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Cracovie, de Barbacane à la rue Saint-Florian

Pourquoi visiter Barbacane et la rue Saint-Florian à Cracovie ?

Un chef-d’œuvre de l’architecture militaire médiévale

Construite entre 1498 et 1499 après la défaite polonaise face aux Turcs, la Barbacane de Cracovie est l’un des exemples les mieux conservés de ce type de fortification en Europe. Cet imposant bastion circulaire de plus de 30 mètres de diamètre, doté de sept tourelles d’observation et de 130 meurtrières, était réputé pratiquement indestructible. Sa conception avancée, avec des murs de briques atteignant par endroits 3 mètres d’épaisseur, lui permettait de résister aux tirs d’artillerie. Aujourd’hui, cette forteresse unique est la seule de ce type encore debout parmi les trois qui subsistent en Europe, et elle est considérée comme la mieux préservée d’entre elles.

La majestueuse porte Saint-Florian, entrée de la Ville Royale

Au sortir de la Barbacane, se dresse la Porte Saint-Florian, haute tour gothique de 34,5 mètres dont les premières mentions remontent à 1307. Elle constitue le seul vestige des huit portes qui contrôlaient autrefois l’accès à la ville fortifiée. C’est par cette porte que s’effectuait l’entrée solennelle des rois de Pologne, des diplomates et des grandes personnalités après leurs victoires, inaugurant la célèbre “Voie Royale”. Son nom lui vient de l’église Saint-Florian située non loin, mais elle doit surtout sa célébrité au rôle central qu’elle a joué pendant des siècles dans les cérémonies et la vie publique de la capitale polonaise.

La rue Floriańska, vitrine de l’art et de l’histoire de Cracovie

La rue Saint-Florian (Ulica Floriańska), qui commence à la porte du même nom et mène à la place du marché, est l’une des plus prestigieuses et des plus célèbres de Cracovie. Tracée dès 1257 dans le cadre de la refonte de la ville après l’invasion mongole, elle a conservé son nom d’origine pendant plus de sept siècles. Bordée de somptueuses demeures aux portails gothiques et Renaissance, elle constituait l’artère la plus importante de la cité et a été pavée dès la fin du XVe siècle pour accueillir le passage des souverains et de leurs invités de marque. Cette rue incarne aujourd’hui la quintessence du charme médiéval de Cracovie et est considérée comme l’une des artères les plus prestigieuses de Pologne.

Un parcours au cœur de la “Voie Royale”

Visiter la Barbacane, la Porte Saint-Florian et la rue Floriańska, c’est donc marcher sur les traces des rois de Pologne en suivant le début de la “Voie Royale”. Ce parcours, qui partait de l’ancienne entrée de la ville et se poursuivait par la rue Floriańska jusqu’à la place du Marché, la basilique Sainte-Marie et la colline de Wawel, était emprunté lors des processions de couronnement et des funérailles royales. Aujourd’hui, cette promenade est une invitation à la flânerie, offrant un riche éventail de boutiques, restaurants et lieux culturels dans un cadre architectural exceptionnel. C’est une manière unique de s’imprégner de l’histoire et de l’atmosphère incomparables du centre historique de Cracovie, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Comment visiter Barbacane et la rue Saint-Florian à Cracovie ?

Localisation et accès

La Barbacane et la rue Saint-Florian se situent à l’entrée nord de la vieille ville de Cracovie, à seulement quelques minutes à pied de la place du marché. La Porte Florian, haute tour gothique de 34,5 mètres qui marque le début de la Voie Royale, est l’un des symboles les plus connus de la ville. Pour vous y rendre, sachez que la porte est accessible à pied depuis la grand-place (environ 3 minutes) ou depuis la gare centrale (environ 5 minutes). Si vous préférez les transports en commun, les lignes de tramway 2, 4, 14, 20, 24, 64, 69 et 72, ainsi que les bus 124, 152, 601, 608, 618 et 602 desservent le secteur.

Horaires d’ouverture

La Barbacane et la Porte Florian sont ouvertes aux visiteurs uniquement pendant la saison estivale, d’avril à octobre. Durant cette période, les horaires sont généralement de 10h30 à 18h00, tous les jours. En dehors de cette saison, le monument reste fermé. Il est important de noter que le bâtiment est également inaccessible le deuxième lundi de chaque mois. Avant votre visite, il est recommandé de consulter le site officiel du musée de Cracovie pour confirmer les horaires, car ils peuvent être modifiés lors de jours fériés ou d’événements spéciaux.

Tarifs et billets

L’entrée à la Barbacane et aux remparts est payante. Le billet adulte coûte 22 zlotys, tandis que le tarif réduit (étudiants, seniors, personnes handicapées) est de 16 zlotys. Un billet famille (2 adultes + jusqu’à 3 enfants) est proposé à 44 zlotys. Pour les groupes, le tarif par personne est de 16 zlotys. Le billet donne accès à l’intérieur de la Barbacane, à ses galeries circulaires et aux remparts, offrant une vue panoramique sur la ville. Il n’y a pas de billetterie sur place, il faut donc réserver en ligne à l’avance sur le site du musée de Cracovie.

Conseils pratiques

Pour une expérience optimale, prévoyez de visiter la Barbacane et la Porte Florian en fin d’après-midi, lorsque la lumière est plus douce pour la photographie. La visite complète de la Barbacane et des remparts dure environ 30 à 60 minutes. Si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire de la fortification, vous pouvez opter pour une visite guidée (environ 150 zlotys). En été, ne manquez pas les reconstitutions médiévales, les tournois de chevaliers et les concerts qui animent parfois le site. Enfin, gardez à l’esprit que la Porte Florian elle-même se traverse en quelques minutes, mais elle constitue un point de passage incontournable pour flâner sur la rue Saint-Florian, l’une des plus prestigieuses et des mieux préservées de la ville.

