Autriche

Tyrol et Dolomites

Table des matières

Comment se déplacer, quel budget, quels vols, quel itinéraire, quels pièges à éviter, visas, sécurité, bons plans, on vous dit tout ici.

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Randonner dans le Vorarlberg, c’est découvrir un condensé des Alpes autrichiennes dans un écrin de nature préservé, où les paysages se déploient avec une harmonie rare entre le lac de Constance et les premiers grands sommets. Ce Land, le plus occidental de l’Autriche, offre une diversité saisissante : on y passe en quelques heures des rives scintillantes du lac aux forêts profondes, puis aux alpages fleuris et aux crêtes rocheuses. Cette variété de milieux se reflète dans la multitude de sentiers, accessibles à tous les niveaux, des promenades familiales aux itinéraires de haute montagne.

Choisir la Silvretta pour une randonnée, c’est opter pour un spectacle naturel exceptionnel. On y découvre des paysages très variés, entre lacs, glaciers et sommets escarpés. Cette région offre des expériences aussi bien pour l’été que pour l’hiver, avec un réseau de refuges et de transports qui rend l’aventure accessible tout en préservant son caractère sauvage. Les refuges, comme la célèbre Jamtalhütte ou la Heidelberger Hütte, sont réputés pour leur confort et leur ambiance chaleureuse. En été, le massif ne manque pas d’atouts. La route alpine de la Silvretta est un point de départ idéal pour les randonnées. 

La région abrite deux lacs élus “plus bel endroit d’Autriche”, des sites d’une beauté saisissante. Le Körbersee, perché à 1675 mètres d’altitude, n’est accessible qu’à pied ou à skis, ce qui préserve son atmosphère sauvage et son eau cristalline où se reflètent alpages et sommets. Le Formarinsee, d’un vert émeraude unique, est le point de départ du célèbre Lechweg, sentier de grande randonnée qui traverse l’un des derniers paysages fluviaux intacts d’Europe sur 125 kilomètres jusqu’en Bavière. Le lac de Zürs, accessible par télésiège, offre une passerelle flottante en bois pour une promenade en plein cœur des montagnes du Vorarlberg. Un réseau de sentiers variés, des promenades faciles aux itinéraires plus engagés comme la via ferrata du Karhorn, accessible aux débutants comme aux experts, ou le Arlberg Trail qui relie les cinq villages du massif, les possibilités sont multiples.

Visiter Steeg, c’est choisir un village authentique niché dans la vallée du Lech, entouré par les impressionnants sommets des Alpes du Lechtal. Cette commune tyrolienne, située à plus de mille mètres d’altitude, est un point de départ idéal pour explorer l’un des derniers paysages fluviaux sauvages d’Europe. Son nom même, qui signifie “pont” en vieil allemand, rappelle le “Kaiserstög”, ce passage franchissant la rivière Lech qui a donné son identité au village dès le quinzième siècle.

Visiter Holzgau, c’est d’abord flâner dans un village qui a su préserver son âme, surnommé à juste titre la « perle de la vallée du Lech ». Ce qui frappe dès la première promenade, ce sont ses façades richement peintes, un art décoratif baroque connu sous le nom de Lüftlmalerei. Ces fresques colorées, qui ornent les murs des demeures depuis la fin du dix-huitième siècle, témoignent de la prospérité des marchands locaux qui revenaient des Pays-Bas. En parcourant les rues, vous découvrirez des trésors architecturaux comme la maison Dengel ou le bâtiment abritant le musée, qui racontent chacun à leur manière l’histoire de cette communauté alpine. Ce patrimoine exceptionnel fait de Holzgau bien plus qu’une simple étape : c’est une plongée dans l’histoire et les traditions du Tyrol.

L’abbaye de Stams a été fondée en 1273 par le comte Meinhard II pour servir de nécropole aux comtes du Tyrol. Ce rôle de lieu de sépulture princier, qui s’est perpétué au fil des siècles, est au cœur de son identité et de son prestige. C’est un lieu qui a vu défiler les puissants de l’époque, et qui, selon la légende, a même été érigé en mémoire du dernier Hohenstaufen, Conradin, décapité à Naples en 1268. L”église abbatiale, un exemple éclatant du passage du baroque au rococo. Le cœur du monument est l’église, élevée au rang de basilique mineure en 1984, qui abrite un trésor inestimable : l’autel de l’Arbre de Vie, considéré comme l’œuvre d’art sacrée la plus célèbre du Tyrol. Son intérieur est une explosion d’art baroque : stucs raffinés, fresques audacieuses et mobilier somptueux se déploient, tandis que la crypte princière abrite les tombeaux des souverains régionaux.

