Pourquoi visiter Mascate ?
Comment visiter Mascate ?
Mascate, la corniche au lever du soleil
Vendredi 10 février. Après toutes ces péripéties que je ne suis pas prêt d’oublier, une longue escale à Zurich et une plus courte à Dubaï, nous voici enfin arrivés à Oman. ouf !
Profiter de la belle vue sur la mer arabo-persique depuis la corniche de Mascate m’apparaît autant comme une libération que comme un immense soulagement. Franchement, je n’aurais jamais cru que nous puissions être à Oman après toutes les mésaventures dont nous avons été victimes depuis ces dernières 24 heures. Mais bon, tout est bien qui finit bien.
Je ne sais vraiment pas comment remercier mon ami William de son immense patience qui nous a permis d’arriver à l’heure à Roissy pour que nous puissions prendre cet avion pour Zurich. Qu’il en soit mille fois remercié.
Du coup, nous voici donc arrivés à bon port. Une fois à l’aéroport, je reprends du poil de la bête (j’en avais bien besoin !), et je reprends surtout les choses en main. Je ne vous l’ai pas dit ? Je suis une véritable machine de guerre quand il s’agit d’organiser un voyage à l’étranger. Du coup, mon frère n’aura qu’à se laisser guider pendant toute la durée de notre séjour dans ce pays ô combien étonnant. Et je pèse mes mots.
Arrivé à l’aéroport, il faut aussitôt penser à prendre un peu d’argent dans le distributeur. Pas trop. Vous pouvez changer vos euros en ville pour un bien meilleur prix. Puis il nous faut acheter une carte téléphonique pour pouvoir continuer de communiquer avec l’extérieur en toute liberté.
Je me permets d’ailleurs d’insister une nouvelle fois sur cet achat de carte SIM. Il faut le savoir, les pays du Moyen-Orient brident les messageries comme whatsapp, Viber ou Messenger. Il vous sera très difficile de passer des appels vidéo, sachez-le ! L’astuce, c’est de les passer via son abonnement téléphonique (votre carte SIM) car le système de wi-fi dans tous les hôtels est systématiquement bridé. Vous vous demandez pourquoi ? Moi aussi. Et d’ailleurs, c’est aussi le cas en Jordanie.
Une fois muni de sa nouvelle carte (pour une quinzaine d’euros, vous serez parfaitement équipés), il faut alors penser à aller retirer notre voiture de location. Pour ce voyage, je réitère ma confiance à Europcar, à mon sens, la meilleure compagnie rapport qualité-prix. Le seul point à savoir avec elle, c’est qu’il vous faut absolument présenter une carte de crédit, pas de débit. Comment savoir si vous en possédez une ? C’est facile, c’est inscrit en tout petit sur votre carte.
Autre bonne nouvelle (enfin !), la petite voiture que j’ai réservée depuis Paris s’avère être une jolie berline japonaise. Là aussi, il faut savoir que dans les pays du Golfe, a fortiori dans les plus riches comme Oman, les petites voitures n’existent tout simplement pas. Du coup, le bas de gamme est notre moyenne gamme. Largement suffisant pour conduire à Oman, y compris dans les montagnes (je vous en reparlerai d’ailleurs).
Voilà, après avoir rempli tous les formulaires et payer une caution à l’agence de location, nous sommes prêts pour avaler la route. Le soleil se lève à peine sur le golfe arabo-persique et nous filons directement vers la corniche de Mascate, la plus jolie vue de la capitale omanaise.
L’avantage d’être là à six heures du matin, c’est qu’il n’y a pratiquement personne et nous avons l’embarras du choix pour trouver une place de parking (ce ne sera pas la même chanson quand nous y retournerons plus tard, en fin d’après-midi !).
Le temps de garer la voiture, de remonter à pied le front de mer et nous atteignons enfin la large baie d’Oman où mouillent paisiblement quelques bateaux de touristes.
Je profite également de ce début de voyage pour vous parler des déplacements au sein du sultanat d’Oman. Ici, n’imaginez pas pouvoir voyager en mode backpacker. La meilleure solution au vu des très faibles infrastructures de transport public est bien évidemment la voiture. Vous allez vous en rendre compte très vite.
La voiture est le mode de transport privilégié pour visiter le pays, même à Mascate où les trottoirs sont peu nombreux et les distances entre les différents quartiers souvent importantes.
Louer un véhicule coûte à partir de 20 par jour, beaucoup plus pour un 4×4, même si le prix de l’essence, lui, rétablit un peu l’équilibre : 0,2 bz soit 0,47 euro le litre ! On a même trouvé bien moins cher !
Un permis de conduire français en cours de validité est reconnu par les autorités omanaises et permet de conduire un véhicule pendant un court séjour, à condition d’être âgé de 21 ans.
Bon point : on roule à droite et le réseau routier est excellent et globalement peu fréquenté.
Globalement, les distances entre les principales villes du pays ne sont pas très importantes sauf à se rendre dans le grand sud.
Les principaux lieux touristiques sont situés au maximum à 3 heures de route de Mascate ou des uns des autres.