Cracovie, de Barbacane à la rue Saint-Florian

Vendredi 10 mars. Bon, ce matin, il ne s’agit pas de faire la grasse matinée. Une longue journée de visite m’attend. Aujourd’hui, je m’attaque enfin à Cracovie, et seulement à Cracovie. Sans doute la plus belle ville de Pologne. En tous les cas, la ville la plus chargée d’histoire, qui a fait l’unité de la Pologne. Des anciens remparts, détruits au XIXe siècle, il ne reste plus aujourd’hui que la forteresse de Barbacane et sa porte médiévale. Elle est encore aujourd’hui le symbole de la toute puissante Cracovie qui fut au XVIIe siècle l’un des centres artistique et scientifique les plus importants d’Europe, sous les règnes de Sigismond 1er et de son fils.

Des remparts, il ne reste donc rien aujourd’hui. Mais on peut encore très bien les imaginer ceinturant l’ensemble de la vieille ville car à leur place, les urbanistes du XIXe siècle choisir d’y aménager une vaste promenade : les jardins du Planty.

Une ceinture verte avant l’heure où il fait bon se promener l’été, promenade ponctuée de statues, de fontaines et de monuments commémoratifs.

Ce sont donc les Autrichiens qui ont eu la fâcheuse idée de démolir les remparts, suivant ainsi la mode de l’époque.

Dommage car ces remparts dataient de 1285 quand la ville décida d’instaurer un droit d’octroi pour laisser les étrangers et les marchands y pénétrer.

Retour à Barbacane. Pas de chance, le temps est plutôt tristounet ce matin, mais la grisaille finira par s’entrouvrir sur le coup de midi, du coup j’irai faire d’autres photos plus sympas.

Cette forteresse a été bâtie longtemps après les premiers remparts. Il s’agissait pour les Polonais de se protéger contre l’invasion ottomane et Barbacane fut érigée en 1499. Autrefois avancé par rapport aux remparts, Barbacane dominait les douves qui ceinturaient la vieille ville et était relié à la porte Saint-Florian par un corridor aujourd’hui disparu.

Toujours est-il que Barbacane demeure l’un des rares exemples de petits fortins parfaitement conservés en Europe. En relevant la tête, on peut encore apercevoir les rangées de meurtrières.

Passée Barbacane, on accède directement à la porte Saint-Florian, Brama Florianska. Depuis les jardins du Planty, la vue est plutôt austère… Voire peu engageante ! Et avec ce ciel bas de cette matinée de mars, pas vraiment de quoi s’enthousiasmer !

Mais depuis la rue Florianska, et avec un le soleil revenu (photo prise dans l’après-midi), le monument se pare de ses plus beaux atouts. Brama Florianska reste la dernière des portes encore conservée des anciens remparts de la ville détruits par les Autrichiens. Il y en avait huit au total dans l’ancienne enceinte médiévale.

Haute de 34 mètres, cette tour, élevée au XIIIe siècle, fut achevée au siècle suivant avec des briques rouges. On voit bien la démarcation depuis la rue, entre la pierre et la brique. Quant à son sommet crénelé, il ne fut achevé et recouvert par une petite coupole baroque qu’en 1694. Avec trois autres petits bastions, Florianska est le dernier vestige des 39 tours qui, autrefois, jalonnaient les remparts de la ville médiévale.

À droite, au fond de la rue, on peut apercevoir la façade du musée des Princes Czartoryski, sans doute le plus beau musée de la ville qui renferme La Dame à l’hermine de Léonard de Vinci et Le Paysage au bon Samaritain, de Rembrandt. Quant à l’autoportrait de Raphaël, volé par les Nazis pendant la guerre, son cadre vide attend toujours une hypothétique restitution. Pas de chance… Le musée est fermé jusqu’à nouvel ordre pour travaux. Tant Pis pour Léonard de Vinci et Rembrandt.

À deux pas de là, sur la gauche en regardant la tour, les murs d’enceinte du rempart servent de cimaises aux peintres de rues de Cracovie.

Au-delà, s’étend la célèbre rue Florianska. Du temps des rois de Pologne, elle constituait alors l’amorce de la voie royale qui amenait jusqu’au château et le Rynek. Elle était (et l’est toujours) bordée de demeures aux portails Renaissance ou gothique tardif, parmi les plus belles de la ville.

Enfin, à ne pas manquer, au 45 de la rue Florianska, le célèbre café Michalika, qui fut entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle l’antre de la bohème locale groupée autour du mouvement littéraire et artistique de la Jeune Pologne. Avec sa décoration art déco, il est aujourd’hui le plus célèbre café de Cracovie.

Dans le prolongement du musée des Princes Czartoryski, à l’angle des rues Marka et Jana, se dresse l’église de la Sainte Transfiguration, fondée au XVIIe siècle par l’ordre des Piaristes. Pas grand-chose à en dire en fait. D’autant que son accès est lui aussi fermé au public… Ça doit être la mode à Cracovie !

Bon rien d’exceptionnel pour l’instant, sinon le baroque d’Europe centrale poussé à son paroxysme.

Plus loin, légèrement excentré et en dehors du Planty, petit détour par l’église des Carmes. L’occasion de croiser la route du tramway local.

C’est ici que l’ancien couvent de l’ordre des Carmélites abritait les nonnes.

À l’intérieur, le baroque oriental s’exprime pleinement, mélange de sobriété et de dorures.

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