Randonner l’été autour d’Innsbruck, c’est profiter de la culture impériale d’une ville et la nature sauvage des Alpes. On passe du centre-ville avec ses façades baroques  aux panoramas vertigineux des montagnes, à plus de 2.000 mètres d’altitude. La clé est la Welcome Card, une carte d’hôte gratuite offerte par les hébergements partenaires à partir de deux nuitées. Cette carte permet d’utiliser gratuitement les bus, les tramways et les trains régionaux dans toute la région d’Innsbruck. Cette mobilité inclut même les bus de randonnée, qui facilitent l’accès aux départs de sentiers. Des lignes spécifiques, comme la ligne J vers le Patscherkofel ou le bus pour Kühtai, facilitent l’accès aux départs de sentiers. La Welcome Card peut aussi inclure des trajets gratuits sur certaines remontées mécaniques.

La Herzog-Friedrich-Straße est le cœur battant et l’âme d’Innsbruck. En la parcourant, vous remontez le temps jusqu’à la fondation de la ville au XIIe siècle, alors qu’elle était déjà l’artère principale reliant le pont sur l’Inn au sud de la ville. Son nom actuel rend hommage au duc Frédéric IV, qui fit d’Innsbruck la résidence des comtes du Tyrol au début du XVe siècle. Le spectacle architectural y est saisissant, articulé autour de son joyau, le célèbre Petit Toit d’Or. Ce balcon gothique orné de 2657 tuiles de cuivre doré, que l’empereur Maximilien Ier fit construire entre 1497 et 1500, servait de loge royale pour assister aux tournois et fêtes de la place. La rue est bordée par l’Ottoburg, une tour d’habitation gothique près du pont, le Helblinghaus avec sa façade rococo, et par  l’ancien hôtel de ville avec son Stadtturm qui offre une vue imprenable.

Visiter la cathédrale Saint-Jacques à Innsbruck, c’est découvrir un chef-d’œuvre de l’architecture baroque, dont la construction s’est étendue de 1717 à 1724. L’édifice actuel a été érigé après que de violents séismes eurent endommagé une église plus ancienne, mentionnée dès 1180. Saint-Jacques n’est devenue cathédrale qu’en 1964, lorsque Innsbruck fut érigée en diocèse, après avoir été pendant des siècles la simple église paroissiale de la ville. La cathédrale abrite le célèbre tableau “Mariahilf” de Lucas Cranach l’Ancien, placé dans le maître-autel. Cette représentation de la Vierge, offerte à la ville au XVIIe siècle par l’archiduc Léopold V, est devenue l’une des images mariales les plus populaires de l’espace alpin. Le tombeau en bronze de l’archiduc Maximilien III, dans le bas-côté gauche, est une œuvre remarquable de la Renaissance.

Maria-Theresien-Straße est l’axe qui relie le centre historique d’Innsbruck à ses quartiers sud, une artère qui porte le nom de l’impératrice Marie-Thérèse. Flâner sur cette avenue, c’est s’imprégner de l’atmosphère de la ville, entre les façades baroques et la vue imprenable sur les montagnes. C’est un point de départ idéal pour explorer le cœur de la cité, avec ses boutiques élégantes et ses cafés historiques. Au sud de cette rue se dresse la Triumphpforte, un arc de triomphe qui est le monument le plus singulier d’Innsbruck. Il a été érigé en 1765 à l’occasion du mariage du futur empereur Léopold II avec l’infante d’Espagne. Si la façade sud arbore des reliefs en marbre célébrant l’union du jeune couple, la face nord est dédiée au deuil, ornée de motifs funèbres. Ce retournement est dû à la mort de l’empereur François Ier, pendant les festivités.

