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Parc national de Tara, une marche jusqu’au belvédère de Banjska Stena

Pourquoi visiter le parc national de Tara ?

Des panoramas vertigineux sur le canyon de la Drina
 
Le parc est célèbre pour ses points de vue spectaculaires suspendus au-dessus du canyon de la Drina, le troisième plus profond au monde. Le belvédère de Banjska Stena offre une vue plongeante et inoubliable sur les eaux turquoise de la rivière qui serpente entre de hautes falaises abruptes. Ces panoramas, facilement accessibles à pied à travers des sentiers forestiers, comptent parmi les paysages les plus photographiés des Balkans.
 
Le refuge d’une biodiversité unique et de l’ours brun
 
Tara est un véritable sanctuaire écologique qui abrite une flore et une faune rares. Le parc est notamment le dernier refuge de l’épicéa de Serbie (Picea omorika), une espèce de conifère datant de l’ère tertiaire. C’est également le principal habitat de l’ours brun en Serbie ; des excursions guidées et sécurisées permettent aux passionnés de nature d’observer ces grands mammifères ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux endémiques.
 
Un paradis pour les activités de plein air
 
Avec plus de 290 kilomètres de sentiers de randonnée balisés, le parc est une destination idéale pour les marcheurs et les vététistes de tous niveaux. Les amoureux de l’eau peuvent pratiquer le kayak, le rafting sur la rivière Drina, ou se détendre sur les rives des lacs de montagne artificiels de Zaovine et de Perućac. Ces étendues d’eau cristalline encadrées par les forêts de pins offrent de superbes spots de baignade en été.
 
Un riche patrimoine culturel et historique
 
Visiter Tara permet aussi de plonger dans l’histoire de la région grâce à des sites culturels majeurs implantés au cœur de la nature. Aux abords du parc se trouve le monastère de Rača, un édifice spirituel fondé au XIIIe siècle qui a joué un rôle crucial dans la préservation des manuscrits serbes. De plus, le site de Mramorje à Perućac abrite des stećci, des tombes médiévales mystérieuses classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Pourquoi se rendre au belvédère de Banjska Stena ?

Une vue plongeante sur le canyon de la Drina
 
Situé à environ 1 065 mètres d’altitude, le belvédère offre un panorama grandiose sur le canyon de la Drina, l’un des plus profonds d’Europe. Depuis la plateforme sécurisée, le regard plonge directement sur les eaux turquoise et sinueuses de la rivière en contrebas. Face à vous, les falaises abruptes de la Bosnie-Herzégovine complètent ce tableau naturel vertical et spectaculaire.
 
Une randonnée accessible à tous au cœur des pins
 
L’accès à Banjska Stena se fait par un sentier de randonnée particulièrement accessible et bien balisé depuis la localité de Mitrovac. Le parcours d’environ 6 kilomètres (aller-retour) traverse une forêt dense de pins, de sapins et de hêtres. Sans dénivelé majeur, cette marche ombragée d’un peu moins d’une heure permet aux familles comme aux randonneurs débutants de profiter pleinement de la nature.
 
Le spectacle saisissant des brumes matinales
 
Se rendre à Banjska Stena aux premières lueurs du jour offre un spectacle magique et mouvant. Le matin, des bancs de brume épaisse s’élèvent souvent du fond du canyon, flottant entre les parois rocheuses avant de se dissiper sous les rayons du soleil. Cette atmosphère mystique, très recherchée par les photographes, donne l’impression de survoler une mer de nuages.
 
Une immersion dans la tranquillité de la vie sauvage
 
Au-delà de la vue, le site est un lieu privilégié pour ressentir le calme absolu de la chaîne de montagnes de Tara. En vous installant sur les bancs en bois du belvédère, vous pourrez écouter le silence de la forêt, interrompu seulement par le vent et le cri des rapaces qui planent au-dessus du vide. C’est l’endroit idéal pour déconnecter et observer la nature sauvage dans toute sa splendeur.

Parc national de Tara, une marche jusqu'au belvédère de Banjska Stena

Jeudi 16 juillet. Après Mokra Gora, nous nous enfonçons directement au cœur du parc national de Tara afin de nous rendre au belvédère de Banjska Stena, le plus joli point de vue sur le canyon de la Drina, la rivière qui traverse le parc.

Tant pis pour notre logement, nous le prendrons au retour. En attendant, nous empruntons les routes étroites qui sillonnent le parc, sinueuses à souhait et mal entretenues.

Mais je ne suis pas au bout de mes peines, car la route goudronnée s’arrête à un kilomètre du parking où part le sentier de randonnée qui doit nous mener jusqu’au belvédère de Banjska Stena.

La route est défoncée, jonchée d’ornières, mais en faisant attention et en roulant au pas, on peut l’emprunter avec une simple voiture. J’avoue que la vue du parking va être un soulagement pour moi !

Reste encore à marcher jusqu’au Belvédère : le chemin s’enfonce au cœur de la forêt sur environ deux kilomètres.

