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Wahiba Sands, à l’assaut des dunes du désert

Wahiba Sands, à l'assaut des dunes du désert

Dimanche 12 février. Avant de partir à l’assaut des dunes, je fais un tour succinct du camp, histoire de tâter un peu le terrain, ou plutôt le sable.

Et quelque chose me dit qu’il y en a pas mal, du sable, dans cette partie du monde. Le plus étonnant, c’est surtout ces petits arbustes qui poussent au milieu de nulle part et qui trahissent la présence de sources d’eau.

Pour le reste, rien de nouveau sous le soleil, du sable, encore du sable, toujours du sable.

Du coup, après ce petit tour rapide, on revient au camp et on attend le retour de Whalid qui doit nous faire visiter les dunes des Wahiba Sands en compagnie de son fils.

Vers 17 heures, le grand patron est de retour. On grimpe à bord de son 4×4 dernier cri et on sort du camp, direction les grandes dunes des Wahabi Sands.

On n’a pas fait 200 mètres à l’extérieur du camp qu’on aperçoit une silhouette familière : un dromadaire.

On s’approche tranquillement de l’animal et Whalid nous raconte que le coco est le seul de ses dromadaires à avoir remporté une course régionale.

Étonnant ? Pas du tout. La course de dromadaires est une tradition populaire en Oman.

Les dromadaires sont des animaux importants dans la culture et l’histoire du pays, et les courses de dromadaires sont une forme de divertissement très appréciée.

Les courses de dromadaires sont généralement organisées dans des hippodromes spécialement conçus à cet effet.

Ces hippodromes se trouvent dans différentes régions d’Oman, et les courses attirent souvent un grand nombre de spectateurs.

Les dromadaires sont montés par des jockeys, généralement des enfants, qui sont attachés à leur dos à l’aide de selles légères.

Les courses peuvent être de différentes longueurs, allant de quelques kilomètres à plusieurs dizaines de kilomètres.

L’organisation des courses de dromadaires est prise très au sérieux, et de nombreuses compétitions officielles sont organisées tout au long de l’année.

Les propriétaires de dromadaires s’entraînent intensivement pour préparer leurs animaux à la course, en veillant à ce qu’ils soient en bonne condition physique.

Les courses de dromadaires sont également l’occasion de célébrations culturelles, avec des danses traditionnelles, de la musique et de la nourriture locale.

C’est une expérience unique pour les visiteurs qui souhaitent découvrir la culture et les traditions d’Oman.

Bon, pour la petite histoire, ce dromadaire est le seul qui ait fait gagner une course à Wahlid… Et depuis, il ne met plus un pied devant l’autre !

Allez zou, on continue notre course et on file tout droit à travers le désert.

La progression est plutôt rapide… et facilitée par les traces laissées par le 4×4 qui nous a précédés sur la piste.

D’autres traces laissées sur le sable trahissent la présence d’animaux sauvages dans la zone.

Les animaux qui vivent dans les régions désertiques, comme les Wahiba Sands à Oman, sont généralement adaptés à des conditions arides et extrêmes.

Les gazelles d’Arabie (Gazella arabica) sont courantes dans les déserts d’Oman, y compris les Wahiba Sands.

Ces élégantes antilopes sont bien adaptées à la vie dans les environnements désertiques.

L‘oryx d’Arabie (Oryx leucoryx) est une espèce emblématique que l’on trouve dans les déserts d’Oman.

C’est un animal majestueux et puissant, adapté à la chaleur et à la sécheresse.

Bien que plus souvent associés aux déserts d’Afrique du Nord, les fennecs (Vulpes zerda) peuvent également être trouvés dans certaines parties des déserts d’Oman. Ces petits renards ont des adaptations uniques pour survivre dans les déserts, comme leurs grandes oreilles qui les aident à dissiper la chaleur.

Les gerboises sont des rongeurs qui habitent les déserts, y compris les Wahiba Sands. Ils ont de longues queues et des pattes postérieures puissantes, ce qui leur permet de se déplacer rapidement dans le sable.

Après cette petite halte pour voir comment se portent les dromadaires de course de Wahlid, on file directement dans le désert, direction les grandes dunes de Wahiba Sands.

En chemin, on s’arrête pour récolter un peu de bois mort. Wahlid nous prépare une belle surprise pour ce soir : un petit dîner autour du feu de camp. Comme dans mes rêves.

Je suis tellement content de pouvoir offrir une telle opportunité à mon frère. Nous avions failli le faire l’année dernière en Ouzbékistan, mais les fortes températures nous en avaient empêchés.

Du coup, nous passons notre première partie de l’excursion à sillonner les grandes dunes du désert, tout en s’arrêtant pour ramasser du bois mort. Pas simple de trouver des arbres dans cette vaste étendue désertique !

Moment de frayeur quand même quand le fils de Wahlid descend du 4×4 juché sur le marchepied alors que le véhicule est déjà incliné de son côté à au moins 30 %.

Petits regards interrogateurs partagés entre mon frère et moi, mais visiblement pas d’inquiétude pour Wahlid. Le garçon a l’habitude, nous glisse-t-il dans un large sourire.

