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Munich, sous les voûtes de la cathédrale Notre-Dame

Pourquoi visiter Munich ?

L’art de la convivialité et les traditions bavaroises
 
Visiter Munich offre une immersion immédiate dans l’âme festive de la Bavière, où les coutumes locales se vivent au quotidien. La ville est mondialement célèbre pour l’Oktoberfest, la plus grande fête de la bière au monde, mais cette atmosphère unique appelée Gemütlichkeit se prolonge toute l’année dans les Biergärten (jardins de la bière) ombragés et les brasseries historiques comme la Hofbräuhaus. C’est le cadre idéal pour savourer une cuisine locale généreuse, des bretzels géants aux célèbres saucisses blanches (Weißwurst), le tout dans un esprit de partage et de convivialité intergénérationnelle.
 
Un patrimoine architectural et royal grandiose
 
Le centre historique de Munich dévoile un décor somptueux, marqué par l’héritage des rois de Bavière. Le cœur de la ville bat sur la Marienplatz, dominée par l’impressionnant Nouvel Hôtel de Ville néogothique et son célèbre carillon animé. À quelques pas, l’immense Résidence de Munich témoigne du faste de la dynastie des Wittelsbach avec ses salles de bal et son trésor royal, tandis qu’en périphérie, le Château de Nymphenburg propose une escapade bucolique au milieu de ses jardins baroques et de ses canaux.
 
Une scène culturelle et artistique de premier plan
 
Munich s’impose comme une capitale intellectuelle majeure grâce à une concentration exceptionnelle de musées de classe internationale. Le quartier de la Kunstareal regroupe les trois Pinacothèques (Ancienne, Nouvelle et Moderne), offrant un voyage artistique complet depuis la Renaissance jusqu’à l’art contemporain. Les passionnés de sciences et de technologies seront comblés par le Deutsches Museum, le plus grand musée scientifique au monde installé sur une île de l’Isar, tandis que les amateurs d’automobile et de design se tourneront vers l’architecture futuriste du Musée BMW.
 
Des espaces verts immenses et une nature omniprésente
 
Ce qui séduit le plus à Munich, c’est la douceur de son cadre de vie et la place accordée à la nature en plein centre-ville. L’Englischer Garten (Jardin anglais), plus vaste que Central Park à New York, est un paradis pour les cyclistes, les promeneurs et même les surfeurs qui s’essayent à la célèbre vague statique de l’Eisbach. En été, les berges de la rivière Isar invitent aux barbecues et à la baignade, tandis qu’en hiver, la proximité immédiate des Alpes bavaroises et des lacs majestueux permet de s’évader facilement au grand air.
 

Pourquoi visiter la cathédrale de Munich ?

Une silhouette architecturale unique et un défi de brique rouge
 
Construite au XVe siècle en seulement vingt ans, la Frauenkirche impressionne d’abord par son audace architecturale. Faute de carrières de pierre exploitables à proximité, le maître d’œuvre Jörg von Halspach a fait le choix novateur d’ériger la plus grande église gothique en brique rouge située au nord des Alpes. Ses tours, qui culminent à près de 99 mètres de hauteur, ont reçu leurs fameuses coiffes en bulbe cuivrées un peu plus tard, au XVIe siècle, s’inspirant directement du dôme du Rocher de Jérusalem. Véritable symbole d’identité pour les locaux, la hauteur de cette cathédrale fait loi : un référendum citoyen interdit à ce jour de construire tout bâtiment de plus de 100 mètres dans le centre de Munich pour préserver la perspective visuelle sur ses clochers. 
 
Le mystère de la légendaire « Empreinte du Diable »
 
L’un des éléments les plus insolites et populaires de la cathédrale réside dans le Teufelstritt (l’empreinte du diable), une marque noire incrustée dans le carrelage près de l’entrée de la nef qui attire les curieux du monde entier. La légende locale raconte que l’architecte aurait fait un pacte avec le Malin pour financer les travaux, lui promettant de concevoir une église totalement dépourvue de fenêtres. Une fois l’édifice achevé, l’architecte mena le Diable à un emplacement précis où les imposantes colonnes blanches masquaient absolument toutes les verrières latérales. Croyant avoir gagné son pari, le Diable frappa le sol de colère en découvrant la ruse, y laissant son empreinte, avant de s’apercevoir que la nef baignait en réalité dans une lumière éclatante. 
 
Un mémorial historique et une nécropole royale majeure
 
À l’intérieur, la cathédrale propose une atmosphère d’une beauté sobre et épurée, qui contraste avec l’exubérance baroque d’autres églises munichoises. Gravement endommagée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, sa reconstruction minutieuse en a fait un véritable symbole de la résilience de la ville. En déambulant dans l’allée centrale, vous découvrirez le somptueux cénotaphe en marbre noir de l’Empereur Louis IV de Bavière (Ludwig le Bavarois), chef-d’œuvre de la sculpture du XVIIe siècle. La crypte de la cathédrale abrite également les sépultures de nombreux autres membres de la légendaire dynastie royale des Wittelsbach qui ont façonné l’histoire de la région.
 
