Autour d'Innsbruck, le trek Patscherkofel – Glungezer
Mercredi 5 juillet. Deuxième journée de trekking à partir de la gentille vallée des villages de l’ouest d’Innsbruck. Cette fois-ci, je suis aux taquets. La veille, j’ai bien pris soin de faire refaire ma Innsbruck Card (« vous n’en aviez pas déjà une ? Euhhhh… Si, si… C’est juste que j’ai perdu la première… »). Ils sont gentils ces Autrichiens !
Bon, du coup, je prends largement les devants ce matin (pas question de me tromper de route comme la veille), et je me gare à proximité de l’école du village. Le temps d’un petit aller-retour vers l’Office de tourisme local, et je fais marche arrière toute pour attendre à proximité de la minuscule chapelle dressée à l’entrée du village.
Chouette ! Le bus est à l’heure et je retrouve avec plaisir mes amis alsaciens que je me suis fait la veille sur le chemin des Dolomites. Aujourd’hui, c’est un magnifique chemin de randonnée qui nous attend et qui doit nous permettre de monter jusqu’à Glungezer Hütte, en plein cœur du massif de Patscherkofel.
Pour accéder à la Glungezer Hütte directement depuis la vallée, il faut avoir une excellente condition physique. Depuis Hall, il faut au moins cinq bonnes heures à pied.
Plus simple, et avec une vue panoramique en continu, est l’itinéraire passant par le chemin des pins cembro. Celui-ci s’étire entre le Patscherkofel et le Glungezer, à 2 000 mètres d’altitude et sans grande déclivité. C’est bien celui-ci que nous allons prendre ce matin avec nos deux guides habituels.
Une fois encore, le paysage est sublime, avec à l’horizon les sommets blancs des Dolomites autrichiennes. Sublime.
Comme promis, nous passons d’abord à travers une petite forêt de pins cembro, mais très clairsemée. Du coup, la vision sur les montagnes environnantes est vraiment dégagée. De quoi largement dissiper mes craintes évoquées la veille au soir en prenant connaissance du programme de la journée.
Sur les hauteurs du massif de Patscherkofel, impossible de résister à faire quelques photos-souvenirs.
Direction la Glungeze hütte. Pour cela, le chemin grimpe doucement au sommet d’un magnifique chemin de crête. Une très belle surprise que je ne soupçonnais absolument pas.
Le chemin conduit dans un premier temps à travers d’épais buissons ponctués d’arbres morts et pétrifiés, et d’autres beaucoup plus vivants, aux troncs délicieusement tordus. J’adore.
Puis le chemin grimpe encore, se frayant un passage à travers une forêt clairsemée de sapins. Des roches granitiques affleurent à la surface, sans doute poussées là il y a des millions d’années par quelque éruption volcanique. Splendide.
La vue sur la vallée est absolument somptueuse avec, en contrebas, l’alignement parfait des maisons de la ville d’Innsbruck, et au-dessus, en ligne d’horizon, les sommets blancs et calcaire de la chaîne des Dolomites.
On arrive enfin au sommet. La vue sur la chaîne des Dolomites est absolument fantastique. Les roches granitiques se dressent partout autour de nous donnant un cachet inouï à ce lieu unique.
La forêt de roches est d’une beauté incroyable, se mêlant étroitement aux buissons et aux quelques sapins qui poussent là en altitude. Hauteur : près de 2.800 mètres. Un panorama exceptionnel sur cette incroyable vallée tyrolienne.
Après un solide déjeuner pris au refuge de Glungezer Hütte, la descente à travers le massif de Patscherkofel est un vrai régal pour les yeux. Avec en point d’orgue, un gros coup de chance avec cette rencontre fortuite avec cette famille autrichienne. De quoi faire une magnifique photo de ce petit bonhomme se rehaussant au maximum pour tenter de jeter un coup d’œil à travers la longue-vue installée face à la vallée.
Depuis le sommet, la vue sur la vallée et les montagnes qui encerclent la ville d’Innsbruck est saisissante.
La descente n’a vraiment rien de compliqué. Il faut pour cela dans un premier temps traverser une jolie forêt de conifères, juste assez épaisse pour nous protéger des rayons du soleil de midi, mais pas trop pour que l’on puisse admirer la vallée. Juste comme il faut !
Après quoi, on descend lentement à travers le massif de Patscherkofel en profitant des lacets que forme le chemin de randonnée. Plus tranquille que ça, il n’y a pas !
Le temps de retraverser un champ de roches granitiques, et nous voilà au deuxième point de vue. C’est d’ici que je ferai mes photos-souvenirs.
Petit zoom sur la vallée en chaussant mon 35 mm.