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Mascate, autour du vieux port et de la vieille ville

Pourquoi visiter Mascate ?

Un patrimoine architectural préservé du gigantisme
 
Visiter Mascate permet de découvrir une capitale unique dans le golfe Persique, qui a choisi de préserver son authenticité face à la modernité. Contrairement à ses voisines de la région, la capitale omanaise interdit la construction de grat-ciels et impose des règles strictes inspirées des styles arabes et islamiques traditionnels. En vous promenant dans la ville, vous admirerez une superbe harmonie de bâtiments blancs et bas, dominée par la majestueuse Grande Mosquée du Sultan Qaboos et ses faïences lumineuses. Ce parti pris esthétique confère à Mascate une atmosphère à taille humaine et un charme oriental d’une élégance rare.
 
Une plongée dans la culture et le commerce traditionnel
 
La capitale omanaise est le cœur battant des traditions du Sultanat, offrant une immersion culturelle totale à travers ses monuments et ses marchés. Le quartier historique de Mutrah abrite l’un des plus anciens souks du monde arabe, un labyrinthe animé aux effluves d’encens, de myrrhe et d’épices où l’on négocie bijoux en argent et poignards traditionnels (khanjars). À quelques minutes de là, l’Opéra royal de Mascate, chef-d’œuvre contemporain mariant bois de teck et marbre italien, témoigne du dynamisme artistique de la ville, tandis que les forts jumeaux Al-Jalali et Al-Mirani rappellent le passé militaire de la cité face aux navigateurs portugais.
 
Un littoral spectaculaire entre montagnes et mer
 
La situation géographique de Mascate offre un cadre naturel saisissant où les falaises arides des montagnes du Hajar se jettent directement dans les eaux bleu turquoise du golfe d’Oman. La ville s’étire le long d’une côte découpée, jalonnée de superbes corniches maritimes idéales pour les balades au coucher du soleil et de plages préservées comme celle de Qurum. De plus, la capitale sert de point de départ pour des excursions maritimes mémorables, permettant de naviguer à bord de dhows (boutres traditionnels) pour observer les dauphins ou de faire du snorkeling dans la réserve naturelle des îles Daymaniyat.
 
L’expérience d’une hospitalité d’une douceur exceptionnelle
 
Au-delà de la beauté de ses monuments, Mascate séduit par la bienveillance et la courtoisie légendaire de ses habitants. La capitale cultive un rythme de vie paisible et serein, loin du stress des métropoles mondiales, où les voyageurs se sentent immédiatement en sécurité. Les Omanais partagent leur culture avec une immense fierté, et votre séjour à Mascate sera jalonné de moments d’échange authentiques, que ce soit lors d’une discussion avec un marchand du souk ou lorsque l’on vous offrira le traditionnel kahwa (café à la cardamome) accompagné de dattes parfumées en signe de bienvenue.

Comment visiter Mascate ?

Louer une voiture pour maîtriser de longues distances
 
Pour visiter Mascate efficacement, la location d’une voiture est le choix le plus stratégique et confortable en raison de la configuration de la ville. La capitale omanaise ne possède pas de centre-ville unique, mais s’étire sur près de 50 kilomètres le long du littoral, enserrée entre les montagnes et la mer. Disposer de votre propre véhicule vous permettra de relier facilement et à votre rythme des quartiers éloignés comme le port de Mutrah, la zone hôtelière de Qurum ou le secteur administratif d’Al Khuwair. La conduite y est sereine grâce à des autoroutes modernes, une excellente signalisation et des parkings gratuits et spacieux à proximité de la majorité des attractions touristiques.
 
Structurer sa journée selon les horaires des monuments
 
Pour organiser au mieux vos journées de visites, il est essentiel de planifier vos étapes en fonction des horaires spécifiques des édifices religieux et culturels. Débutez votre première matinée dès 8h00 par la somptueuse Grande Mosquée du Sultan Qaboos, ouverte aux non-musulmans uniquement du samedi au jeudi de 8h00 à 11h00. Pensez à porter une tenue respectueuse couvrant les bras et les jambes (et un foulard pour les cheveux des femmes). Consacrez le reste de la mi-journée à des visites en intérieur à l’abri de la chaleur, comme l’Opéra royal de Mascate ou le Musée national, avant de réserver vos fins d’après-midi aux promenades en plein air.
 