Faire le trek du Patscherkofel au Glungezer, c’est être au cœur des Alpes de Tux, un massif qui offre certains des panoramas les plus spectaculaires du Tyrol. Cette randonnée est une odyssée alpine qui vous mène de la “montagne des Innsbruckois” vers l’un des refuges de sommet les plus élevés du Tyrol du Nord. Le parcours, exigeant mais accessible aux randonneurs de niveau intermédiaire, vous récompense par une vue imprenable sur la vallée de l’Inn et les sommets environnants. L’itinéraire propose plusieurs ascensions. Du Zirbenweg, un détour par le Viggarspitze récompense les efforts par un magnifique panorama sur la vallée. L’apogée est l’arrivée au refuge Glungezer, perché à 2.610 mètres d’altitude. De là, une courte ascension mène à la Sonnenspitze et au sommet du Glungezer, qui culmine à 2.677 mètres. Du haut de ce “balcon au-dessus de Hall et Innsbruck”, la vue embrasse un océan de sommets, une récompense inoubliable.

Visiter Hall in Tirol, c’est découvrir l’une des plus belles et des mieux conservées villes médiévales d’Autriche occidentale, dont la vieille ville est même plus étendue que celle d’Innsbruck. Flâner dans ses ruelles sinueuses et sur ses places pittoresques, bordées de maisons bourgeoises aux façades colorées, c’est s’immerger dans une atmosphère d’un autre temps. Son nom même, “Hall”, qui dérive d’un ancien terme désignant le sel, raconte son histoire. Dès le XIIIe siècle, l’exploitation des mines de sel a fait sa richesse et son développement, en faisant le centre économique le plus important du Tyrol du Nord au Moyen Âge. En 1477, l’archiduc Sigismond y a transféré l’Hôtel de la Monnaie de Merano, et c’est ici qu’a été frappé le premier thaler, ancêtre du dollar, qui allait influencer les monnaies du monde entier. La ville fut alors l’une des cités les plus importantes de l’empire des Habsbourg aux XVe et XVIe siècles.

L’ascension du Faltegartenkögele vous récompense par une vue spectaculaire sur la vallée de l’Inn, qui s’étend quatorze cents mètres plus bas. Par temps clair, le regard peut embrasser un vaste océan de sommets, allant jusqu’à la Zugspitze, le plus haut sommet d’Allemagne. Ce point de vue, accessible sans être un alpiniste chevronné, fait de cette ascension un moment privilégié où le paysage tyrolien se déploie dans toute sa majesté. Loin de l’agitation des grandes stations, l’ascension du Faltegartenkögele se fait au rythme d’une nature préservée, où l’on croise parfois des chevaux en liberté dans les alpages. Le sentier permet de profiter du calme des hauteurs, du bruissement des pins cembro à la vue sur les cimes enneigées. Que vous partiez pour une excursion d’une demi-journée ou pour une randonnée plus longue à la journée, l’ascension du Faltegartenkögele permet de plonger dans l’âme sauvage du Tyrol.

Ce qui distingue d’emblée les lacs de Kramsach, c’est la tiédeur de leurs eaux, une rareté dans le paysage alpin. Le grand lac de Reintaler bénéficie d’un microclimat particulier qui réchauffe sa surface pendant l’été, offrant une baignade aussi agréable que dans un lac de plaine, mais avec pour toile de fond les sommets escarpés du Rofan. Cette douceur invite à prolonger les bains sans craindre la morsure du froid glaciaire. Kramsach ne se résume pas à un seul miroir d’eau : c’est un archipel discret de petits lacs aux tempéraments variés, chacun livrant son humeur et sa couleur. Le Krummsee, plus intime, se niche dans un écrin boisé et attire les pêcheurs en quête de quiétude, tandis que le Buchsee, bordé de marais, abrite une flore rare que les naturalistes viennent observer à l’affût. Le Frauensee, lui, capte la lumière avec une intensité presque méditerranéenne, ses eaux prenant des teintes allant du vert émeraude au bleu profond selon l’heure du jour.

La plus petite ville d’Autriche concentre une densité architecturale rare. Ses ruelles pavées, trop étroites pour les voitures, serpentent entre des maisons bourgeoises aux pignons gothiques et aux façades colorées qui semblent figées dans le temps depuis le quatorzième siècle. Chaque porte ciselée, chaque enseigne en fer forgé, chaque fenêtre à meneaux raconte une histoire marchande et artisanale, tandis que les vestiges du château fort perché sur son éperon rocheux dominent encore la vallée de l’Inn. Cette atmosphère d’authenticité préservée fait de chaque pas une plongée dans un Moyen Âge vivant. La ville abrite des trésors religieux, à commencer par l’église paroissiale à double nef, témoignage des inégalités sociales d’autrefois où les riches et les pauvres priaient séparément. Non loin, le couvent des Augustins déploie son cloître où le temps semble suspendu, et le clocher accessible offre une perspective sur les toits de la ville et les montagnes alentour.

