Pourquoi visiter Mostar ?
Comment visiter Mostar ?
Mostar, sous les arches du vieux pont ottoman
Samedi 18 juillet. Après trois petites heures de route, nous voici enfin arrivés à Mostar, la perle du tourisme en Bosnie-Herzégovine, à coup sûr la plus belle ville que j’ai pu visiter au cours de mon voyage dans les Balkans. Avec Dubrovnik bien sûr.
Et bonne nouvelle, notre logement se trouve à deux pas du centre historique, nous permettant d’atteindre le cœur de la ville en moins de cinq minutes à pied.
Et dès les premiers instants, à la vue des minarets ottomans qui se dressent au-dessus des toits de la ville, on comprend rapidement que la ville affiche ses influences musulmanes.
Les images de la destruction du vieux pont ottoman en 1993 ont choqué l’opinion internationale.
Depuis la reconstruction de l’édifice en 2004 et son classement au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 2005, les touristes affluent de nouveau, plus nombreux encore, 500.000 par an, en hausse de 15 % chaque année.
Établie autour du pont au XVe siècle, la vieille ville dégage un charme inouï et ébloui par sa beauté brute. Sa reconstruction est un exemple du genre.
Mostar surplombe la rivière Neretva, dans un petit canyon rocheux, à une vingtaine de mètres en contrebas. Cette rivière enchante le regard avec sa couleur vert émeraude, unique au monde.
On y découvre aussi de superbes mosquées, de vieilles maisons ottomanes, des églises, des ruelles escarpées.
La ville s’est au fil des siècles étendue à l’ouest pour devenir une ville moderne tandis que l’est, barré par les contreforts abrupts du massif de Vélez, tout de roche dénudée, reste préservé.
Quand on arrive pour la première fois à Mostar, on est saisi par ce décor soudain méridional et oriental à la fois, d’où se dégage une poésie incomparable qui tient aussi à la lumière si particulière de sa rivière.
L’essentiel des lieux de visite se concentre à Mostar-Est, de part et d’autre de la Neretva, dans le petit quartier de Stari Grad inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco : le magnifique pont lui-même, reconstruit en 2004 avec ses deux tours, dont l’une abrite le musée du Vieux-Pont, mais aussi des mosquées, des ruelles et des maisons de la période ottomane.
Toujours à Mostar-Est, la grande rue du Maréchal-Tito est bordée de musées et de bâtiments austro-hongrois et yougoslaves qui portent encore des balafres de la guerre, tandis que plus haut se dressent le quartier orthodoxe et sa cathédrale récemment reconstruite.
En attendant de visiter le pont, partons à la découverte de cette ville fascinante, à commencer par la maison Biscevic, magnifique maison ottomane du XVIIe siècle qui domine la Neretva avec une véranda en encorbellement soutenue par deux piliers de 12 m de hauteur.
Coiffée d’un superbe toit de lauzes, elle abrite un petit musée à l’étage. Dans ce dernier est reconstitué un intérieur bosniaque du XIXe siècle avec la plus belle des trois pièces s’ouvrant sur la fameuse véranda.
À deux pas de là se dresse la maison Kajtaz, l’une des plus anciennes maisons bosniaques du pays. Datant du XVIe siècle, elle n’a pas été endommagée par la guerre et fut habitée par la famille Kajtaz jusqu’en 2006.
On peut y voir un ensemble de petites pièces, une belle cour abritée par de hauts murs protégeant du soleil, des pièces de charpente en cèdre de Liban, une collection de livres rares en Arabe, un mobilier d’époque et de beaux tapis anciens.
On passe ensuite à la rue Kujundziluk, la plus jolie et la plus célèbre rue de Mostar, envahie de touristes qui s’y bousculent, prennent des photos, s’attroupent devant des boutiques de souvenirs sans intérêt.
