Pourquoi visiter la forteresse de Smeredevo ?
Comment visiter la forteresse de Smeredevo ?
Forteresse de Smederevo, l’ancienne capitale du royaume serbe
Mardi 14 juillet. Bonne nouvelle, la route pour Smeredevo s’avère beaucoup moins longue que celle pour Golubac, il est vrai que je me rapproche à seulement 40 km de Belgrade.
L’autre stsfaction est de pouvoir me garer à proximité de la citadelle où un immense parkinf gratuit permet de stationner à seulement une centaine de mètres de la billeterie.
Nous sommes mardi, et le flot des touristes serbes et des Belgradois qui s’en vont passé ici une partie du week-end a disparu, du coup, je vais pouvoir bénéficier d’une visite quasi présidentielle !
Si Glubac impressionne par l’exceptionnelle qualité de reconstruction, Smeredevo, elle, rappelle combien cette citadelle quasi imprenable s’est avérée si importante à un moment donné de l’histoire du pays.
Avec ses inombrables tours, ses fortifications massives, ses douves alimentées par les eaux du Danube, les pans crénelés et l’épaisseur de ses murs, Smederevo avait de quoi en imposer à ses adversaires.
Sitôt passé le pont levis qui permet d’accéder à la forteresse, on est à la fois impressionné par l’effet massif de la citadelle que par l’étrange désertification des lieux.
Rien à voir avec Golubac et cet amoncellement de places, de tours, de cours fortifiées, ici, la forteresse laisse place à un aspect purement militaire et défensif.
La forteresse de Smederevo est construite à partir de 1428 sur ordre du despote Ðurad Brankovic.
Le souverain doit fonder une nouvelle capitale pour le despotat de Serbie après la restitution forcée de Belgrade au royaume de Hongrie.
Le choix se porte sur un terrain inhabité au confluent du Danube et de la Jezava, ce qui donne au complexe un plan triangulaire entouré d’eau.
La construction commence par la Petite ville qui abrite la cour fortifiée du despote et s’achève en 1430. Les travaux de la Grande ville, destinée à accueillir la population civile, se terminent en 1439.
La place forte subit immédiatement la pression militaire de l’Empire ottoman qui progresse dans les Balkans.
Les armées du sultan Mehmed II s’emparent définitivement de la cité en 1459 quasiment sans combat, ce qui provoque la chute définitive de l’État serbe médiéval.
Les nouveaux occupants intègrent la forteresse dans leur système défensif frontalier le long du Danube.
À la fin du quinzième siècle, les ingénieurs ottomans renforcent les structures en bâtissant un mur d’enceinte extérieur.
Ils ajoutent également des tours d’artillerie polygonales basses adaptées à l’utilisation des armes à feu aux angles du complexe.
Les forces insurgées serbes libèrent temporairement la forteresse en 1806 au cours du premier soulèvement national avant le départ complet des Turcs en 1867.
Le site perd ensuite son intérêt défensif direct et se transforme en dépôt de matériel pour l’armée serbe.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les troupes d’occupation allemandes utilisent l’ancienne cour médiévale pour stocker d’importantes quantités de munitions et d’armes saisies.
Le 5 juin 1941, une explosion accidentelle majeure détruit le cœur de l’arsenal militaire. Cette détonation cause la mort de milliers de personnes dans la ville et projette des pans entiers de remparts historiques au sol.
L’État yougoslave place les ruines du complexe architectural sous la protection officielle de la loi dès l’année 1946.
Avec ses murs d’enceinte triangulaires de 1,5 km de long, la forteresse de Smederevo, construite au bord du Danube, est la plus imposante de Serbie.
Cette ville fortifiée du Moyen Âge (à 46 km de Belgrade) servit temporairement de capitale au royaume serbe.
Edifiée par le despote Durad Brankovic dans la première moitié du XVe siècle, elle est divisée en deux parties distinctes.
La partie principale, appelée Veliki Grad, est aujourd’hui un immense parc urbain duquel se dressent 19 tours de défense rappelant les murailles des remparts de Constantinople.
Achevées en 1450, ces structures, bien qu’inclinées et fissurées sont en grande partie bien conservées.
Au nord, la citadelle est protégée par six tours de défense et un fossé où coule les eaux du Danube.
Siège du despote et de sa famille, elle a été achevée en seulement deux ans, entre 1428 et 1430, comme l’indique l’inscription en briques rouges sur la tour de la Croix.
Du haut de la citadelle, on peut voir le Danube à perte de vue et observer les péniches qui attendent d’entrer dans le petit port de Smederevo.
Malgré sa position dominante sur le fleuve, la forteresse n’a pas été construite pour se protéger des menaces venant de l’autre côté du Danube mais pour écarter l’éventualité d’une invasion terrestre par les Ottomans (ce qui a finalement eut lieu).
Des campagnes régulières de fouilles archéologiques et de consolidation des maçonneries sont menées pour restaurer les vingt-cinq tours d’origine.
Le site figure aujourd’hui sur la liste des monuments culturels d’importance exceptionnelle de la République de Serbie.
L’enceinte médiévale accueille désormais des événements publics majeurs comme un festival de théâtre en plein air durant la période estivale.
Les autorités locales y organisent également les célébrations de l’automne de Smederevo dédiées à la viticulture régionale.
La forteresse de Smederevo s’étend sur une superficie de plus de dix hectares, ce qui en fait l’une des plus grandes structures fortifiées de plaine en Europe. Son plan d’ensemble forme un triangle irrégulier dicté par la géographie du site.
L’édifice est bordé par le Danube sur son flanc nord et par la rivière Jezava sur son flanc est. Un large fossé artificiel, aujourd’hui asséché, reliait autrefois les deux cours d’eau sur le côté sud afin d’isoler complètement la forteresse de la terre ferme.
La pointe nord-est du triangle abrite la Petite ville, qui constituait le cœur politique et résidentiel du despotat.
Cette zone fortifiée indépendante comprend la salle d’audience principale, souvent appelée la salle de réception ou le palais du despote Ðurad Brankovic.
Les murs en pierre de ce bâtiment sont percés de quatre grandes fenêtres doubles de style gothique tardif, sculptées dans de la pierre de taille. C’est dans ce secteur que se dressent les six premières tours de la citadelle, dont la célèbre tour du Donjon.
La Grande ville correspond à la vaste zone fortifiée qui servait de refuge à la population civile et aux troupes de garnison.
L’enceinte extérieure est rythmée par un ensemble de dix-neuf tours carrées massives, réparties le long des courtines.
Ces tours médiévales, hautes de plus de vingt mètres, possèdent des murs épais en briques et en pierres calcaires locales.
Les courtines mesurent environ quatre mètres d’épaisseur et disposent d’un chemin de ronde supérieur protégé par des merlons.