Ce qui frappe d’abord à Alpbach, c’est l’étrange beauté d’un lieu où chaque maison, chaque balcon, chaque toiture semble obéir à une même partition. Cette unité n’est pas accidentelle : en 1953, le village a pris une décision visionnaire en imposant un style architectural strict, obligeant toute nouvelle construction à respecter le bois sombre des étages, la pierre blanche des rez-de-chaussée et la pente uniforme des toits. Résultat : un écrin alpin d’une cohérence visuelle rare, où les géraniums rouges éclatent sur les façades en bois patiné. Perché à mille mètres d’altitude, Alpbach a longtemps vécu dans un isolement qui a protégé ses traditions. La route qui le relie à la vallée n’a été percée qu’en 1926. On y entend encore un dialecte local que les visiteurs peinent à déchiffrer, on y croise des éleveurs qui montent à l’alpage avec leurs troupeaux comme leurs ancêtres, et les fêtes populaires – transhumances, feux du solstice, marchés de l’Avent – rythment l’année. 

Ces sentiers circulaires offrent l’avantage unique de permettre une découverte complète d’un territoire sans jamais avoir à revenir sur ses pas. En parcourant le Mittlerer Höhenweg, le randonneur traverse des hameaux traditionnels, longe des alpages fleuris et s’enfonce dans des forêts denses, tout en bénéficiant de vues imprenables sur le village d’Alpbach et les sommets environnants . La diversité des paysages est telle que chaque tronçon révèle une nouvelle facette de la région, des prairies verdoyantes aux sous-bois mystérieux, en passant par les points de vue qui embrassent toute la vallée.

La route du Grossglockner offre un parcours de montagne qui traverse des paysages variés entre les sommets et les vallées. Son tracé, qui suit les courbes naturelles du relief, permet de gagner en altitude progressivement tout en découvrant des points de vue sur les environs. Les virages serrés et les passages en balcon offrent des angles de vision qui changent à chaque kilomètre, donnant à voir la structure géologique de cette partie des Alpes orientales. Cette voie pénètre dans le parc national des Hohe Tauern, une zone où la nature est préservée et où l’on peut observer les formations glaciaires et les éboulis rocheux. La route permet de s’approcher du plus haut sommet autrichien et de la plus vaste étendue de glace des Alpes orientales, sans avoir à entreprendre de longues randonnées. Les arrêts aménagés le long du parcours offrent des plates-formes d’observation qui situent le visiteur face à l’ampleur du massif montagneux.

Le belvédère de la Kaiser-Franz-Josefs-Höhe, situé à 2 369 mètres d’altitude, offre le point de vue le plus spectaculaire sur le Grossglockner. Culminant à 3 798 mètres, cette « montagne noire » est le plus haut sommet d’Autriche. L’esplanade permet d’admirer la silhouette pyramidale de ce géant des Alpes à hauteur d’œil. Le site doit son nom à l’empereur François-Joseph Ier, qui avait gravi cette montagne en 1856 pour contempler le paysage. La descente à pied jusqu’au glacier de la Pasterze permet de toucher la plus longue langue de glace des Alpes orientales. Cette marche offre une perspective unique au fond de la vallée, là où la glace s’étire sur plusieurs kilomètres. Les randonneurs peuvent observer de près la texture de la glace compacte, les crevasses bleutées et les moraines qui strient la surface. Cette expérience immersive sur le terrain se distingue de la simple observation panoramique depuis les terrasses supérieures.