Et quand on lui demande quel âge a son fils, il se tourne aussitôt vers lui : « Tu as quel âge maintenant ? » « Huit ans, papa ». Ah oui quand même, il ne sait même pas l’âge de son fils !

Plus tard, wahlid nous expliquera qu’il est déjà père de treize enfants… Ah oui, quand même ! Du coup, on comprend aussitôt pourquoi il s’emmêle un peu les pinceaux sur les âges de sa progéniture !

Et Wahlid qui ajoute dans un large sourire : « Oui, ça fait beaucoup d’enfants, mais pas de la même femme ». Mort de rires avec mon frère.

Faut dire que Wahlid a fort à faire avec ses quatre femmes. Et du coup, on comprend pourquoi tous les Omanais ont des voitures gigantesques. Il faut qu’il y ait de la place pour transporter toute la petite famille !

Mon frère se tourne vers moi. « Tu vois, ce qu’il te reste à faire si tu veux investir à Oman… » Ah non alors, quatre femmes ! Non, mais déjà une, c’est compliqué pour moi, alors quatre, je demande directement l’asile politique au Vatican !

Trêve de plaisanterie, nous continuons notre parcours à travers les dunes. On grimpe alors à un sommet depuis lequel on peut voir toutes les dunes former d’immenses vagues de sable alignées sur l’horizon.

C’est maintenant que Wahlid se décide à nous faire peur : l’idée, c’est de grimper sur la plus haute dune du coin et de plonger droit devant dans la mer de sable… Trop drôle ! Un peu sportif, mais sensations garanties.

Bon, quelque chose me dit que ce n’est pas très écologique comme mode de conduite, surtout avec des moteurs d’avion sous le capot, genre V8 ou V12, capable de tracter un char russe en déroute à travers le désert.

Après cinq ou six chutes de dix mètres de haut, l’envie de gerber prend le dessus sur l’envie de rigoler. Du coup, on respire encore un grand coup tandis que Wahlid rigole un grand coup.

Bon, allez zou, c’est l’heure d’aller couper du bois. Le petit de Wahlid part à la recherche du bois et nous descendons à notre tour de cet engin de malheur.

Petite séance de photos-souvenir avec le gamin et les dunes en toile de fond. C’est beau à tomber par terre.

Mais ce n’est encore rien par rapport à l’endroit où Wahlid va nous conduire bientôt. On attend un instant que mon frère finisse d’aller à la pêche aux scorpions (il y en a des milliers dans cette vaste étendue désertique) et on remonte à bord de notre avion sur roue.

C’est bientôt l’heure du coucher du soleil et Wahlid veut nous faire découvrir le plus bel endroit du Wahiba Sands…

Avant le coucher du soleil et une ambiance que j’ai rarement connue, parlons un instant de ces fameuses Wahiba Sands.

En résumé, le désert des Wahiba Sands est un endroit fascinant pour découvrir la beauté naturelle des dunes de sable et en apprendre davantage sur la culture bédouine.

C’est un lieu idéal pour les voyageurs en quête d’aventure et d’exploration dans un paysage désertique impressionnant.

Dans tous les cas, le désert des Wahiba Sands est une région éloignée et inhospitalière. Pas question d’y faire n’importe quoi ou de s’y aventurer tout seul en 4×4.

Il est donc recommandé de voyager avec un guide expérimenté ou de rejoindre une visite organisée pour assurer sa sécurité et maximiser son expérience.

Le désert des Wahiba Sands, également connu sous le nom de Sharqiyah Sands, est un vaste désert situé dans le sultanat d’Oman, dans la péninsule arabique.

Il s’étend sur environ 12.500 kilomètres carrés et est l’une des principales attractions touristiques de la région.

Les Wahiba Sands sont célèbres pour leurs dunes de sable spectaculaires, qui varient en taille et en forme.

Les dunes peuvent atteindre jusqu’à 150 mètres de hauteur et se déplacent constamment sous l’influence des vents.

Les tons de sable varient du blanc au rouge, créant un paysage magnifique et changeant.

La région abrite également une variété de faune et de flore adaptées à la vie dans le désert.

On y trouve des reptiles, des insectes, des oiseaux et même quelques mammifères, tels que les renards du désert.

Les plantes qui survivent dans cet environnement hostile sont principalement des espèces résistantes, comme les arbustes épineux.

Le désert des Wahiba Sands est souvent visité par les voyageurs à la recherche d’une expérience unique et authentique dans le désert.

Les activités populaires incluent les promenades à dos de chameau, les safaris en 4×4 dans les dunes, le camping sous les étoiles et l’exploration des villages bédouins locaux.

Pour les amateurs d’aventure, il est possible de passer plusieurs jours dans le désert, en rejoignant des expéditions organisées qui offrent des séjours en campement dans des tentes traditionnelles bédouines.

Ces expériences permettent de découvrir la culture bédouine, la cuisine locale et d’en apprendre davantage sur le mode de vie des habitants du désert.

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