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Sur la route de Garni, une vue magnifique sur le réservoir d’Azat

Sur la route de Garni, une vue magnifique sur le réservoir d'Azat

Mercredi 8 octobre. Sur la route du temple de Garni que je rêvais également de revoir un jour – surtout à la tombée du jour ! -, impossible de ne pas s’arrêter devant les fantastiques paysages créés par le creusement du réservoir d’Azat.

C’est une chance inouïe, car il y a quatre ans de ça, je n’étais pas passé par cette route qui offre l’un des panoramas les plus spectaculaires du centre de l’Arménie.

Non seulement la vue sur le réservoir est à couper le souffle, mais d’ici, on peut aussi admirer au loin, en se tournant vers l’ouest, le sommet enneigé du mont Ararat.

Construit en 1976 sur le cours de la rivière Azat, ce plan d’eau s’est parfaitement intégré à la nature environnante au fil des décennies, au point de ressembler à un lac naturel d’origine volcanique.

Situé à environ 1.050 mètres d’altitude dans la province d’Ararat, il s’étend sur plusieurs kilomètres et retient près de 70 millions de mètres cubes d’eau.

Sa fonction première demeure purement utilitaire, puisqu’il sert à réguler les flux de la rivière et à assurer l’irrigation des riches terres agricoles de la plaine de l’Ararat.

Paradoxalement, cette infrastructure humaine est devenue l’un des panoramas les plus poétiques et sauvages de la région, offrant une halte hors du temps pour quiconque souhaite s’éloigner quelques heures de la frénésie de la capitale arménienne, Erevan.

Ce qui frappe le visiteur, c’est le contraste irréel entre les eaux turquoise et émeraude du lac et le décor lunaire qui le ceinture. Le réservoir est en effet enchâssé au milieu des montagnes de Yeranos, des collines abruptes aux formes plissées et aux teintes ocre, rouges, blanches et terreuses.

Cette géologie singulière témoigne du passé volcanique de la région et donne l’impression d’admirer un mirage au milieu d’un désert de roche.

Par temps clair, la surface de l’eau agit comme un miroir géant qui reflète l’immensité du ciel, mais aussi la silhouette enneigée du mont Ararat qui se dresse en arrière-plan.

La profondeur maximale du lac, qui atteint environ 72 mètres, accentue la pureté et l’intensité de ses nuances bleutées, lesquelles se métamorphosent à chaque heure de la journée selon l’inclinaison des rayons du soleil.

Bien qu’il soit dépourvu de complexes hôteliers ou d’infrastructures touristiques développées, le lac de la route de Garni est devenu un paradis pour les amateurs de nature, de photographie et de tranquillité.

Les locaux et les voyageurs avertis s’y rendent pour faire du camping sauvage, installer des tentes sur les rives escarpées ou organiser des pique-niques face au coucher du soleil, loin des circuits touristiques traditionnels.

Les eaux calmes se prêtent aussi à la pratique du kayak ou du stand-up paddle, tandis que les crêtes environnantes offrent des sentiers de randonnée exceptionnels.

L’un des itinéraires permet d’ailleurs de lier le réservoir aux gorges de Garni et à leur Symphonie des pierres, permettant ainsi de découvrir toute la richesse hydrologique et géologique de cette vallée classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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