C’est depuis cette rue qu’on profite de la plus belle vue sur le pont. Et bien que très fréquentée, cette rue n’a quasiment pas changé depuis le XVIe siècle avec ses façades colorées et ses pavés luisants.
Rue traditionnelle des Ferblantiers et des chaudronniers, elle était à l’origine celle des orfèvres.
À voir enfin la mosquée Koski Mehmed-Pacha, qui avec son architecture harmonieuse et son emplacement, le long de la Neretva, est la plus belle des quinze mosquées de la ville.
Sa construction est ordonnée en 1618 par Koski Mehmed-Pacha, qui fut le secrétaire du grand vizir ottoman Lala Mustafa Pacha.
L’édifice est bâti de manière spectaculaire au sommet d’une falaise calcaire abrupte qui domine directement les eaux émeraude de la rivière Neretva.
Situé à seulement 150 mètres au nord du célèbre Vieux Pont (Stari Most), ce sanctuaire offre l’une des perspectives paysagères les plus recherchées de la région.
L’édifice adopte un plan architectural ottoman classique caractérisé par une nef carrée unique surmontée d’un grand dôme en plomb. Les murs épais sont construits en bloc de pierre de Tenelija, un calcaire local de couleur beige extrait des carrières environnantes.
L’accès à la salle de prière s’effectue par un porche extérieur soutenu par des colonnes et couronné de trois petites coupoles. Un minaret élancé en pierre s’élève sur le flanc de la structure, doté d’un escalier intérieur en colimaçon qui mène à un balcon circulaire sculpté.
L’intérieur de la nef met en valeur des décors peints traditionnels et des calligraphies islamiques représentant des versets coraniques. La lumière pénètre par plusieurs registres de fenêtres cintrées, éclairant le mihrab sculpté qui indique la direction de La Mecque.
La cour extérieure pavée de dalles abrite un šadrvan, une fontaine aux ablutions recouverte d’un toit en dôme pour la purification des fidèles. Ce jardin arboré fait office de havre de paix et sert de cimetière historique où reposent des notables de l’époque ottomane.
Le monument subit de très lourdes destructions lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine entre 1992 et 1993, notamment à la suite des bombardements d’artillerie qui font s’effondrer le minaret et perforent le dôme principal.
Le complexe est entièrement restauré à l’identique après le conflit grâce à des financements internationaux et à l’aide de l’UNESCO. Aujourd’hui, la mosquée est ouverte aux visiteurs qui peuvent grimper au sommet de son minaret pour apprécier un panorama unique sur le Vieux Pont et la vieille ville.
Que l’on soit près ou loin de lui, le pont de Mostar agit sur les gens comme un aimant et on finit toujours par revenir vers lui pour l’admirer de plus près.
Simple, élégant, majestueux, mystérieux aussi, ce pont ne laisse pas indifférent. Et de quelque rive que l’on soit, notre œil est invariablement attiré par lui.
Alors que peut-on dire sur lui ? Parlons déjà de son architecture qui reste des plus simples et qui en fait un édifice d’une grande beauté.
Commandé par Soliman le Magnifique et achevé en 1566 par l’architecte Mimar Hayreddin, le Stari Most est un chef-d’œuvre de l’ingénierie ottomane. Ce pont en dos-d’âne franchit la rivière Neretva d’un seul jet, sans aucun pilier intermédiaire.
Sa structure s’élève à plus de 20 mètres au-dessus des eaux, s’étirant sur une longueur de 30 mètres pour une largeur de 4 mètres.
Cette silhouette élancée et audacieuse constituait, à l’époque de sa construction, l’une des arches les plus larges et spectaculaires du monde connu.
La construction repose sur l’utilisation exclusive de la pierre de Tenelija, un calcaire local ocre et léger qui réfléchit la lumière du jour de manière changeante.
Pour lier ces blocs sans utiliser de mortier traditionnel, l’architecte a conçu un système de goujons en fer scellés au plomb fondu au cœur de la roche. Cette technique confère à l’arche une flexibilité unique face aux séismes et aux variations thermiques.