Attention, le chemin à droite qui va vers le belvédère est très mal indiqué, il faut alors demander son chemin et repérer les randonneurs qui s’aventurent sur le chemin.

Il reste encore un petit kilomètre de marche sur un sentier pentu et rendu difficile par les racines des arbres qui encombrent le chemin.

Enfin sur la gauche, apparaît le canyon, il faut alors suivre le chemin qui longe la falaise sur environ 200 mètres et on aperçoit enfin le belvédère. Ouf !

Mais alors quelle récompense ! La vue sur la Drina et le canyon qu’elle a creusé dans la montagne est tout simplement fantastique.

Situé à une altitude de 1.065 mètres au cœur du parc national de Tara, dans l’ouest du pays, ce site domine de manière abrupte la vallée de la Drina.

Une barrière de sécurité et des plateformes en bois y sont aménagées au bord du précipice. Le panorama offre une vue plongeante sur les eaux vert émeraude du lac artificiel de Perucac et sur les montagnes escarpées de la Bosnie-Herzégovine voisine.

Le nom de Banjska Stena provient de la source thermale de Banjsko Vrelo qui jaillissait autrefois au pied de la falaise calcaire. Cette résurgence d’eau tiède a été définitivement submergée lors de la construction du barrage et de la mise en eau du lac de Perucac.

Au cours du XIXe siècle, le site servait de voie de passage et de glissoir pour les bûcherons de la région. Les ouvriers forestiers projetaient les troncs de pins coupés du haut de la falaise directement dans la Drina pour qu’ils soient transportés par flottage.

L’environnement forestier entourant le belvédère abrite une biodiversité exceptionnelle typique des Alpes dinariques.

La zone constitue l’un des habitats privilégiés de l’ours brun, l’animal symbole du parc national de Tara, qui se déplace dans ces denses forêts de conifères.

Le site permet également d’observer l’épicéa de Serbie (Panciceva omorika), une espèce de conifère endémique rare qui a survécu à l’ère glaciaire dans ces canyons. Le silence du lieu est uniquement rompu par le vol des rapaces qui nichent dans les cavités de la paroi rocheuse.

Un petit mot quand même sur ce parc national de Tara, qui, fondé en 1981, s’étend sur plus de 24.000 hectares dans l’ouest de la Serbie, le long de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine.

Ce massif montagneux calcaire fait partie des Alpes dinariques et se caractérise par une couverture forestière exceptionnelle qui occupe plus de 80 % de sa surface.

Les forêts d’épicéas, de sapins et de hêtres abritent plus d’un millier de variétés de plantes, ce qui en fait l’un des écosystèmes les plus riches d’Europe centrale.

Le parc est géré de manière stricte pour préserver cet environnement sauvage de moyenne montagne, dont l’altitude varie entre 250 et 1 591 mètres au sommet du mont Kozji Rid.

Le paysage de Tara est profondément sculpté par le réseau hydrographique, dominé par le canyon spectaculaire de la rivière Drina qui borde le nord et l’ouest du parc.

Ce canyon, l’un des plus profonds du continent, alimente les grands lacs artificiels de Perucac et de Zaovine, très prisés pour les activités nautiques et la pêche en été.

Le relief accidenté offre de nombreux points de vue panoramiques aménagés au-dessus des précipices, à l’image du belvédère de Banjska Stena. Mais ‘autres sites moins fréquentés, comme Bilješka Stena ou Crnjeskovo, permettent d’observer les méandres de la rivière, les forêts sauvages et les crêtes montagneuses de la Bosnie voisine.

La faune et la flore du parc national se distinguent par la présence d’espèces endémiques et de grands prédateurs menacés. Le symbole botanique du massif est l’épicéa de Serbie (Panciceva omorika), un conifère rare découvert en 1875 par le botaniste Josif Pancic, qui a survécu à la dernière période glaciaire dans les canyons de la région.

Les denses forêts de Tara constituent également le principal refuge de l’ours brun en Serbie, avec une population protégée d’environ une cinquantaine d’individus suivis par les gardes du parc.

Le territoire abrite d’autres mammifères comme le chamois, le loup, le lynx, ainsi qu’une grande variété d’oiseaux de proie qui nichent dans les falaises calcaires.

Le site est parcouru par près de trois cents kilomètres de sentiers de randonnée pédestre et de pistes balisées pour le cyclisme de montagne.

Au-delà de ses richesses naturelles, le parc national abrite des monuments historiques d’importance majeure, comme le monastère de Raca fondé au XIIIe siècle par le roi Stefan Dragutin.

Voilà pour ce fameux belvédère. Il ne nous reste qu’à trouver notre logement, ce qui ne va pas être facile, tant les explications de Google Maps vont nous induire en erreur.

Mais avec un peu de persévérance (et un coup de fil à notre hôtesse !), nous allons trouver notre chalet, situé à deux pas du grand lac Zaovine qui offre une vue absolument fantastique sur le lac.

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