Le pic de l’Edelweiss (Edelweißspitze) constitue le point le plus élevé accessible en véhicule de la célèbre route alpine du Grossglockner. Ce sommet culmine à 2 571 mètres d’altitude au cœur du massif des Hohe Tauern, dans la région de Salzbourg. Une courte route en impasse pavée se détache de l’axe principal pour mener les conducteurs, motards et cyclistes directement jusqu’à son esplanade. La plateforme d’observation aménagée au sommet offre une vue panoramique complète et dégagée sur l’environnement alpin. Le belvédère permet d’observer un alignement exceptionnel de plus de trente sommets dépassant 3 000 mètres d’altitude. Le regard embrasse un paysage glaciaire impressionnant comprenant pas moins de vingt glaciers suspendus. Par temps clair, la perspective s’étend sur les plus hauts massifs d’Autriche, offrant un spectacle géologique d’une rare ampleur.

Les gorges de Sigmund-Thun (Sigmund-Thun-Klamm), situées à Kaprun dans la région de Salzbourg, se sont formées il y a environ quatorze mille ans. Lors du retrait du glacier de la vallée de Kaprun, les eaux de fonte de la rivière Ache ont progressivement entaillé le verrou de roche calcaire. Ce phénomène d’érosion a créé un défilé rocheux étroit et sinueux profond de trente-deux mètres. Les visiteurs peuvent y observer les formes lisses et les cavités creusées dans la roche par la puissance constante des flots. Le site est aménagé avec un système de passerelles et d’escaliers en bois solidement ancrés dans la roche sur une longueur de trois cent vingt mètres. Ce sentier surélevé permet de progresser à pied au cœur de la gorge, juste au-dessus des torrents et des cascades bouillonnantes. Le parcours offre une immersion sonore et visuelle totale au milieu des embruns et du grondement de l’eau. L’infrastructure est conçue pour être accessible en famille tout en garantissant des sensations fortes au-dessus du vide.

Le lac Klamsee se mérite par une approche spectaculaire à travers les gorges de Sigmund Thun. En grimpant le long des passerelles en bois suspendues au-dessus des cascades tumultueuses, le paysage se transforme soudainement à la sortie du canyon. La roche brute s’efface pour laisser place à la tranquillité et à la couleur émeraude éblouissante de ce réservoir de montagne. Le tour complet du lac offre une promenade circulaire très facile, idéale pour tous les profils de marcheurs. Ce sentier plat de 45 minutes est parfaitement adapté aux poussettes et est jalonné de panneaux pédagogiques sur la faune locale. Le parcours comprend également une station de bien-être Kneipp pour se rafraîchir les pieds dans l’eau pure des glaciers. Alimenté directement par la rivière Kapruner Ache, le lac conserve une température vivifiante même au plus fort de l’été. C’est l’endroit idéal pour respirer le grand air des Alpes de Salzbourg. 

Zell am See se distingue par sa situation géographique unique, blottie entre les eaux bleues du lac de Zell (Zeller See) et les pentes de la montagne Schmittenhöhe. Cette configuration permet de passer en quelques minutes d’une promenade relaxante en bateau ou d’une baignade estivale à une randonnée panoramique à plus de 2 000 mètres d’altitude. La ville offre un panorama saisissant sur plus de trente sommets de plus de 3 000 mètres, notamment les glaciers du parc national des Hohe Tauern. La ville sert de camp de base idéal pour explorer certains des sites naturels les plus célèbres d’Europe. Depuis Zell am See, vous accédez rapidement à la route alpine de la Grossglockner, la plus haute route pavée d’Autriche qui mène au pied du plus grand glacier du pays. Les spectaculaires chutes de Krimml, plus hautes cascades d’Europe centrale, ainsi que les réservoirs de haute montagne et les gorges de Kaprun se trouvent également à proximité immédiate.

La cascade de Golling impressionne par sa configuration géologique unique et sa puissance, totalisant une chute de 75 mètres de hauteur. Le spectacle se divise en deux étapes majeures : la partie supérieure, où l’eau jaillit directement d’une grotte karstique calcaire (la Schwarzbachhöhle), et la partie inférieure, où le torrent s’écrase de manière fracassante dans un bassin de roche naturelle. Le grondement de l’eau et la force du courant offrent une démonstration saisissante de la puissance de la nature alpine. Le site est aménagé avec un réseau de passerelles en bois, d’escaliers et de plates-formes d’observation qui permettent d’approcher l’eau au plus près. Le sentier, bien que grimpeur, est accessible et prend environ 20 à 30 minutes pour atteindre le point le plus haut, appelé le “Pont de la Sorcière” (Hexenbrücke). Ce cheminement suspendu offre des angles de vue vertigineux sur les gorges.