Le sol est quant à lui doté de gradins en pierre pour sécuriser la traversée des piétons sur cette pente particulièrement abrupte.
Le pont n’était pas seulement une voie de passage, mais un complexe fortifié hautement stratégique pour l’Empire ottoman.
Deux tours massives, appelées les « Mostari », flanquent ses extrémités pour en verrouiller l’accès.
Sur la rive gauche s’élève la tour Tara, qui servait de dépôt de munitions, tandis que la tour Helebija, sur la rive droite, faisait office de corps de garde et de prison.
Cet ensemble défensif imposant a donné son nom à la ville de Mostar, qui signifie littéralement « les gardiens du pont ».
Totalement détruit par des tirs d’artillerie en 1993 pendant la guerre de Bosnie, le monument a fait l’objet d’un chantier de reconstruction historique sous l’égide de l’UNESCO.
Entre 2001 et 2004, des ingénieurs ont extrait les blocs d’origine du fond du fleuve et rouvert les carrières du XVIe siècle.
En appliquant scrupuleusement les méthodes artisanales d’autrefois, ils ont restitué l’exacte géométrie et l’authenticité de l’œuvre originale.
Avant le pont de pierre, les deux rives de la tumultueuse rivière Neretva n’étaient reliées que par un pont suspendu en bois et en chaînes extrêmement précaire.
Face au développement stratégique et commercial de la région, le sultan Soliman le Magnifique ordonne en 1557 la construction d’un ouvrage permanent. Les travaux durent neuf ans sous la direction de l’architecte Mimar Hayreddin.
La légende raconte que ce dernier, terrifié à l’idée que son arche audacieuse s’effondre (ce qui lui aurait coûté la vie sur ordre du sultan), s’était enfui de la ville ou avait préparé ses propres funérailles la veille du retrait des échafaudages. Le pont tint bon, devenant instantanément la merveille des Balkans.
Pendant près de quatre siècles sous domination ottomane, le pont devient le cœur battant de la région.
Conçu initialement comme un avant-poste militaire de l’empire, le complexe fortifié voit ses tours (Tara et Helebija) confiées aux Mostari, les gardiens du pont qui finiront par donner leur nom à la ville de Mostar.
Autour de l’arche se développe le bazar de Kujundžiluk, faisant du monument un point de rencontre névralgique où cohabitent pacifiquement musulmans, chrétiens orthodoxes, catholiques et juifs.
C’est également durant cette période, dès 1664 selon les écrits du voyageur Evliya Çelebi, qu’apparaît la tradition séculaire des plongeurs : les jeunes hommes de la ville s’élancent de l’arche dans les eaux glacées de la Neretva pour prouver leur courage.
En 1878, la Bosnie-Herzégovine passe sous l’administration de l’Empire austro-hongrois. Bien que les nouveaux dirigeants modernisent massivement la ville en construisant de nouveaux ponts militaires et ferroviaires en fer, le Stari Most conserve son statut de joyau patrimonial et de symbole identitaire.
Après la Première Guerre mondiale et l’effondrement des empires, le pont traverse l’ère du Royaume de Yougoslavie, puis survit aux tumultes de la Seconde Guerre mondiale.
Sous le régime de la Yougoslavie socialiste de Tito (1945-1992), le monument est classé et protégé. Il devient l’une des attractions touristiques les plus célèbres du pays, incarnant aux yeux du monde le slogan officiel du régime : « Fraternité et Unité » entre les différents peuples yougoslaves.
À l’aube des années 1990, le pont avait résisté aux crues majeures, aux séismes et à trois guerres régionales, s’imposant comme le témoin inaltérable d’une mosaïque multiculturelle unique
Au début de la guerre de Bosnie, en 1992, la ville de Mostar est d’abord le théâtre d’une alliance entre les forces croates de Bosnie (HVO) et les forces musulmanes bosniaques (Armée de la République de Bosnie-Herzégovine) pour chasser les forces serbes.