Un panorama spectaculaire depuis la tour sud
 
L’expérience ne serait pas complète sans l’ascension de la tour sud de la cathédrale. Équipée d’un ascenseur moderne qui facilite grandement la montée après les premières marches, la plateforme d’observation culmine au sommet du centre historique. À travers ses 16 fenêtres, elle offre un panorama exceptionnel à 360 degrés sur les toits de la vieille ville, la Marienplatz et, lorsque le ciel est bien dégagé, une vue imprenable s’étendant jusqu’à la chaîne des Alpes bavaroises. C’est le point de vue idéal pour saisir la géographie de Munich et prendre de superbes clichés en hauteur

Munich, sous les voûtes de la cathédrale Notre-Dame

Mercredi 29 juillet. Avant de rejoindre Marienplatz et le cœur historique de la ville, je fais un rapide crochet pour aller voir la cathédrale Notre-Dame qui se trouve à une centaine de mètres d’Asamkirche.

Avec ces deux tours jumelles (qui ne le sont pas vraiment !), il y a de quoi rapidement être impressionné. Car c’est justement par son parement extérieur que cette cathédrale se distingue.

Il est vrai que cet immense édifice en brique rouge, construit au XVe siècle dans le style gothique tardif, et reconnaissable à ses deux tours couronnées de bulbes, a de quoi impressionner !

Ses deux tours jumelles culminent à près de 99 mètres de hauteur. À l’origine, ces structures de briques étaient dépourvues de toit et servaient même de plateformes d’artillerie pour défendre la cité lors de la guerre de Succession de Landshut.

Ce n’est qu’en 1525 que les sommets furent coiffés de leurs dômes en forme de bulbe recouverts de cuivre vert, appelés « dômes à l’impériale ».

Cette conception insolite pour l’époque fut directement inspirée du Dôme du Rocher à Jérusalem, que les architectes de la Renaissance confondaient alors avec le Temple de Salomon historique.

L’impact de ces tours sur le paysage urbain est tel qu’un règlement municipal strict, validé par un référendum populaire en 2004, interdit formellement la construction de tout nouveau bâtiment dépassant la hauteur de la Frauenkirche (99 mètres) dans le centre-ville, sacralisant ainsi à jamais la perspective de l’horizon munichois.

Sa construction a débuté en 1468 sous la direction du maître d’œuvre Jörg von Halsbach, mandaté par le duc Sigismond de Bavière.

Face à un budget limité et en raison de l’absence de carrières de pierre à proximité, l’architecte prit la décision audacieuse de bâtir l’édifice exclusivement en briques rouges, un choix économique qui confère aujourd’hui au monument son identité visuelle si distinctive.

Ce chef-d’œuvre du style gothique tardif fut achevé en un temps record de vingt ans, en 1488, pour être finalement consacré le 14 avril 1494.

Conçue comme une vaste église-halle (ou Hallenkirche), sa nef gigantesque de 109 mètres de long abrite des voûtes latérales s’élevant presque à la même hauteur que la nef centrale, créant un espace intérieur si monumental qu’il pouvait à l’origine accueillir près de 20.000 personnes debout, soit plus que la population totale de Munich à cette époque.

L’un des éléments les plus fascinants de la cathédrale réside dans la célèbre légende de « l’Empreinte du Diable » (Der Teufelstritt), une marque noire gravée dans le carrelage à l’entrée de la nef qui attire d’innombrables curieux.

L’histoire raconte que l’architecte Jörg von Halsbach, manquant de fonds pour terminer le projet, passa un pacte avec Satan : ce dernier accepterait de financer la construction à la seule condition que l’église ne comporte aucune fenêtre visible et reste plongée dans l’obscurité.

Lorsque le bâtiment fut achevé, l’architecte mena le Malin à un point précis de l’entrée d’où les gigantesques colonnes blanches masquaient parfaitement toutes les ouvertures latérales.

Pensant avoir gagné son pari en voyant une église sans lumière, le Diable fit un pas de plus avant de s’apercevoir qu’il avait été joué par une astuce de perspective dévoilant d’immenses vitraux colorés.

Furieux d’avoir été trompé de la sorte, il frappa violemment le sol de son pied, laissant cette trace indélébile avant de s’envoler sous la forme d’un vent mauvais qui, dit-on, souffle encore aujourd’hui autour de l’édifice.

En 1944, plusieurs bombes frappèrent de plein fouet la cathédrale, provoquant l’effondrement total de sa magnifique voûte gothique et brûlant intégralement son mobilier intérieur, bien que ses deux tours iconiques soient restées miraculeusement debout. Heureusement, la majorité des œuvres d’art historiques et les précieux vitraux médiévaux avaient été évacués et mis en sécurité dans des abris souterrains avant le début des raids.

La reconstruction commença dès le lendemain du conflit sous la supervision du cardinal Michael Faulhaber et s’étala sur plusieurs décennies. Menée de manière sobre et épurée entre 1948 et 1955 pour des raisons budgétaires, cette restauration fut affinée et complétée au fil des ans jusqu’à une rénovation majeure achevée en 1994, redonnant à la Frauenkirche toute sa splendeur d’antan et son statut de symbole de la résilience bavaroise.

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