Côté vitesse, la plupart des grands axes sont limités à 50 km/h en ville et 120 km/h ailleurs.
Attention les contrôles sont fréquents et les radars nombreux (voire très très nombreux !), la police ne plaisante pas avec les excès de vitesse et les infractions, donc mieux vaut être prudent !
En cas d’accident, ne surtout pas bouger et attendre sagement l’arrivée de la police qui se chargera de votre sort.
Il faut savoir que certains endroits ne sont accessibles qu’en 4×4 (dunes dans le désert, wadis, montagnes…). Mais ils sont très rares… Et si vous suivez mes conseils au cours de cet itinéraire, vous n’aurez absolument pas besoin de 4X4.
Pour la conduite hors piste, sauf à l’avoir déjà pratiquée, mieux vaut laisser le volant à une personne avertie, notamment dans le désert. Et voilà la raison pour laquelle vous n’aurez pas besoin de 4X4, car vous trouverez toujours quelqu’un pour vous conduire dans le désert, à travers les dunes pour atteindre les canyons les plus inaccessibles. Pour le reste, le 4X4 est tout à fait inutile. Les routes sont en bien bien meilleur, voire en bien meilleur état qu’en France !
Alors si vous voulez voyager en toute sérénité à travers ce merveilleux pays omanais, mettez votre ceinture et suivez le guide. La suite est par ici.
Passons maintenant aux choses sérieuses et à cette fameuse corniche de Mutrah, la plus belle vue sur Mascate et les eaux du golfe arabo-persique.
Cette promenade permet d’embrasser du regard toute la rade : des bâtiments du front de mer comme le marché aux poissons, les maisons ouvragées des Lawatiya, l’entrée du souk, le fort perché tout là-haut, l’encensoir géant et les parcs un peu plus loin… aux superbes bateaux ancrés dans la rade – boutres traditionnels en bois et yachts du Sultan, parmi les plus grands du monde (taille et faste impressionnants).
Particulièrement animée en matinée et en soirée, la corniche est un lieu de promenade appréciée des Omanais qui y déambulent nombreux aux heures douces.
Mer et montagnes ! Tout Oman en résumé. Une magnifique promenade de bord de mer, le long de l’anse naturelle de Mutrah.
Dimensions humaines pour une capitale : un espace piétonnier aménagé avec des kiosques ombragés.
De l’autre côté de la rue, on aperçoit une mosquée, son dôme et son minaret d’un bleu somptueux.
On voit également une rangée de façades claires, des maisons en bois, des balcons ouvragés.
Ce sont les riches demeures construites par les Lawatya, commerçants venus d’Inde à partir du XVIIe siècle.
De la corniche, à hauteur de la mosquée, on pénètre et on se faufile dans le vieux souk de Muscat.
Comme c’est étrange, ici on semble plus être dans un village de pêcheurs que dans une capitale. Se promener est un réel plaisir.
La première surprise est l’absence de gratte-ciel modernes à l’horizon, seulement composé de bâtiments qui rappellent presque toujours l’expression arabe, comme un dôme ou caractéristiques fenêtres arabesques.
Enchâssée dans ses collines de roches plutoniques, rétive aux gratte-ciel de ses arrogantes voisines émiriennes, Mascate cultive la savante douceur propre aux lieux infusés d’histoire.
Ici, on se grise de ses parcs en bord de mer, ses forts perchés, le poisson à la braise, les parfums enivrants du souk.
Ici encore, pas de réel centre-ville. Mascate est une métropole étendue sur plus de 50 km.
Mutrah, cœur battant du sultanat de la mer aux 3.000 km de côtes, le « vieux port » sent la sardine et accueille les paquebots blancs.
Mais ce matin, Mutrah joue plutôt la belle endormie. Pas âme qui vive et un lever de soleil absolument divin. Du coup, j’en profite pour réaliser quelques longues pauses.
Accompagné par les mouettes, on arpente à la niçoise la fameuse corniche Al Bahri, cette promenade des Omanais, entre le marché aux poissons (pour les lève-tôt uniquement) et la pointe fortifiée.
Remarquez les belles maisons des Lawatis, ces commerçants chiites du Sindh indo-pakistanais arrivés au XVIIIe siècle, et prenez votre souffle pour gravir les marches qui conduisent au fort portugais.
Avec leurs 25.000 habitants, l’ancien petit port et la vieille ville de Mascate, sont à l’origine de la plus grande agglomération du pays avec une population dans l’aire métropolitaine de plus d’un million d’habitants.
La ville est bordée à l’ouest par les plaines de la région appelée Al Batinah et à l’est par la région orientale, Ash Sharqiyah.
Le sud, région de Dakhiliyah, se compose de plaines intérieures. Enfin, le golfe d’Oman est à la périphérie nord et ouest de la ville.
L’eau est profonde tout le long de la côte de Mascate et forme deux ports naturels, Matrah et Mascate.
La partie occidentale des monts Al Hajar traverse la partie nord de la ville.
Crabes et écrevisses à épines se rencontrent dans les eaux de la zone de Mascate, tout comme sardines et bonites. Les glassfish sont communs dans les estuaires d’eau douce, dont la réserve naturelle de Qurum.