Cependant, au printemps 1993, cette alliance vole en éclats. Un conflit fratricide éclate alors entre Croates et Bosniaques pour le contrôle de la ville. Mostar se retrouve brutalement coupée en deux : la rive ouest est contrôlée par les Croates, tandis que la rive est, où se trouve le quartier historique, est habitée par les Bosniaques et subit un siège d’une violence extrême.
Devenu le dernier trait d’union entre les deux rives et le symbole de la résistance bosniaque de la rive est, le Stari Most devient une cible militaire et psychologique. Le 8 novembre 1993, les chars d’assaut des forces croates de Bosnie (HVO) commencent à pilonner délibérément le pont. Des dizaines de projectiles frappent l’arche millénaire tout au long de la journée.
Le lendemain, le 9 novembre 1993 à 10h15, après avoir reçu de nouveaux impacts fatals, le chef-d’œuvre de Mimar Hayreddin s’effondre entièrement dans les eaux glacées de la Neretva.
La destruction du monument, filmée en direct, suscite une vague d’émotion et de condamnation internationale. Ce n’était pas seulement une structure de pierre qui tombait, mais le symbole même de la coexistence pacifique entre les cultures.
Après avoir visité la ville, nous allons dîner dans un des restaurants qui se trouvent sur le rivage de la Neretva.
Et depuis la terrasse, non seulement nous avons une vue extraordinaire sur le pont de Mostar, mais nous allons assister aux plongeons des jeunes hommes de la ville depuis le sommet de l’édifice dans les eaux glaces de la rivière.
Été comme hiver, ils s’élancent depuis son parapet pour plonger dans les eaux vives et le plus souvent glacées de la Neretva, alimentées par la fonte des neiges, et malgré le peu de profondeur de la rivière.
Un spectacle fascinant et glaçant d’effroi tant le danger est immense de se fracasser le crâne contre les rochers du fond de la rivière.
Plus tard, après avoir visité le reste de la ville, être passé et repassé sur le pont et jeter un œil sur ses tours défensives, nous finissons par redescendre pour rejoindre les rives de la Neretva où j’improvise une balade en bateau le long de la rivière.
On fait ainsi trois allers-retours de part et d’autre du pont, le temps d’admirer l’édifice depuis la rivière qu’il enjambe, puis on revient sur la rive.
Je ne m’en lasse pas. Cet endroit est tout simplement merveilleux, et ce malgré le nombre incroyable de touristes qui se massent sur les deux rives de la Neretva.
Un peu d’histoire enfin avant de quitter définitivement les rives de la Neretva. Avant l’arrivée des Ottomans, le site de Mostar n’est qu’un lieu de passage secondaire dans le Royaume de Bosnie.
Les documents historiques mentionnent pour la première fois la localité en 1452 sous le nom de Duo Castelli (les deux châteaux), décrivant un petit établissement fortifié autour d’un pont de bois suspendu.
Le site est alors stratégique pour le commerce du sel et des marchandises entre l’arrière-pays et la côte adriatique. Les hommes chargés de surveiller ce passage précaire et d’encaisser les taxes sont appelés les mostari (les gardiens du pont). Ce sont eux qui donneront définitivement leur nom à la future cité.
L’Empire ottoman prend le contrôle de la région en 1468. Conscients de la position hautement stratégique du site au-dessus de la Neretva, les Ottomans transforment le hameau en un avant-poste militaire fortifié.
Ils renforcent les tours de bois par des structures en pierre et installent une garnison permanente. En 1522, Mostar devient le siège administratif du sandjak (district) d’Herzégovine.
La ville commence à s’étendre sur les deux rives, mais le vieux pont de bois et de chaînes, qui oscille dangereusement sous le vent, freine encore le développement commercial et militaire de l’empire vers l’Occident.