Flâner en fin de journée sur la corniche de Mutrah
 
Pour vous imprégner de l’ambiance traditionnelle et vibrante de la capitale, rendez-vous dans le quartier historique de Mutrah en fin d’après-midi, lorsque la chaleur retombe. C’est le moment idéal pour arpenter la corniche maritime, un long quai piétonnier bordé de bâtiments blancs à balcons sculptés qui s’illumine doucement au coucher du soleil. Dirigez-vous ensuite vers l’entrée du célèbre souk de Mutrah : ce labyrinthe couvert s’anime véritablement en soirée. Perdez-vous dans ses allées parfumées à l’encens pour négocier des objets artisanaux, des bijoux en argent ou des pashminas, tout en profitant des échanges courtois avec les commerçants locaux.
 
Découvrir la côte par la mer et s’évader dans les criques
 
Pour compléter votre séjour par une expérience maritime mémorable, consacrez une demi-journée à l’exploration des richesses côtières de la ville. Rendez-vous à la marina Bandar Al Rowdha pour embarquer à bord d’un dhow (boutre traditionnel en bois) afin de participer à une croisière d’observation des dauphins sauvages ou des tortues marines. Si vous aimez la plongée ou le snorkeling, réservez une excursion à la journée vers les îles Daymaniyat, une réserve naturelle protégée située au large de Mascate qui abrite des récifs coralliens intacts et des eaux cristallines dignes des plus beaux lagons.

Mascate, autour du vieux port et de la vieille ville

Vendredi 10 février. Pour notre arrivée au golfe d’Oman, nous sommes vraiment gâtés avec ce sublime lever du soleil et cette lumière fantastique qui vient repeindre d’or les jets d’eau aménagés le long de la promenade du vieux port. Je vais réaliser là toute une série de photos dont je suis plutôt content.

Un peu d’histoire maintenant. Mascate, située sur la côte du golfe d’Oman, est l’une des plus anciennes villes du Moyen-Orient.

Des tombes de pêcheurs, remontant au VIe millénaire av. J.-C. sont retrouvées près du site.

De vieilles poteries suggèrent des contacts anciens avec la civilisation de la vallée de l’Indus et la cité de Harappa.

La ville portuaire est connue en Occident depuis le Ier siècle par le biais des cartes de Ptolémée, qui l’appelle Cryptus Portus (le port caché) et par Pline l’Ancien qui l’appelle Amithoscuta.

Mascate est ensuite prise par la dynastie sassanide, durant le IIIe siècle, sous le règne de Shapur Ier.

Elle passe ensuite sous influence de la dynastie des Banu Azd, puis sous celle d’un autre empire du Moyen-Orient, de la dynastie des Abbassides, jusqu’au XIe siècle.

Son influence grandit sur la mer, avec de nombreux liens commerciaux avec le sous-continent indien, ce qui l’éloigne des Omanais de l’intérieur.

Zheng He, dans son expédition de 1413 à 1415, visite la région.

En juin 1507, Mascate est attaquée et prise par le Portugais Afonso de Albuquerque, après un combat contre les Perses, et la perte de la plupart des habitants à la suite de massacres et des pillages.

La ville reste sous domination portugaise pendant un grand siècle, sauf pendant le bombardement en 1546 et la double capture de la ville en 1552 puis de 1581 à 1588 par les Ottomans.

En 1650, une révolte locale chasse les Portugais et lui redonne l’indépendance.

En 1749, commence le règne de la dynastie des Abu Saïd, au pouvoir jusqu’à nos jours : conquête du comptoir de Zanzibar au XIXe siècle, renommée du Sultanat d’Oman pour sa production d’épices et son implication dans le commerce d’esclaves.

Elle gagne ainsi le statut de puissance maritime régionale qu’elle perd définitivement à la fin du XIXe siècle, ainsi que l’ensemble de ses possessions africaines.

Tsi Levalou (ou Tsy Levalou) est un des derniers héritiers du roi sakalava (antakarana) de Boina à Madagascar.

Vers 1820, sous l’influence de ses conseillers Antalaotra, il se convertit à l’islam.

Entre 1822 et 1824 (prise de Majunga), il est vaincu par Ramanetaka, commandant des troupes de Radama Ier, le roi d’Émyrne (merina) soutenu par les Britanniques.

