Pourquoi se rendre au sommet Franf-Josefs-Höhe ?
Pourquoi se rendre au sommet du pic de l’Edelweiss ?
Grossglockner, au sommet du pic de l'Edelweiss
Samedi 8 juillet. Sur le chemin du retour, la chance est avec moi. Le ciel est plutôt bien dégagé. Du coup, je peux profiter à plein des extraordinaires panoramas qu’a à offrir la route du Grossglockner. Parmi eux, il en est un qu’il ne faut absolument pas manquer : le pic de l’Edelweiss.
Au sommet de celui-ci, on trouve un sympathique refuge-restaurant, l’Edelweiss Hutte, mais surtout un panorama incomparable sur quelques-uns des plus beaux sommets alpins d’Autriche.
Le pic de l’Edelweiss n’est autre qu’un tout petit cul-de-sac perché à 2.571 mètres. Il est en fait le point le plus élevé de la route du Grossglockner. Et quelle vue ! Un panorama à 360° sur tous les sommets alpins. Sublime de beauté quand la lumière joue entre les mailles des nuages.
Ce sont près de 30 sommets à plus de 3.000 mètres et pas moins de 20 glaciers qui sont exposés là sous mes yeux. Une tuerie. Du coup, je reste là pendant de très longues minutes pour profiter du panorama. Pas d’appareil photo, pas de smartphone, juste moi face à la nature. Magique.
Bon alors, s’il faut chercher ici la fameuse Edelweiss, c’est chose quasiment impossible pour le non-botaniste que je suis. Je ne sais même pas à quoi ressemble cette fleur.
Du coup, je préfère encore profiter du paysage, vers le versant nord par exemple qui offre une montagne plus apaisée avec ses monts déjà érodés et ses alpages.
En bas, je jette un regard étonné vers les lacets de la route que je viens d’emprunter. Autant dire qu’il ne vaut mieux pas caler dans la montée ! Sensations fortes garanties.
Oui, oui, là, à gauche, c’est bien ma titine garée sur le parking… Elle en aura vu de toutes les couleurs !
Après cette merveilleuse journée passée en montagne et en excursion jusqu’au glacier Pasterze, il est grand temps de prendre le chemin du retour. Hélas. Une bonne nuit de repos m’attend à mon hôtel, à Fusch an der.
Mais avant ça, une bonne trentaine de kilomètres de descente sur la route à péage du Grossglockner m’attend. Et je compte bien prendre tout mon temps pour profiter à plein des superbes paysages qu’elle a à m’offrir.
Le temps de me rafraîchir à l’eau de la montagne et je regagne ma titine… En route pour l’aventure !
Quelques kilomètres après le sommet, premier arrêt pour profiter du paysage, des alpages balayés par les vents, et recouverts ici et là de plaques de neige qui ont survécu à l’été.
Plus bas, sur le versant nord de la montagne, les plaques de neige sont encore plus nombreuses. Dieu que l’hiver doit être long par ici. Du coup, je repense à cette magnifique photo de l’hôtel prise à la fin des années 60, par un été particulièrement froid. La neige recouvrait alors toute la montagne.
Enfin, me revoici au tunnel de la Hochtor. À 2.504 mètres d’altitude, il est le point culminant de la route du col, frontière entre la Carinthie et le pays de Salzbourg. On peut y admirer une petite exposition qui retrace les origines du passage par les Romains et les Celtes… Dès l’âge de bronze, les hommes passaient par le col de la Hochtor.
À cette altitude, la neige est encore très présente sur le versant nord du col. Des enfants s’amusent dans la neige. J’en profite pour admirer le spectacle. Du Moyen Âge au XVIIe siècle, ce fut l’une des principales routes commerciale entre l’Allemagne et Venise. Vers 1560, la production d’or dans la région aurait atteint jusqu’à 10 % de la production mondiale.
Depuis la sortie du tunnel, on a une vue impressionnante sur les pics et les glaciers entourant le Grossglockner.
Entre le tunnel de la Hochtor et la Fuscher Torl (2.428 m), j’en profite pour m’arrêter pour admirer une fois encore le paysage. La chaîne des Alpes autrichiennes se dévoile sous le soleil. Ce matin, les nuages recouvraient tout.
Je franchis une barrière électrifiée et je marche un moment à travers les alpages pour admirer de plus près la chaîne montagneuse. Ici, on en prend vraiment plein les yeux. Près de moi, un couple profite aussi du spectacle. Moment de grâce.
Je continue ma descente. Mais pas trop vite. Je veux pouvoir me nourrir de tous les beaux paysages de la route du Grossglockner. Face à moi, la fonte des glaciers a créé une multitude de petits cours d’eau qui dévalent les flancs de la montagne pour se jeter dans la rivière qui coule au fond de la vallée. Les jeux de lumière du soleil au travers de la couche nuageuse crééent un effet prodigieux.
Nouvel arrêt au détour d’un virage. Les chemins de randonnées s’entrelacent puis montent vers les sommets enneigés. Au fond, un autre glacier recouvre tout un pan de montagne.
Dernier petit arrêt au pied du Fuscherkarpof (3.331 m). Le temps de prendre une bonne bière et une part de gâteau aux framboises à la terrasse du refuge. Un pur bonheur partagé en compagnie de motards autrichiens.