Le véritable tournant architectural et urbain a lieu sous le règne du sultan Soliman le Magnifique. L’achèvement du pont de pierre (le Stari Most) en 1566 fait basculer la ville dans une ère de prospérité économique et culturelle sans précédent. Autour du pont, le plan urbain ottoman se déploie selon le modèle traditionnel.
Le vieux bazar de Kujundžiluk se développe sur la rive gauche, regroupant des centaines d’artisans (orfèvres, tanneurs, marchands de soie). De somptueuses mosquées sont érigées par de riches mécènes, à l’image de la célèbre mosquée de Koski Mehmed Pacha ou de celle de Karadžoz Bey.
La ville se dote de hammams, d’écoles coraniques (madrasas) et de caravansérails (auberges pour les marchands ambulants), devenant un carrefour multiculturel florissant.
À partir de la fin du XVIIe siècle, l’Empire ottoman entame son long déclin face aux puissances chrétiennes. Mostar subit les répercussions de la grande guerre turque et des attaques vénitiennes.
La ville se fortifie davantage et renforce ses remparts. Au XIXe siècle, face au pouvoir central d’Istanbul jugé affaibli et corrompu, l’Herzégovine est secouée par de violentes révoltes féodales et autonomistes menées par les dirigeants locaux (les Beys).
Malgré ces instabilités politiques, la population de Mostar continue de se diversifier. C’est à cette période, en 1873, que la communauté chrétienne orthodoxe inaugure la grande cathédrale de la Sainte-Trinité, alors l’un des plus grands édifices chrétiens des Balkans, confirmant le caractère pluriel de la cité juste avant que le Congrès de Berlin de 1878 ne confie l’administration de la région à l’Empire austro-hongrois.
L’administration impériale modernise la ville à marche forcée pour en faire une vitrine de son pouvoir. Elle introduit l’éclairage public, construit un réseau d’eau potable et relie Mostar au reste de l’Europe grâce au chemin de fer en 1888.
Sur le plan architectural, c’est la naissance de la “nouvelle ville” sur la rive droite : les ingénieurs viennois construisent de larges avenues et des bâtiments publics au style néo-mauresque (mélange d’influences islamiques et européennes), dont le plus célèbre exemple reste le Gimnazija (lycée de Mostar) inauguré en 1902.
Le Stari Most perd alors son rôle de seul point de passage avec la construction de nouveaux ponts en fer, mais il devient un objet de fascination pour les premiers touristes européens.
L’attentat de Sarajevo en 1914 plonge la région dans la Première Guerre mondiale, qui sonne le glas de l’Empire austro-hongrois. En 1918, Mostar intègre le tout nouveau Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (qui deviendra le Royaume de Yougoslavie).
Durant l’entre-deux-guerres, la ville souffre de stagnation économique et de tensions politiques croissantes entre les différentes communautés. La Seconde Guerre mondiale frappe durement Mostar, qui est intégrée à l’État indépendant de Croatie (un régime fantoche fasciste aligné sur l’Axe).
La ville est le théâtre de persécutions brutales contre les populations serbes, juives et les opposants politiques. Une résistance féroce s’organise dans les montagnes environnantes sous la bannière des partisans communistes.
Libérée en février 1945, Mostar devient l’un des joyaux industriels et culturels de la République fédérative socialiste de Yougoslavie dirigée par Josip Broz Tito. La ville connaît une expansion démographique sans précédent.
Le régime y installe d’immenses complexes industriels, notamment l’usine d’aluminium Aluminij et l’entreprise aéronautique Soko, qui emploient des dizaines de milliers d’ouvriers.
Mostar s’impose également comme un centre universitaire majeur. C’est l’époque de la mixité sociale absolue : les mariages interethniques se multiplient, et la ville célèbre fièrement son identité plurielle.
Le quartier historique entourant le Stari Most est restauré et classé, attirant des vagues de tourisme international et faisant du saut depuis le pont une compétition sportive officielle et ultra-médiatisée.