ idéal, le col du Sattele, que l’on rejoint facilement en voiture depuis Innsbruck ou via l’autoroute A12 . Un grand parking payant est situé juste au col, en haut de la piste de luge qui mène à la Feldringalm. De là, le chemin, bien balisé, serpente d’abord à travers la forêt avant de déboucher sur les magnifiques hauts plateaux de Feldringer Böden, qui offrent une vue grandiose sur le sommet et les montagnes environnantes.
Un sommet au caractère sauvage et préservé
Loin de l’agitation des grandes stations, l’ascension du Faltegartenkögele se fait au rythme d’une nature préservée, où l’on croise parfois des chevaux en liberté dans les alpages. Le sentier, souvent agréablement ombragé, permet d’oublier le temps et de profiter du calme des hauteurs, du bruissement des pins cembro à la vue sur les cimes enneigées. Que vous partiez pour une excursion d’une demi-journée ou pour une randonnée plus longue à la journée, l’ascension du Faltegartenkögele est une expérience complète, mêlant effort, contemplation et immersion dans l’âme sauvage du Tyrol.
Comment randonner l’été autour d’Innsbruck ?
Un réseau de transports publics très développé
Pour randonner autour d’Innsbruck, le réseau de transports en commun est un atout majeur, et il est conçu pour être fluide et économique. La clé est la Welcome Card, une carte d’hôte gratuite offerte par les hébergements partenaires à partir de deux nuitées. Cette carte permet d’utiliser gratuitement les bus, les tramways et les trains régionaux dans toute la région d’Innsbruck. Cette mobilité inclut même les bus de randonnée, qui facilitent l’accès aux départs de sentiers. Des lignes spécifiques, comme la ligne J vers le Patscherkofel ou le bus pour Kühtai, facilitent l’accès aux départs de sentiers. La Welcome Card peut aussi inclure des trajets gratuits sur certaines remontées mécaniques à partir de trois nuits.
Des remontées mécaniques
L’été, les téléphériques autour d’Innsbruck sont en service et permettent d’économiser de l’énergie pour profiter pleinement des sentiers en altitude. La Nordkettenbahn part du centre-ville pour vous emmener à plus de 2000 mètres d’altitude en une trentaine de minutes, une expérience “alpin-urbaine” unique. D’autres domaines, comme le Patscherkofel (accessible en bus) ou la Muttereralm, proposent également des remontées pour les randonneurs. Les tarifs de ces remontées varient, mais avec la Welcome Card, certains trajets sont gratuits (Muttereralmbahn, Axamer Lizum, DreiSeenBahn Kühtai) ou bénéficient de réductions (Patscherkofel, Nordkette). Des billets pour la Nordkettenbahn peuvent aussi être réservés en ligne.
Une multitude de sentiers pour tous les niveaux
Les domaines de randonnée autour d’Innsbruck offrent une grande diversité. C’est un véritable paradis pour les randonneurs de tous niveaux. Le Kühtai, à 40 minutes de route, propose l’iconique “Three Lakes Trail”, une randonnée de 3 heures reliant trois lacs de montagne, parfaite pour les familles et les débutants. La Nordkette offre des sentiers de haute montagne avec des vues spectaculaires sur la ville et les sommets du Karwendel. Le Patscherkofel propose 86 sentiers de difficulté variée, incluant des itinéraires pour enfants et des parcours accessibles, ce qui en fait la montagne des habitants. Le site d’Innsbruck Tourisme propose une carte interactive et des circuits pour vous aider à trouver la randonnée qui vous correspond.
Une information pratique
Les horaires des téléphériques et des bus de randonnée sont généralement adaptés à la saison estivale, avec des horaires élargis en haute saison (juillet-août). Il est conseillé de vérifier sur le site des remontées ou des transports locaux pour les horaires exacts. Le coût de la Welcome Card est gratuit dès deux nuits en hébergement partenaire, ce qui en fait un bon plan pour économiser sur les transports. Sans cette carte, les prix des bus et téléphériques sont ceux des tarifs publics, que vous trouverez aux guichets ou en ligne. Pour les randonnées plus longues, des refuges comme la Freiburger Hütte offrent des nuitées. Enfin, un conseil : arrivez tôt le matin, surtout en été, pour profiter de la fraîcheur et éviter les foules sur les sentiers les plus populaires.
Autour d'Innsbruck, ascension du FaltgartenKogele
Jeudi 6 juillet. Bon, les randos en montagne autour d’Innsbruck, je ne m’en lasse pas. Pour cette troisième excursion (merci l’Innsbruck card !), nous allons grimper jusqu’au sommet du FaltgartenKogele, perché à un peu plus de 2.080 mètres d’altitude. Autant dire, rien d’impossible !
Et désormais, je suis aux taquets pour le rendez-vous dans le petit village de Mutters. Le temps de grimper dans le bus et nous voici donc au départ de la randonnée. Un petit coucou aux chevaux qui profitent des alpages pour se refaire une santé avant l’hiver et on commence notre excursion.