Visiter Salzbourg offre une immersion unique dans l’histoire de la musique classique à travers la figure omniprésente de Wolfgang Amadeus Mozart. La ville célèbre son enfant prodige en permettant de visiter sa maison natale sur la Getreidegasse ainsi que sa résidence familiale de la Makartplatz. Cet héritage prestigieux se perpétue aujourd’hui grâce au célèbre Festival de Salzbourg, qui transforme chaque été la vieille ville en une scène lyrique et théâtrale de renommée mondiale. La Residenzplatz constitue le cœur battant et le centre de gravité historique de la vieille ville de Salzbourg. Cette immense esplanade piétonne fut dessinée à la fin du XVIe siècle par l’architecte italien Vincenzo Scamozzi, sous les ordres du puissant prince-archevêque Wolf Dietrich de Raitenau. Elle incarne la transition monumentale de Salzbourg d’une cité médiévale vers une capitale baroque moderne, reliant visuellement les lieux de pouvoir spirituel et temporel.

La Vieille Résidence de Salzbourg est une étape incontournable pour comprendre le pouvoir absolu des princes-archevêques qui ont dirigé la cité-État pendant des siècles. Ce palais baroque, dont les origines remontent au XIIIe siècle, abrite plus de deux cents salles d’apparat richement décorées de fresques de Johann Michael Rottmayr, de stucs raffinés et de tapisseries d’époque. C’est ici que le jeune Wolfgang Amadeus Mozart jouait ses premières œuvres pour la cour. Au-delà de son architecture, le palais abrite la Galerie de la Résidence, un musée d’art qui expose une collection de peintures européennes. Les visiteurs peuvent y admirer des chefs-d’œuvre des maîtres hollandais, flamands, italiens et français du XVIe au XIXe siècle, avec des toiles célèbres de Rembrandt, Rubens ou Brueghel. Les salles d’exposition offrent un cadre historique unique où l’art pictural dialogue directement avec les décors impériaux.

Visiter le Salzburg Museum (Musée de Salzbourg), récompensé par le prestigieux prix du Musée européen, offre une plongée fascinante dans l’histoire, l’art et la culture de la ville et de sa région. Fondé à l’origine comme une alternative profane au pouvoir de l’Église, il retrace l’évolution de la cité depuis ses racines préhistoriques jusqu’à l’époque moderne. À travers la galerie permanente Mythos Salzburg, les visiteurs découvrent comment cette capitale provinciale est devenue un mythe baroque mondial, le temple de Wolfgang Amadeus Mozart et une destination touristique majeure. Le musée principal est installé au cœur de la vieille ville au sein de la Nouvelle Résidence (Neue Residenz), un magnifique palais baroque édifié à partir de la fin du XVIe siècle. Flâner dans ses salles permet d’admirer de superbes plafonds sculptés et d’explorer la magnifique Kunsthalle, une cour intérieure couverte et illuminée dédiée aux expositions temporaires d’art contemporain et d’histoire. Le bâtiment abrite également le célèbre carillon de Salzbourg (Glockenspiel), dont la tour domine la Residenzplatz et rythme la journée des passants.

L’Alter Markt, ou Vieux Marché, incarne l’âme commerçante de Salzbourg depuis le XIIIe siècle. Bordée de magnifiques maisons bourgeoises aux façades baroques et rococo, cette place pittoresque invite à la flânerie. C’est l’endroit idéal pour s’imprégner de l’atmosphère locale, admirer la fontaine de Saint-Florian au centre et observer l’architecture préservée qui fait la renommée de la vieille ville. À quelques pas de là, la Kapitelplatz, ou place du Chapitre, impressionne par ses dimensions et son ouverture. Située juste au pied de la majestueuse cathédrale de Salzbourg, elle offre un point de vue spectaculaire et direct sur la forteresse de Hohensalzburg qui domine la colline. La perspective y est grandiose, faisant de cette place l’un des spots photographiques les plus saisissants de la ville. L’Alter Markt abrite également le célèbre Café Tomaselli, le plus ancien café d’Autriche encore en activité. 

