Pourquoi visiter le monastère de Studenica ?
Comment visiter le monastère de Studenica ?
Monastère de Studenica, l'un des plus beaux monuments de Serbie
Mercredi 15 juillet. Après Belgrade, nous mettons le cap au sud du pays pour rejoindre la vallée de l’Ibar, peuplée de quelques-uns des plusbeaux monastères de Serbie, parmi lesquels l’incontournable monastère de Studenica.
La route nationale 22 dessine le fond de la vallée et conduit, en un peu plus d’une heure, au coeur de l’histoire du pays, à la découverte d’imposants monastères, monuments fondateurs de l’identité serbe.
Dissimulés dans la forêt, encastrés dans la roche ou érigés près des cours d’eau, les monestères de la vallée de l’Ibar furent construits tels des bastions de la foi et des valeurs fondatrices du nouveau royaume par les souverains serbes entre le XIIe et le XIIIe siècle.
La dynastie des Nemanjik, dont la capitale était à Ras, près de l’actuelle Novi Pazar, condidéraient qu’ils étaient plus emblématiques de leur pouvoir que des châteaux.
Ces chefs-d’œuvre religieux s’imposèrent vite comme des destinations de pèlerinage et de dévotion. Aujourd’hui, ils font partie de l’itinéraire Transromanica qui relie le patrimoine roman de huit pays européens, entre la Baltique et la Méditerranée.
La vallée de l’Ibar témoigne des influences du style roman caractéristique de l’Europe médiévale sur l’architecture ecclésiastique byzantine de la Raska.
Considéré comme l’un des monastères serbes majeurs, Studenica, au coeur d’un vallon montagneux, est d’une architecture inégalée, source d’inspiration de la plupart des monastères de Serbie.
Il séduit, dès l’entrée, par l’harmonie qui se dégage de la disposition de ses édifices.
Dans une enceinte circulaie sont réunies trois églises (il y en avait neuf jusqu’au XVIIe siècle !).
A l’opposé de l’entrée actuelle, à l’est, s’élève l’imposante tour de la porte principale, qui abrite une chapelle dédiée à la Transfiguration.
L’ensemble fut construit entre 1183 et 1196 à l’initiative du prince Stefan Nemanja, qui choisit ce lieu pour y bâtir l’église de la Vierge où se trouve sa sépulture.
Plus tard, le roi Stefan Uros II Milutin Nemanjic fit construire l’église du Roi en 1314 ; la petite église Saint-Nicolas fut intégrée au début du XIIIe siècle par le prince Vukan.
On doit l’ajout du grand narthex le long du mur ouest (face à l’autel) de l’église de la Vierge au roi Stefan Radoslav (petit-fils de Stefan Nemanja).
En entrant dans l’église de la Vierge côté ouest, il faut admirer l’abside et les parois latérales revêtues de marbre.
Le beau portail côté sud n’est qu’un avant-goût de celui de la façade ouest, massif et orné de sculptures mythologiques et de motifs floraux, parfait mélande de styles byzantin et roman.
Un exonarhex – vestibule extérieur d’accès à l’église – y fut ajouté plus tard.
Le trait caractéristique de l’école de la Raska se lité également dans le raffinement de la fenêtre trilobée absidale où sont illustrés des thèmes bibliques et autres représentations symboliques.
L’édifice combine un plan byzantin avec une finition extérieure en marbre blanc influencée par le style roman occidental.
Les façades en pierre de taille polie mettent en valeur des sculptures ornées sur les portails et les fenêtres triples du chevet.
L’UNESCO inscrit le complexe sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité en 1986 pour sa valeur artistique et historique exceptionnelle.
Les fresques intérieures, réalisées peu après la date de fondation, sont admirablement conservées, bien qu’elles aient été recouvertes un temps, d’une seconde couche de peinture, aujourd’hui retirées.
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