En fuite, puis placé en résidence surveillée à Marovoay, il continue cependant à fomenter des insurrections contre le roi merina et se rend à Zanzibar pour réclamer en vain l’aide de l’Imam de Mascate.

Voilà pour l’histoire simplifiée de cette ville de Mascate. Un petit mot maintenant pour évoquer le golfe d’Oman.

Ce golfe d’Oman un golfe de l’océan Indien qui relie la mer d’Arabie au golfe Persique.

Sur la côte nord se trouve l’Iran, sur la côte sud-ouest le sultanat d’Oman et les Émirats arabes unis à l’ouest.

Les principaux ports sont Sohar, Mascate et Sour du côté omanais, Jask et Chahbahar du côté iranien.

Il est relié au golfe Persique par le détroit d’Ormuz où près de 17 millions de barils de pétrole y transitent chaque jour, soit 2 400 pétroliers par an.

Le golfe est donc une voie de passage importante pour le transit des hydrocarbures des pays producteurs de pétrole du golfe Persique vers les marchés étrangers.

En suivant la route de la corniche, on arrive au vieux Mascate ou Mscat, dont l’entrée est symbolisée par une imposante porte aménagée en musée.

La route s’enfonce dans la ville tortueuse ; le sens giratoire tourne en rond, parallèlement aux fortifications de la cité royale.

Trois accès donnent accès à la partie fortifiée de la ville : l’une près du palais du sultan, une autre en face du musée franco-omanais, et une troisième depuis le port.

Là, on pénètre vraiment dans le vieux Mascate bordé par les eaux du golfe d’Oman et par les fortifications de la cité royale.

Les avenues se font plus large, on trouve même d’immenses pelouses à proximité, des bans où l’on peut se reposer un instant à l’ombre des palmiers, et de nombreuses places de parking qui permettent ensuite d’arpenter à pied les rues du vieux quartier.

Rémanence du passé, la cité royale occupe une bonne partie du Vieux Mascate, quartier historique le plus ancien de la ville avec celui de Mutrah.

C’est de ce petit port de pêche originel que Mascate est devenue la cité prospère qu’elle est aujourd’hui.

Les fortifications et bâtisses défensives, restaurées en 1979 à la demande du sultan Qaboos, datent du XVIe siècle, époque de la présence portugaise à Mascate.

On tombe vite sous le charme de ce petit quartier qui paraît un village soigné au cœur de la capitale : maisons rénovées, trottoirs fleuris, rues immaculées… un Eden au bord de la mer d’Arabie !

On comprend pourquoi y demeurent encore quelques ministères, comme celui des Finances avec sa porte en or.

L’ensemble des curiosités se tenant dans un périmètre assez restreint, on découvre la cité à pied, et pourquoi pas une seconde fois le soir quand la mise en lumière savante des bâtiments et des montagnes se prête particulièrement à une flânerie esthétique et paisible.

Sur place, trois monuments sont à ne pas manquer : les deux forts Al-Mirani et Al-Jalali, et le Qasr al-Alam, l’une des résidences de Sa Majesté feu le sultan Qaboos, désormais propriété du nouveau sultan Haïtham ben Tariq.

Ce dernier palais, assez étonnant et de style chargé, est précédé d’une immense esplanade encadrée par de longs bâtiments avec arcades.

Il ne se visite pas, mais son architecture extérieure flamboyante permet d’imaginer la somptuosité de ses espaces et décors intérieurs.

De grandes colonnes or et bleu s’élancent vers le ciel, cernées par de superbes massifs de bougainvillées orange et violettes, et des brassées de roses dont une variété porte le nom de l’ancien sultan.

Les trois monuments se tiennent en bord de mer, entre des roches de couleur ocre.

Pour y accéder, il faut passer l’une des portes (idéalement celle de Baba al-Mathaib, la plus proche) et se rendre jusqu’au bord de l’eau, au niveau de la corniche où se répartissent : à gauche, le port ; à droite, le fort Al-Mirani et le palais ; et, en face encore plus à droite, le fort Al-Jalali.

Fièrement dressées sur de petits escarpements, les deux citadelles ne se visitent pas non plus.

La première abrite aujourd’hui la garde royale, tandis que la deuxième est utilisée par l’armée.

De la corniche, on remarque, gravés sur la falaise bordant le port, les noms des navires de passage à Mascate et qui ont laissé là leur trace. L’inscription la plus ancienne date de 1876.

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