Le quartier lié à l’abbaye Saint-Pierre (Stift St. Peter) et à la colline du Mönchsberg incarne les origines mêmes de la ville. Fondé en 696, ce monastère est le plus ancien de l’espace germanophone à être resté actif sans interruption. Flâner dans cette zone permet de marcher dans les pas des premiers moines bénédictins et de découvrir une architecture sacrée exceptionnelle, mêlant des bases romanes à de somptueux décors baroques. Le cimetière de Saint-Pierre, blotti au pied de la falaise, est considéré comme l’un des plus anciens et des plus beaux d’Europe. Ses tombes fleuries et ses grilles en fer forgé entourent des chapelles gothiques dans une atmosphère d’une grande sérénité. En levant les yeux, on accède aux catacombes paléochrétiennes directement creusées dans la roche du Mönchsberg, offrant un voyage insolite dans le temps et un point de vue unique sur les toits.

L’église Sankt Peter  et son monastère bénédictin forment le cœur spirituel et le berceau de Salzbourg depuis leur fondation en 696. Pénétrer dans cette église, c’est découvrir un chef-d’œuvre architectural qui a traversé les siècles. L’intérieur a été somptueusement transformé au XVIIIe siècle dans un style rococo éblouissant, mêlant des stucs délicats à de magnifiques fresques qui racontent l’histoire religieuse de la région. Blotti au pied des falaises abruptes du Mönchsberg, le petit cimetière de Saint-Pierre est largement considéré comme l’un des plus beaux et des plus pittoresques au monde. Loin de l’ambiance morne des cimetières ordinaires, ce lieu exhale une atmosphère mystique et sereine. Ses allées sont bordées de tombes fleuries, ornées de croix en fer forgé artistiquement travaillées, le tout encadré par des chapelles gothiques et de vieilles arcades en pierre.

Trônant au sommet de la colline du Festungsberg, la forteresse de Hohensalzburg est l’emblème incontournable de la silhouette de Salzbourg. Construite à partir de 1077 à la demande des puissants princes-archevêques, cette citadelle s’étend sur 250 mètres de long, ce qui en fait l’un des plus grands châteaux médiévaux d’Europe centrale. On plonge ainsi au cœur d’un système défensif historique si redoutable qu’il n’a jamais été pris au cours de ses 900 ans d’histoire. La principale récompense d’une ascension à la forteresse est son panorama à 120 mètres de hauteur. Depuis les remparts et la tour de guet, vous profitez d’une vue plongeante imprenable sur les dômes baroques de la vieille ville et les méandres de la rivière Salzach. En tournant le regard vers le sud, le paysage s’ouvre sur les sommets majestueux des Alpes orientales.

La Universitätsplatz est le théâtre quotidien (sauf le dimanche) du Grünmarkt, le marché vert traditionnel de la ville qui remonte au XVIIIe siècle. C’est l’endroit idéal pour s’immerger dans la vie locale, observer les habitants et faire une pause gourmande. On y trouve de nombreux étals de produits de la ferme, des fruits frais, des fromages locaux, mais aussi des stands typiques vendant d’énormes bretzels artisanaux et des saucisses chaudes à emporter. La place est majestueusement dominée par la Kollegienkirche (église collégiale), considérée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’architecture baroque religieuse en Europe centrale. Conçue autour de 1700 par le célèbre architecte autrichien Johann Bernhard Fischer von Erlach, sa façade blanche incurvée et monumentale donne un caractère unique à la place. L’intérieur de l’église surprend par son épuration lumineuse et ses proportions théâtrales qui méritent absolument le coup d’œil.

La rive droite de la Salzach, souvent appelée la « nouvelle ville » bien qu’elle soit profondément historique, recèle des trésors qui complètent à merveille la vieille ville médiévale. À quelques pas de la maison de Mozart s’étendent les somptueux jardins du château de Mirabell, l’un des espaces verts baroques les plus célèbres d’Europe. Flâner dans ce parc gratuit permet d’admirer des parterres de fleurs géométriques impeccables, des statues mythologiques et la célèbre fontaine de Pégase. C’est un lieu doublement magique : il offre une vue en perspective légendaire sur la cathédrale et la forteresse en arrière-plan, et il a servi de décor à la mythique chanson « Do-Ré-Mi » dans le film La Mélodie du bonheur. La rive droite est dominée par le Kapuzinerberg, une colline boisée qui fait face au Mönchsberg et à la forteresse. En grimpant ses sentiers pavés ou ses escaliers depuis la Linzer Gasse, vous accédez à un havre de nature sauvage en plein cœur urbain, couronné par un monastère de Capucins. C’est l’endroit idéal pour les photographes : les différents bastions le long de la montée offrent les plus beaux panoramas de Salzbourg au coucher du soleil, embrassant d’un seul coup d’œil la rivière Salzach, les toits baroques et la citadelle.