À deux pas de l’endroit où le bus nous a déposés, se dressent d’imposants pylônes électriques qui rappellent que la vallée est truffée de barrages électriques. Pas de centrales nucléaires en Autriche.
Un dernier petit regard vers le corral où paissent gentiment les chevaux et on commence la montée.
On suit d’abord un petit chemin tracé au milieu des alpages, puis on commence à s’enfoncer dans une épaisse forêt de sapins et de pins.
Légèrement ombragé et pas trop en pente, le chemin est vraiment super agréable. Loin des caillasses himalayennes !
En dessous de nous, une route s’enfonce, elle aussi, à travers la forêt.
Le paysage vallonné qu’offre cette vallée est des plus agréables. La marche est on ne peut plus facile et doit nous permettre de monter doucement jusqu’au pied du FaltgartenKogele.
Au milieu de la vallée, quel n’est pas notre étonnement à moi et mes amis alsaciens de retrouver sur notre chemin une croix de Lorraine dressée au pied des montagnes autrichiennes. Étrange. Sans doute celle-ci a-t-elle une tout autre signification que celle portée par les valeurs du Gaullisme et de la France Libre… Surtout en Autriche.
Le chemin se poursuit à travers une vaste plaine laissée en pâture aux vaches et aux troupeaux de chevaux que nous croisons sur notre route.
Ici, la végétation se fait plus rare, plus broussailleuse. La pierre granitique affleure à la surface découverte par des millénaires d’érosion, de pluies, de neige et de vent.
Le chemin se fait du coup beaucoup plus rocailleux, mais vraiment rien de compliqué. Un enfant de cinq ans pourrait marcher avec nous sans aucune difficulté.
On continue notre chemin. Au loin, la silhouette bombée du FaltgartenKogele apparaît. Et derrière lui, la chaîne infinie des Dolomites autrichiennes.
Après la traversée de la vallée et de la forêt de sapins, nous voici au pied du FaltgartenKogele. La montagne se dresse sur notre gauche avec son sol rocailleux parsemé de broussailles.
Mes amis alsaciens se sont séparés en deux. Madame ne fera pas la montée pour quelques soucis de santé. Je ferai donc l’ascension avec son mari. On escalade du bon pied et sans trop de difficultés.
Après une petite demi-heure de montée, nous voici enfin au faîte du sommet. Un éperon rocheux se dresse au-dessus de la vallée où se love la ville d’Innsbruck. Tout simplement très beau.
Au loin, d’autres sommets se succèdent, grimpant peu à peu jusqu’à la chaîne des Dolomites autrichiennes.
La chaîne des Dolomites justement. Elle apparaît ici clairement au grand jour au-dessus de la ville d’Innsbruck. Ses sommets blancs sont parsemés de nuages d’altitude. Magique.
Un petit sentier de terre longe le chemin de crête qui mène jusqu’au sommet du FaltgartenKogele (2.182 m). La vue est vraiment fantastique.
Du coup, je demande à mon ami alsacien de faire une petite photo-souvenir pour immortaliser ce moment. On se sent tellement bien ici. La liberté totale. Loin de tous les ennuis, loin de tout… Vraiment.
Allez zou, direction le bout du chemin où se dresse une croix de bois pour matérialiser le sommet.
Nouvelle photo-souvenir… Le sommet du FaltgartenKogele… C’est fait ! Tout ça me donne envie de poursuivre dans cette voie et de monter encore plus haut un jour… Je ne savais pas encore que j’allais faire quelques mois plus tard l’Everest Base Camp au Népal !
Allez zou, dernière petite photo du sommet, et on amorce la descente. Les femmes nous attendent au refuge pour le déjeuner !
Il est difficile de se résoudre à quitter ce lieu enchanteur et mes yeux peinent à se détacher de la chaîne aride des Dolomites autrichiennes. Le panorama qu’offre le sommet du FaltgartenKogele est vraiment à couper le souffle.
Comme la montée, la descente ne présente aucune difficulté. Cependant, nous devons encore attendre qu’une retardataire aille jusqu’au sommet pour emprunter le chemin du retour. Décidément, jamais je ne comprendrais ces Anglais… que j’adore pourtant.
Après la descente, c’est une longue marche à travers la plaine du Kühtai qui nous attend. Le paradis des vaches et des chevaux qui viennent là passer des heures à profiter de l’herbe grasse.
C’est aussi un endroit propice pour toutes une multitude de fleurs des champs qui poussent là en toute quiétude.
Devant moi, mes amis alsaciens ont hâte de retrouver le refuge où nous allons déjeuner ce midi. J’adore cette photo. L’amour dans tout ce qu’il y a de plus beau et de plus tendre.
À proximité du refuge, je profite encore du merveilleux paysage qu’offrent les montagnes alpines et les herbages de la vallée.
Après le déjeuner, il est grand temps de reprendre la route qui nous conduit jusqu’au car qui nous attend pour nous ramener dans les villages de l’ouest d’Innsbruck.