Sankt Gilgen s’épanouit sur les rives du Wolfgangsee, l’un des lacs  les plus purs d’Autriche. En été, les eaux cristallines, qui peuvent atteindre une température de 24°C, invitent à la baignade. La station sert de point de départ idéal pour les navettes de la compagnie de navigation du Wolfgangsee, des bateaux traditionnels ou à aubes qui permettent de relier les villages voisins de St. Wolfgang et Strobl tout en admirant les reflets des montagnes. Dominant directement le village, le Zwölferhorn est le paradis des randonneurs. Pour y accéder sans effort, il suffit d’embarquer à bord du téléphérique Zwölferhorn Seilbahn. En onze minutes, vous êtes propulsé à près de 1 500 mètres d’altitude. Le sommet dévoile un panorama à 360 degrés, englobant sept lacs de la région et les sommets enneigés du massif du Dachstein, à explorer le long d’un sentier de randonnée panoramique accessible à tous.

Bad Ischl est indissociable de l’histoire impériale autrichienne, ayant servi pendant des décennies de résidence d’été officielle à l’empereur François-Joseph Ier et à l’impératrice Sissi. Le monument phare de la ville est la Kaiservilla (la villa impériale), offerte au couple pour leur mariage et préservée dans son état d’origine. C’est au cœur de ce domaine, entouré d’un magnifique parc anglais, que l’empereur signa en 1414 la déclaration de guerre qui déclencha la Première Guerre mondiale, conférant au lieu une importance historique majeure. Réputée pour les vertus curatives de ses sources d’eau salée et de sa saumure, la ville est devenue dès le XIXe siècle la station thermale la plus élégante d’Europe centrale. Aujourd’hui, visiter Bad Ischl permet de combiner la découverte culturelle avec la détente absolue aux EurothermenResort, un complexe thermal moderne alimenté par ces eaux minérales historiques. 

Hallstatt est mondialement célèbre pour son paysage spectaculaire, souvent décrit comme l’un des plus beaux villages de montagne au monde. Serrées sur une étroite bande de terre entre les parois abruptes du massif du Dachstein et les eaux sombres du lac de Hallstatt, ses maisons en bois du XVIe siècle semblent flotter sur l’eau. Se promener sur sa place du marché centrale (Marktplatz) et admirer l’église évangélique dont le clocher élancé se reflète dans le lac offre un spectacle visuel saisissant qui a inspiré d’innombrables artistes et photographes. Juste au-dessus du village, à l’arrivée du funiculaire des mines, se dresse la plateforme d’observation Hallstatt Skywalk « Welterbeblick ». Suspendue à 360 mètres au-dessus des toits du village, cette structure métallique en forme de pointe s’avance dans le vide. Elle offre un panorama à couper le souffle sur l’ensemble du lac de Hallstatt, le village en contrebas et les sommets alpins environnants.

Le mémorial de Mauthausen, établi sur le site du plus grand camp de concentration d’Autriche, est un lieu d’une importance historique capitale pour comprendre les mécanismes de la dictature nazie. Classé en « catégorie III », il présentait les conditions de détention les plus dures du système concentrationnaire, visant l’« extermination par le travail » des opposants politiques et des persécutés. Visiter ce site permet de se confronter directement à la réalité matérielle de cette machine de destruction, à travers la préservation des baraquements, des clôtures fortifiées et de la sinistre chambre à gaz. La visite du camp est indissociable de la découverte de la carrière de granit du Wiener Graben, l’emplacement même qui a motivé le choix du site par les SS en 1938. Les détenus y étaient soumis à des travaux forcés d’une violence extrême, devant transporter de lourds blocs de pierre à bout de bras. Le symbole le plus poignant de cette torture est l’Escalier de la mort et ses 186 marches irrégulières, que les prisonniers devaient gravir sous les coups des gardiens, illustrant de manière glaçante la déshumanisation et la cruauté du régime.